L'Arabie saoudite maintient la croissance de son économie non pétrolière, selon le cabinet S&P

Bien que le taux de croissance soit inférieur à celui du mois d'août, qui était de 57,7, l'Arabie saoudite a réussi à maintenir sa croissance pour le vingt-cinquième mois consécutif. (Shutterstock)
Bien que le taux de croissance soit inférieur à celui du mois d'août, qui était de 57,7, l'Arabie saoudite a réussi à maintenir sa croissance pour le vingt-cinquième mois consécutif. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 05 octobre 2022

L'Arabie saoudite maintient la croissance de son économie non pétrolière, selon le cabinet S&P

  • D’après S&P Global, de nouveaux emplois ont été créés en septembre à un rythme légèrement plus lent qu’en août
  • Le Royaume a enregistré une hausse de l'activité d'achat, de la production et des exigences de la demande qui en découlent

RIYAD: Les dernières données fournies par S&P Global (entreprise américaine spécialisée dans l'information et l'analyse financière, NDLR) font état d'une expansion soutenue de l'économie non pétrolière de l'Arabie saoudite, accompagnée d'une hausse de la production et des nouvelles commandes. Cela a porté l'indice des directeurs d'achat du Royaume à 56,6 au mois de septembre.
Bien que cet indice ait baissé par rapport à celui du mois d'août (qui était de 57,7), l'Arabie saoudite est parvenue à maintenir sa croissance pour le vingt-cinquième mois consécutif; le Royaume poursuit en effet son ascension vers une plus grande diversification de l’économie, conformément à la Vision 2030.
Selon S&P Global, les valeurs supérieures à 50 signalent une croissance, et celles qui sont inférieures à ce chiffre signalent une contraction.
D’après ce cabinet, de nouveaux emplois ont été créés à un rythme légèrement plus lent. Les dépenses liées à la production ont quant à elles augmenté de façon négligeable et les charges financières sont restées stables dans l'ensemble.
David Owen, économiste chez S&P Global Market Intelligence, explique: «Même si l'économie du secteur privé non pétrolier de l'Arabie saoudite a reculé par rapport au mois d'août, elle a maintenu un rythme de croissance impressionnant au mois de septembre, surtout si l'on tient compte des difficultés de plus en plus importantes que connaît l'économie mondiale.»
Il précise que «la production et les entrées de commandes ont affiché l’une et l’autre des taux de croissance supérieurs aux taux moyens des vingt-cinq derniers mois. Grâce à la confiance accordée à la qualité des biens et des services fournis, les entreprises prévoient de transformer en contrats fermes une grande partie des nouvelles affaires qui s'annoncent extrêmement prometteuses».
Le Royaume a enregistré une hausse de l'activité d'achat, de la production et des exigences de la demande qui en découlent.
La croissance du secteur non pétrolier s'est poursuivie en septembre, et les stocks ont dû répondre à la hausse de la demande en dépit d'une légère baisse par rapport au niveau record atteint au mois d’août.
Les données fournies par S&P font état d'une augmentation des recrutements de personnel en raison de la hausse continue de l'activité industrielle. Toutefois, les arriérés de travail, en baisse pour le quatrième mois consécutif, ont mis un frein à la croissance des effectifs.
Par ailleurs, l'inflation des coûts d'achat a fait grimper les dépenses opérationnelles des entreprises en raison de la récente hausse des prix mondiaux des matières premières et des produits pétroliers.
Alors que les frais de personnel ont augmenté à un rythme plus lent que celui qui a été observé en juin, l'inflation des prix des intrants reste solide pour un mois supplémentaire. L'inflation des prix à la production est restée stable en septembre.
«Les coûts augmentent à un rythme relativement moyen et les entreprises non pétrolières souhaitent maintenir leurs politiques de prix compétitives. Par conséquent, il semble que les pressions de l'inflation soient actuellement contenues. En effet, la dernière enquête en date révèle une hausse des prix à la production à un taux qui correspond largement à la tendance observée en septembre», ajoute M. Owen.
On s'attend à ce que, l’année prochaine, les entreprises restent optimistes au sujet de la croissance de la production en dépit de la baisse de l'indice de confiance depuis le mois de mai.
Cet optimisme se fonde sur des ventes soutenues, mais aussi sur un portefeuille solide de réseaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.