Iran: Le comité de soutien de Fariba Adelkhah exprime sa «solidarité» à une chercheuse arrêtée

Des collègues de l'universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah protestent contre son arrestation, à Paris (Photo, AFP).
Des collègues de l'universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah protestent contre son arrestation, à Paris (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 13 octobre 2022

Iran: Le comité de soutien de Fariba Adelkhah exprime sa «solidarité» à une chercheuse arrêtée

  • La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah purge une peine de cinq ans d'emprisonnement en Iran
  • La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a indiqué mardi que cinq Français étaient retenus en Iran

PARIS: Le comité de soutien à la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui purge une peine de cinq ans d'emprisonnement en Iran, a exprimé mercredi sa "solidarité" avec une autre chercheuse iranienne arrêtée en septembre, dans ce pays, Morvarid Ayaz.

L'Ecole pratique des hautes études (EPHE) avait appelé vendredi dans un communiqué à la libération de Morvarid Ayaz, "sociologue et docteure associée au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL, EPHE/PSL-CNRS, Paris)", arrêtée selon elle le 21 septembre à Racht (nord-ouest).

Dans un communiqué mercredi, le comité de soutien à Fariba Adelkhah "exprime toute sa solidarité avec Morvarid Ayaz, docteure associée à l'EPHE, qui semble avoir été arrêtée à Racht, et avec nos collègues iraniens et leurs étudiants qui sont frappés par une répression brutale dans nombre d'universités du pays".

La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna a indiqué mardi que cinq Français étaient retenus en Iran.

Il s'agit de Fariba Adelkhah, Benjamin Brière, arrêté en mai 2020 et condamné en janvier à huit ans et huit mois d'emprisonnement pour espionnage, et de deux syndicalistes, Cécile Kohler et Jacques Paris, arrêtés en mai 2022. S'y ajoute un "Français de passage à Téhéran", selon le ministère, qui n'a pas révélé son identité.

L'Iran avait annoncé fin septembre l'arrestation de neuf étrangers, dont un Français, dans la vague de contestation qui secoue actuellement le pays depuis la mort de Mahsa Amini le 16 septembre.

Dans un communiqué distinct vendredi, l'EPHE précisait que selon son mari, Morvarid Ayaz avait été convoquée au commissariat "pour +donner certaines explications+", sans autre indication, puis transférée quelques jours plus tard à Téhéran.

"Mais aujourd'hui, personne ne sait où elle se trouve exactement", soulignait son époux, Arash Naimian, cité dans le communiqué. "Malgré les demandes répétées de son avocat, la caution pour sa libération conditionnelle a été refusée", ajoutait l'EPHE. Morvarid Ayaz vit en Iran depuis 2017, selon l'établissement.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.