Crise en Irak: séance cruciale du Parlement pour élire un président

Un manifestant lève une pancarte portant un slogan en arabe qui se lit "élections anticipées" lors d'une manifestation antigouvernementale appelant à la dissolution du parlement irakien près de la zone verte de la capitale Bagdad, le 9 septembre 2022. Depuis les élections d'octobre dernier année, la politique irakienne a été paralysée en raison d'un désaccord entre les factions chiites sur la formation d'une coalition, laissant le pays sans nouveau gouvernement, Premier ministre ou président. (AFP).
Un manifestant lève une pancarte portant un slogan en arabe qui se lit "élections anticipées" lors d'une manifestation antigouvernementale appelant à la dissolution du parlement irakien près de la zone verte de la capitale Bagdad, le 9 septembre 2022. Depuis les élections d'octobre dernier année, la politique irakienne a été paralysée en raison d'un désaccord entre les factions chiites sur la formation d'une coalition, laissant le pays sans nouveau gouvernement, Premier ministre ou président. (AFP).
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Publié le Jeudi 13 octobre 2022

Crise en Irak: séance cruciale du Parlement pour élire un président

  • A trois reprises cette année, le Parlement a tenté sans succès d'organiser l'élection du président
  • La présidence de la République, fonction hautement honorifique traditionnellement réservée à un Kurde, cristallise les tensions entre les deux grands partis historiques de l'importante minorité kurde

BAGDAD: Le Parlement irakien se réunit jeudi pour tenter d'élire un nouveau président de la République et ainsi ouvrir la voie à la formation d'un gouvernement, afin de sortir le pays d'une profonde impasse politique après une année émaillée de violences et de tensions.

L'incertitude la plus totale plane encore sur cette séance parlementaire prévue à 11H00 (08H00 GMT) dans la Zone verte, quartier de Bagdad bouclé par les forces de sécurité et abritant ambassades et institutions gouvernementales.

Car depuis les législatives du 10 octobre 2021, les barons de la politique n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un nouveau président, ni à désigner un Premier ministre. Dans un Irak multiconfessionnel et multiethnique, la polarisation n'a fait que s'aggraver.

En filigrane transparaissent les luttes d'influences entre les deux grands pôles chiites dominant le pouvoir: d'un côté les factions pro-Iran du Cadre de coordination, de l'autre l'imprévisible et tempétueux chef religieux Moqtada Sadr.

Mais la présidence de la République, fonction hautement honorifique traditionnellement réservée à un Kurde, cristallise les tensions entre les deux grands partis historiques de l'importante minorité kurde.

Le poste revient généralement à l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), tandis que le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) garde la haute main sur les affaires du Kurdistan autonome. Mais désormais le PDK exige la présidence à Bagdad.

A trois reprises cette année, le Parlement a tenté sans succès d'organiser l'élection du président, ne parvenant pas à atteindre le quorum des deux-tiers requis pour le vote (220 députés sur 329).

« Tout peut changer »

Parmi la trentaine de candidats, trois profils se démarquent.

Le président sortant Barham Saleh, candidat officiel de l'UPK, l'ancien ministre Abdel Latif Rachid -- un ancien de l'UPK qui s'est présenté de son propre chef -- et Rebar Ahmed, ministre de l'Intérieur de la région du Kurdistan et candidat du PDK.

Une fois élu, le président pourra désigner un Premier ministre -- choisi par la plus grande coalition au Parlement -- qui entamera ensuite des tractations ardues pour former un gouvernement.

"Il n'est pas encore clair si les partis kurdes sont parvenus à un accord sur un président", souligne Hamzeh Hadad, chercheur invité au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR).

Pour le poste de Premier ministre, "le favori est Mohamed Chia al-Soudani", indique le politologue, en référence à l'ancien ministre et ex-gouverneur de province âgé de 52 ans, choisi par le Cadre de coordination.

"Mais en politique irakienne tout peut changer jusqu'à la dernière minute".

En Irak, depuis l'invasion américaine qui renversa en 2003 Saddam Hussein, la communauté chiite, majoritaire, domine le pouvoir et ses partis donnent le là à la vie politique.

Cet été, la candidature de Mohamed Chia al-Soudani avait mis le feu aux poudres et provoqué des tensions entre le Cadre de coordination et le Courant sadriste -- les partisans de Sadr allant jusqu'à occuper les environs du Parlement pendant un mois.

Mais le Cadre de coordination, qui regroupe notamment les ex-paramilitaires du Hachd al-Chaabi et l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki, rival historique de M. Sadr-- n'a jamais fait marche arrière.

Coûte que coûte, cette coalition veut former un gouvernement -- elle représente aujourd'hui la première force au sein du Parlement, après le retrait inattendu des 73 députés du Courant sadriste.

Habitué aux coups d'éclats, le trublion de la politique Moqtada Sadr exige lui une dissolution du Parlement et des législatives anticipées, avant tout scrutin.

Reste à savoir quelle pourrait être sa réaction désormais. Il a démontré ces dernières semaines sa capacité à déstabiliser l'échiquier politique en mobilisant des dizaines de milliers de manifestants dans les rues.

L'épreuve de force a atteint son paroxysme le 29 août, quand plus de 30 partisans sadristes ont été tués dans des affrontements contre l'armée et les forces du Hachd al-Chaabi, intégrées aux troupes régulières.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com