Le FMI pas favorable aux baisses d'impôts face à l'inflation

Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte l'ensemble des États de se montrer prudents dans la mise en place de politiques de soutien, afin de maintenir un niveau de dépense soutenable, l'objectif premier devant être d'assurer l'accès à une alimentation abordable et limiter les effets de l'inflation sur les revenus les plus faibles. (Photo, AFP)
Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte l'ensemble des États de se montrer prudents dans la mise en place de politiques de soutien, afin de maintenir un niveau de dépense soutenable, l'objectif premier devant être d'assurer l'accès à une alimentation abordable et limiter les effets de l'inflation sur les revenus les plus faibles. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 octobre 2022

Le FMI pas favorable aux baisses d'impôts face à l'inflation

Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte l'ensemble des États de se montrer prudents dans la mise en place de politiques de soutien, afin de maintenir un niveau de dépense soutenable, l'objectif premier devant être d'assurer l'accès à une alimentation abordable et limiter les effets de l'inflation sur les revenus les plus faibles. (Photo, AFP)
  • «L'ensemble des États se retrouvent face à un dilemme de plus en plus urgent et douloureux», a reconnu le directeur du département des affaires budgétaires du Fonds Vitor Gaspar
  • Dans un contexte de chocs multiples depuis le début de l'année, les pays qui ont déjà augmenté leurs dépenses pour faire face à la pandémie n'ont plus nécessairement les marges budgétaires suffisantes pour affronter l'inflation et les hausses des prix

WASHINGTON: La hausse des prix alimentaires et de l'énergie représente un risque social pour les États, mais tenter d'en maîtriser l'impact grâce à des baisses d'impôts, des subventions ou le contrôle des prix pourrait s'avérer trop lourd pour les finances publiques, a alerté mercredi le FMI. 

C'est tout du moins la conclusion du rapport sur les politiques budgétaires, le Fiscal Monitor, publié par le Fonds monétaire international (FMI), alors que l'inflation et les conséquences de la guerre en Ukraine pèsent lourd sur le budget des ménages, en particulier les plus fragiles. 

"L'ensemble des États se retrouvent face à un dilemme de plus en plus urgent et douloureux", a reconnu le directeur du département des affaires budgétaires du Fonds Vitor Gaspar. 

"Dans un contexte de crise du coût de la vie, il est essentiel de protéger les plus vulnérables, qu'il s'agisse des foyers disposant des plus faibles revenus, mais aussi des États les plus pauvres", a-t-il ajouté. 

Dans un contexte de chocs multiples depuis le début de l'année, les pays qui ont déjà augmenté leurs dépenses pour faire face à la pandémie n'ont plus nécessairement les marges budgétaires suffisantes pour affronter l'inflation et les hausses des prix. 

Selon le rapport, il importe pour l'ensemble des États de se montrer prudents dans la mise en place de politiques de soutien, afin de maintenir un niveau de dépense soutenable, l'objectif premier devant être d'assurer l'accès à une alimentation abordable et limiter les effets de l'inflation sur les revenus les plus faibles. 

"Nous recommandons aux États de se montrer plus généreux dans leurs dispositifs d'aides face aux prix de l'alimentation, c'est une question de subsistance de base. Concernant l'énergie, il convient d'avoir une approche plus ciblée", a déclaré lors d'une conférence de presse le directeur adjoint du département, Paulo Mauro. 

En revanche, tenter de répondre à ces problématiques avec la mise en place d'un contrôle des prix, des subventions ou des baisses d'impôts "sera très coûteux budgétairement parlant et, au final, peu efficace", met en garde le FMI. 

Les États peuvent cependant décider de passer par une augmentation de certaines de leurs ressources et maintenir à un niveau acceptable leurs autres dépenses, estime le Fonds. 

"Nous pensons qu'il est important d'avoir un système fiscal qui soit juste et avec une large base, cela doit inclure une imposition des revenus locatifs et des profits excessifs, mais aussi une fiscalité plus progressive", a insisté M. Gaspar. 

Compte tenu de leurs faibles ressources, les pays les plus pauvres ne pourront néanmoins pas se passer d'une aide humanitaire et de financements d'urgence. 

"Nous avons mis en place un guichet spécial de financement rapide face aux besoins alimentaires, ainsi que d'autres mesures pour limiter la crise alimentaire. Des États comme la Tanzanie ou la Géorgie en ont bénéficié", a détaillé Vitor Gaspar. 

"Plus largement", a-t-il ajouté, "nous appelons les pays les plus riches à accorder leurs droits de tirage spéciaux (DTS, un avoir sur les réserves internationales, NDLR) au bénéfice des pays pauvres" afin de leur permettre de disposer d'un accès plus important aux aides du FMI. 


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.