Darmanin lance la procédure de fermeture d'une mosquée «radicale» dans le Bas-Rhin

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin après une réunion des ministres à l'Elysée, à Paris, le 7 septembre 2022. (Photo, AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin après une réunion des ministres à l'Elysée, à Paris, le 7 septembre 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 28 septembre 2022

Darmanin lance la procédure de fermeture d'une mosquée «radicale» dans le Bas-Rhin

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin après une réunion des ministres à l'Elysée, à Paris, le 7 septembre 2022. (Photo, AFP)
  • Gérald Darmanin a lancé mercredi la procédure de fermeture administrative d'une mosquée à Obernai (Bas-Rhin), accusée de faciliter «la diffusion d’une idéologie radicale»
  • La procédure, formellement engagée par la préfète du Bas-Rhin, prévoit une phase contradictoire de dix jours pendant laquelle l'association gestionnaire de la mosquée peut faire valoir ses observations

PARIS: Gérald Darmanin a lancé mercredi la procédure de fermeture administrative d'une mosquée à Obernai (Bas-Rhin), accusée de faciliter "la diffusion d’une idéologie radicale", a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur. 

L'imam de la mosquée, arrivé en 2017, est "connu pour se livrer à un prosélytisme radical dans le Bas-Rhin depuis une douzaine d’années", a assuré la place Beauvau, confirmant une information du Figaro. 

Il manifeste "une hostilité évidente envers la société française, multiplie les propos provocateurs et hostiles aux valeurs républicaines et encourage les fidèles dans cette vision radicale", ajoute le ministère de l'Intérieur. 

La procédure, formellement engagée par la préfète du Bas-Rhin, prévoit une phase contradictoire de dix jours pendant laquelle l'association gestionnaire de la mosquée peut faire valoir ses observations, avant une éventuelle fermeture, dont la durée ne peut excéder six mois. 

L’association gestionnaire de ce lieu de culte est par ailleurs accusée de "cautionner" les "propos" et les "agissements" de cet imam, "qui n'ont jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation ou modération" de sa part. 

"Ces deux dernières années, 23 lieux de cultes séparatistes ont été fermés", a tweeté Gérald Darmanin. 

Selon le ministère de l'Intérieur, la France compte 2 623 mosquées et salles de prières. 

Sur ce total, une centaine, soupçonnées de séparatisme, ont été mises sous surveillance, ce qui a permis le lever les doutes pour une trentaine d'entre elles. 

Le reste, qui représente une cinquantaine de lieux de culte musulman, reste sous la surveillance du ministère. 


La baguette, patrimoine de l'humanité: la «fierté» d'une profession

 La baguette française a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO le 30 novembre 2022, l'agence onusienne ayant accordé le "statut de patrimoine culturel immatériel" à la tradition de fabrication de la baguette et au mode de vie qui les entoure. (AFP).
La baguette française a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO le 30 novembre 2022, l'agence onusienne ayant accordé le "statut de patrimoine culturel immatériel" à la tradition de fabrication de la baguette et au mode de vie qui les entoure. (AFP).
Short Url
  • La baguette séduit les étrangers venus apprendre l'art de la boulangerie en France
  • L'inscription par l'Unesco de la baguette tradition au patrimoine immatériel de l'humanité «met en valeur l'artisanat et pas l'industrie»

PARIS : "C'est une immense fierté, cela donne du sens à notre travail", s'est réjoui auprès de l'AFP le boulanger Frédéric Comyn à l'annonce mercredi de l'inscription de la baguette tradition au patrimoine de l'humanité.

Sa boulangerie du 15ème arrondissement de la capitale a remporté en 2022 le premier prix de "la meilleure baguette de la ville de Paris". Depuis, prérogative du lauréat, il livre quotidiennement l'Elysée.

Pour lui, l'inscription par l'Unesco de la baguette tradition au patrimoine immatériel de l'humanité "met en valeur l'artisanat et pas l'industrie". "C'est un grand pas vers le bon et le très bon", ajoute-t-il.

Dans l'atelier de sa boulangerie en plein cœur de Montmartre, Priscilla Hayertz façonne avec vigueur la pâte de ses baguettes avant de les enfourner. "Il n'y a pas de recette exacte, c'est au toucher que l'on peut savoir s'il faut plus ou moins serrer la pâte", commente-t-elle.

Entre la boulangère et son pain, l'alchimie est totale, même si certains phénomènes restent nimbés de mystère. "C'est une matière vivante qui réagit différemment en fonction de son environnement, on a beau avoir les mêmes ingrédients et la même recette, le goût diffère selon chaque fournil", explique-t-elle tout en "dégazant" ses pâtons.

Un savoir-faire qui s'acquiert "avec du temps et de la patience" et qui doit s'adapter aux conditions météorologiques changeantes car il faut "davantage cuire les pains quand le temps est humide" et "réduire les levures" et "travailler plus vite" en cas de grosse chaleur.

Dans cette zone très touristique, ses clients vont "de l'habitant du quartier qui achète sa baguette du midi et sa baguette du soir" au "touriste qui a des étoiles dans les yeux" en entrant dans la boutique et qui "se prend en photo avec sa baguette".


