Les forces yéménites chassent Al-Qaïda de sa place forte après d'âpres combats

Le STC s'est associé à plusieurs groupes rivaux pour combattre Al-Qaïda. (Reuters)
Le STC s'est associé à plusieurs groupes rivaux pour combattre Al-Qaïda. (Reuters)
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

Les forces yéménites chassent Al-Qaïda de sa place forte après d'âpres combats

Le STC s'est associé à plusieurs groupes rivaux pour combattre Al-Qaïda. (Reuters)
  • Les forces du Conseil de transition du Sud ont conquis la vallée d'Omaran dans la province d'Abyan
  • Elles se préparent désormais à attaquer les dernières caches d'Al-Qaïda autour de la ville d'Al-Mahfad

AL-MOUKALLA: Les forces yéménites affirment avoir chassé Al-Qaïda d'une importante place forte dans le sud du pays, après de violents combats au cours desquels 32 soldats et au moins 24 combattants ennemis ont été tués.

Mohammed al-Naqib, porte-parole du Conseil de transition du Sud (STC), mouvement pro-indépendance qui commande les opérations militaires, a déclaré à Arab News que la troisième phase d'une offensive appelée «Eastern Arrows» s'était terminée après que ses forces ont conquis la vallée d'Omaran dans la province d'Abyan.

Il a précisé que 32 soldats avaient été tués et 42 avaient été blessés lors de contre-attaques d'Al-Qaïda, ainsi qu’en raison des pièges et des bombes posées en bordure de route.

Les combattants adverses ont perdu 24 membres, morts au combat ou dans le bombardement des hauts plateaux rocheux d'Abyan.

Al-Naqib a affirmé que les forces du STC avaient récupéré des mines terrestres et des engins explosifs artisanaux dans les places fortes prises à Al-Qaïda, et qu’elles se préparaient maintenant à attaquer les dernières caches du groupe autour de la ville d'Al-Mahfad.

«Al-Qaïda a subi d’importantes pertes, et notamment l'un de ses principaux bastions à Omaran», a indiqué Al-Naqib. «Nos effectifs et notre préparation nous permettent de nettoyer toutes les provinces du sud. Cela fait huit ans que nous avons commencé à lutter contre le terrorisme. Nos forces ont acquis de l’expérience dans la lutte contre Al-Qaïda.»

L'armée et les services de sécurité yéménites ont lancé leur offensive au début du mois pour chasser Al-Qaïda d'Abyan et de la province voisine de Shabwa, d'où les combattants se sont entraînés et ont planifié des attaques contre des villes yéménites.

Al-Qaïda a également gardé des armes et des otages dans des cavernes à Omaran et dans les vallées adjacentes qui relient ces provinces à une troisième, Al-Bayda, selon des sources militaires yéménites.

Le groupe a déjà été chassé d'Al-Moussinah à Shabwa et d'Al-Wadhae, de la région rocheuse de Khaber al-Marakesha, de Lawder et de Moudia.

Al-Naqib a affirmé que certains combattants d'Al-Qaïda avaient fui vers Wadi Hadramout tandis que d'autres avaient trouvé refuge à Al-Bayda, contrôlée par les Houthis, et à Markha dans la province de Shabwa.

Les luttes intestines entre diverses factions militaires faisant face aux Houthis ont permis au groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (Aqpa), la branche la plus meurtrière de ce groupe, de se déployer dans tout le sud du Yémen depuis sept ans.

Le STC s'est associé à plusieurs groupes rivaux pour lutter contre cette menace après avoir convenu d'un cessez-le-feu il y a deux ans.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.