Libye: 42 corps découverts dans un charnier à Syrte

Le groupe EI avait fait de la ville de Syrte son fief en 2015-2016, profitant de l'absence de l'Etat. (AFP).
Le groupe EI avait fait de la ville de Syrte son fief en 2015-2016, profitant de l'absence de l'Etat. (AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 02 octobre 2022

Libye: 42 corps découverts dans un charnier à Syrte

  • A la suite d'informations faisant état de «l'existence d'un charnier» à Syrte sur l'ancien site d'une école, les équipes de cet organisme ont découvert et exhumé «42 corps non identifiés»
  • «Des échantillons ont été prélevés sur les ossements pour effectuer des analyses ADN, en coordination avec le bureau de la médecine légale», selon la même source

TRIPOLI : Quarante-deux corps non identifiés ont été découverts dans un charnier à Syrte, un ex-bastion de l'organisation Etat islamique (EI) en Libye, à environ 450 km à l'est de Tripoli, a annoncé dimanche l'autorité libyenne en charge des disparus.

A la suite d'informations faisant état de "l'existence d'un charnier" à Syrte sur l'ancien site d'une école, les équipes de cet organisme ont découvert et exhumé "42 corps non identifiés".

"Des échantillons ont été prélevés sur les ossements pour effectuer des analyses ADN, en coordination avec le bureau de la médecine légale", selon la même source.

Le groupe EI avait fait de la ville de Syrte son fief en 2015-2016, profitant de l'absence de l'Etat.

Les jihadistes de l'organisation radicale avaient défendu la ville avec acharnement pendant des mois, en utilisant des tactiques de guérilla urbaine, avant d'être défaits par les forces pro-gouvernementales fin 2016.

Ces affrontements avaient laissé la ville en ruine. L'essentiel des jihadistes se sont depuis repliés vers le désert du Sahara.

En octobre 2017, les cadavres de 21 chrétiens coptes assassinés par le groupe en 2015 avaient été trouvés dans une fosse commune près de Syrte.

En octobre 2018, une fosse commune contenant 110 cadavres de combattants du groupe EI avait été trouvée dans cette ville, située sur les rives de la Méditerranée. En décembre de la même année, les autorités avaient annoncé la découverte des dépouilles de 34 Ethiopiens qui y avaient exécutés par l'EI en 2015.

Plus récemment, deux charniers de respectivement sept et huit corps ont été découverts dans la cour d'un hôpital à Syrte fin août.

La Libye a sombré dans le chaos après le soulèvement ayant entraîné la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, avec des pouvoirs rivaux, une myriade de milices armées et des mercenaires étrangers disséminés dans le pays, sur fond d'ingérences étrangères.

Des charniers ont aussi été découverts à Tarhouna (ouest), avec plus de 250 dépouilles retrouvées depuis l'été 2020, des exactions qualifiées de "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" par une mission d'enquête d'experts de l'ONU.

La localité de Tarhouna avait été victime des dérives d'une milice locale aux allégeances mouvantes, sans lien avec le terrorisme, selon les éléments rassemblés jusqu'à présent.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Short Url
  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Short Url
  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

Short Url
  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.