Le tribunal administratif valide la limitation de vitesse à 30 km/h à Paris

Le tribunal administratif de Paris a validé mercredi la décision de la mairie de la capitale et du préfet de police d'abaisser la vitesse maximale de circulation des automobiles de 50 à 30 km/h sur l’ensemble des voies. (AFP)
Le tribunal administratif de Paris a validé mercredi la décision de la mairie de la capitale et du préfet de police d'abaisser la vitesse maximale de circulation des automobiles de 50 à 30 km/h sur l’ensemble des voies. (AFP)
Short Url
  • Selon un communiqué du tribunal, les autorités de police "n'ont pas commis d'erreur d'appréciation" en décidant l'abaissement de la vitesse maximale à 30 km/h
  • Cette décision mise aussi sur la réduction des accidents graves et mortels pour les piétons

PARIS: Le tribunal administratif de Paris a validé mercredi la décision de la mairie de la capitale et du préfet de police d'abaisser la vitesse maximale de circulation des automobiles de 50 à 30 km/h sur l’ensemble des voies.

Selon un communiqué du tribunal, les autorités de police "n'ont pas commis d'erreur d'appréciation" en décidant l'abaissement de la vitesse maximale à 30 km/h compte-tenu "de la marge d'appréciation dont disposent ces autorités et des bénéfices attendus de cette mesure", notamment sur la réduction des accidents graves et mortels pour les piétons.


Démantèlement d'un réseau de fraude informatique ayant fait 4 000 victimes en France

Le démantèlement de ce réseau est le fruit de la jonction de deux enquêtes de la section cyber du parquet de Paris. (AFP).
Le démantèlement de ce réseau est le fruit de la jonction de deux enquêtes de la section cyber du parquet de Paris. (AFP).
Short Url
  • «Au départ, votre ordinateur reçoit un mail frauduleux, qui fait apparaître une fenêtre (pop-up) qui vous dit que votre ordinateur est bloqué. Pour le débloquer, il faut appeler une société soi-disant agréée par Microsoft, dont le numéro apparaît»
  • «Si on appelle ce numéro, on tombe sur un service qui vous ferme le pop-up, prend la main sur votre ordinateur et vous fait payer sa fausse réparation de quelques centaines à 1 800 euros»

MONTPELLIER : Les autorités françaises ont démantelé un réseau de fraude à la "fausse réparation informatique" ayant fait plusieurs milliers de victimes pour un préjudice estimé à 1,2 million d'euros, a-t-on appris mardi auprès d'une responsable de la police et de source judiciaire.

"Au départ, votre ordinateur reçoit un mail frauduleux, qui fait apparaître une fenêtre (pop-up) qui vous dit que votre ordinateur est bloqué. Pour le débloquer, il faut appeler une société soi-disant agréée par Microsoft, dont le numéro apparaît", a expliqué la cheffe de la Division de lutte contre la criminalité financière de la Direction territoriale de la Police judiciaire (DTPJ) de Montpellier, Caroline Belda.

"Si on appelle ce numéro, on tombe sur un service qui vous ferme le pop-up, prend la main sur votre ordinateur et vous fait payer sa fausse réparation de quelques centaines à 1 800 euros", a-t-elle détaillé.

Le démantèlement de ce réseau est le fruit de la jonction de deux enquêtes de la section cyber du parquet de Paris. La première avait été ouverte en octobre 2020 à la suite d'une dénonciation pour cybermalveillance pour des faits à Montpellier et la deuxième en novembre 2020 après 148 plaintes de particuliers.

Selon les investigations, les mêmes équipes géraient deux sociétés basées à Montpellier (Hérault) et à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges). Le centre d'appel était en Tunisie, selon la source judiciaire.

Sept personnes ont été interpellées à Perpignan (Pyrénées-Orientales), au Puy-en-Velay (Haute-Loire), à Istres et Martigues (Bouches-du-Rhône) et en région parisienne, a indiqué Mme Belda.

Six d'entre elles ont été mises en examen le 24 novembre pour "escroquerie, tentative d'escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs, infractions liées au STAD (système de traitement automatisé des données) et blanchiment d'escroquerie en bande organisée", selon la source judiciaire. Trois ont été placées en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire.

Selon le parquet de Paris, le préjudice est évalué à 1,2 million d'euros pour 4 000 victimes recensées.

Sur 2 200 victimes potentielles contactées par la PJ de Montpellier, 884 ont répondu par l'affirmative et 534 ont déposé plainte, a précisé de son côté Caroline Belda, en conseillant de s'informer sur la plateforme officielle www.cybermalveillance.gouv.fr.

Le parquet de Paris souligne aussi que certaines victimes de la première fausse réparation informatique disent avoir reçu un message affirmant que la justice avait condamné la société et leur demandant d'envoyer un relevé d'identité bancaire (RIB) pour obtenir réparation. Certaines personnes, notamment âgées, se sont fait piéger une deuxième fois.