L’Arabie saoudite participe à une conférence culturelle de l’Unesco

Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, dirige la délégation du Royaume à la conférence Mondiacult 2022. (SPA)
Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, dirige la délégation du Royaume à la conférence Mondiacult 2022. (SPA)
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Publié le Vendredi 30 septembre 2022

L’Arabie saoudite participe à une conférence culturelle de l’Unesco

  • Des représentants de quelque cent soixante États membres de l’Unesco participent à la conférence de trois jours, qui vise à réaffirmer l’engagement mondial face aux défis contemporains auxquels sont confrontées les sociétés multiculturelles
  • L’un des objectifs de la rencontre est de trouver des moyens de garantir que les artistes aient accès aux technologies pour partager leur travail

MEXIQUE: L’inégalité d’accès aux nouvelles technologies, le trafic et les menaces qui pèsent sur le patrimoine culturel faisaient partie des questions à l’ordre du jour des ministres internationaux de la Culture, réunis mercredi à Mexico pour la Conférence mondiale sur les politiques culturelles et le développement durable (Mondiacult).

Des représentants de quelque cent soixante États membres de l’Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) participent à la conférence de trois jours, qui vise à réaffirmer l’engagement mondial face aux défis contemporains auxquels sont confrontées les sociétés multiculturelles et à formuler une vision prospective des politiques culturelles.

Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, dirige la délégation du Royaume à la conférence Mondiacult 2022.

Représentant l’Arabie saoudite, le ministre saoudien dirige également les consultations pour la région arabe.

Les consultations se sont concentrées sur quatre objectifs principaux: cerner les tendances nationales et régionales des politiques culturelles dans les pays, identifier et analyser les défis et les possibilités concernant les politiques culturelles dans toute la région, soutenir l’inscription de la culture dans l’agenda des tendances régionales et mettre en lumière les priorités qui peuvent contribuer au communiqué final de Mondiacult 2022.

Les objectifs de la déclaration finale qui sera adoptée aujourd’hui incluent la garantie des droits des artistes et la régulation des plates-formes de distribution, affirme la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay.

Un autre objectif est d’inclure la culture dans les discussions internationales sur le changement climatique, notamment au moyen des systèmes de connaissances traditionnels et autochtones.

«Le réchauffement climatique menace très directement notre patrimoine culturel», ajoute-t-elle.

La pandémie de Covid-19 a montré que la culture était vitale pour la santé publique, selon le coordinateur de la conférence, Pablo Raphael.
«Personne n’aurait pu survivre au confinement et au stress... sans les livres, la musique et le cinéma», soutient-il.

La crise sanitaire a également révélé au grand jour les inégalités technologiques entre les différentes communautés, précise la ministre mexicaine de la Culture, Alejandra Frausto.
L’un des objectifs de la rencontre est de trouver des moyens de garantir que les artistes aient accès aux technologies pour partager leur travail.

Le communiqué final devrait inclure un appel à reconnaître la culture comme un «bien public mondial» dont tous les citoyens du monde pourraient tirer profit.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.