De Téhéran à Royan, le parcours hors-norme de Sadaf Khadem, boxeuse iranienne

La boxeuse iranienne Sadaf Khadem pose après un entraînement au Roc Boxe de Royan le 3 octobre 2022 (Photo, AFP).
La boxeuse iranienne Sadaf Khadem pose après un entraînement au Roc Boxe de Royan le 3 octobre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

De Téhéran à Royan, le parcours hors-norme de Sadaf Khadem, boxeuse iranienne

  • En raison des lois françaises qui interdisent le port des signes religieux, Sadaf Khadem a dû retirer son voile pendant ses combats, ce qui lui a valu de recevoir des menaces du régime iranien et de choisir de vivre en exil forcé en France
  • Sadaf Khadem, qui ne souhaitait pas se mêler de politique, s’est sentie obligée de le faire après ce qui est arrivé à Mahsa Amini, tuée par la police des mœurs iranienne car elle avait enlevé son voile

PARIS: Ce parcours n'est peut-être pas le plus évident pour une sportive, mais c’est exactement celui qu’a suivi Sadaf Khadem, qui a commencé sa carrière dans la capitale iranienne de Téhéran, pour se retrouver dans la ville côtière de Royan, dans le sud de la France.

Après des études de physique et de mathématiques, elle décide de se lancer dans le sport et de devenir entraîneuse personnelle.

À l’âge de 20 ans, elle se rend à Dubaï et obtient le certificat international d’entraîneur de la Fédération internationale de bodybuilding et fitness (IFBB).

Aujourd'hui, elle suit des études de commerce et travaille en France. Elle a aussi récemment créé sa propre ligne de vêtements.

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La boxeuse iranienne installée en France Sadaf Khadem (Photo, Fournie).

Le parcours n’a pas été facile pour Khadem, qui a dû affronter de nombreux obstacles depuis qu’elle s’est orientée vers le sport.

Le premier était de trouver un entraîneur de boxe et un lieu pour s’entraîner. Il lui fallait pour cela faire trois heures de route aller-retour, trois fois par semaine.

Autre problème : l’absence de fédération de boxe féminine en Iran pour réglementer ce sport.

«Beaucoup d’hommes s’entraînent avec des femmes en dehors de toute réglementation établie par une quelconque organisation, donc il y a beaucoup de violence. En France ou dans d’autres pays, il existe une fédération qui réglemente le sport, si bien qu’il est plus difficile de commettre des actes violents. Hélas, ce n’est pas le cas en Iran», déclare-t-elle.

Khadem n’a pas souhaité révéler les détails de ce qu’elle a vécu avec son premier entraîneur de boxe en Iran. Toutefois, elle a confié à Arab News qu’après sa mauvaise expérience avec lui, elle a décidé d’arrêter la boxe pendant un an. Elle a ensuite repris ce sport avec l’entraîneur de l’équipe nationale iranienne.

Quelques années plus tard, en 2019, elle devient la première boxeuse iranienne à participer à un match de boxe officiel en France.

«Après m’être entraînée avec l’entraîneur de l’équipe nationale iranienne, j’ai cherché partout pour participer à un match de boxe. J’ai essayé la Turquie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, et finalement, j’ai envoyé un message sur Instagram à l’entraîneur Mahyar Monshipour pour lui demander d’organiser un match officiel, et il a accepté», se souvient la jeune femme.

«Je savais que ce serait important car je suis la première boxeuse à vouloir participer à un match officiel de boxe amateur. Je savais que de nombreux médias voudraient couvrir l’événement, mais je n’imaginais pas que cela prendrait une telle ampleur», poursuit-elle.

Finalement, Khadem s’est installée en France avec l’aide de Mahyar Monsiphour, franco-iranien et six fois champion du monde de boxe.

Elle a réussi à disputer son premier combat officiel à l’étranger, mais depuis, elle a du mal à rentrer en Iran.

Elle était loin de se douter que cet événement allait bouleverser sa vie, pas de la manière dont elle l’avait toujours imaginé.

En raison des lois françaises qui interdisent le port des signes religieux, Sadaf Khadem a dû retirer son voile pendant ses combats, ce qui lui a valu de recevoir des menaces du régime iranien et de choisir de vivre en exil forcé en France.

Cependant, elle affirme à Arab News qu’elle ne vit plus en exil forcé, car elle a pris la décision de rester en France de son plein gré, même si elle n’est plus menacée dans son pays d’origine.

«La première année était très difficile. Je ne parlais pas français. C’était comme si je venais d’une autre planète», indique-t-elle. «Je ne connaissais ni les règles ni la culture du pays. Tout était différent. En plus de cela, j’étais seule, sans ma famille et sans argent. L’exil forcé n’a duré qu’un an, après quoi c’est moi qui ai choisi de rester en France. Les journalistes disent toujours que je suis une réfugiée, mais je ne le suis pas. Je vis ici maintenant de mon plein gré, je dispose d’un permis de séjour et j’ai mon passeport iranien.»

En France, Khadem a trouvé ce dont elle était privée en Iran : la liberté et la protection. «Je ne dis pas que c’est le paradis et qu’il n’y a aucun problème ici, mais par rapport à un pays comme l’Iran, je me sens plus libre», souligne-t-elle.

«J’ai vécu en Iran, donc je sais ce que vit une femme là-bas. Je me souviens que lorsque j’avais 16 ans, je voulais m’entraîner avec les hommes parce que je détestais être une femme en Iran.»

Durant les premiers mois de son séjour en France, les journalistes lui demandaient de commenter la situation politique en Iran. Elle refusait toujours de répondre, prétextant n’être qu’une athlète et ne pas être en France pour exprimer son opinion politique.

«Je n’ai jamais répondu à leurs questions car je risquais de mettre en danger ma famille, qui vit toujours en Iran», explique la sportive. «L’Iran n’est pas comme la France. Nous ne sommes pas libres d’exprimer notre opinion politique. J’ai refusé de donner la moindre interview jusqu’à ce qui est arrivé il y a quelques semaines avec Mahsa Amini.»

Khadem a déclaré aimer toujours son pays d’origine. 

«Je ne rejette pas le fait d’être iranienne, j’en suis fière, mais avec toute la gentillesse et la liberté que je ressens ici en France, je n’irais visiter l’Iran aujourd’hui que pour voir ma famille et mes amis, mais je ne peux pas y vivre.»

En outre, Khadem a décidé de vendre l’un de ses appartements en Iran et a investi l’argent dans la création de sa propre ligne de vêtements.

Pour ce qui est de la présence de son entreprise et de ses employés en Iran, elle a affirmé qu’elle souhaitait autonomiser les femmes iraniennes et les aider de toutes les manières possibles.

«Je ne suis pas une féministe pure et dure qui s’oppose aux hommes, mais les droits humains sont importants pour moi», note-t-elle. «La vie des femmes là-bas est différente de celle des autres pays. Je veux motiver les femmes. J’ai investi beaucoup d’argent dans mon entreprise et je n’ai pas réalisé de bénéfices, mais j’en suis fière.»

Sadaf Khadem, qui ne souhaitait pas se mêler de politique, s’est sentie obligée de le faire après ce qui est arrivé à Mahsa Amini, tuée par la police des mœurs iranienne car elle avait enlevé son voile.

«J’ai commencé à en parler sur mon compte Instagram, non pas par compassion parce que je suis iranienne, mais parce que logiquement, il n’est pas acceptable de tuer des gens en 2022, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, pour un morceau de tissu. Je n’accepte pas cela et je lutte pour les droits humains», poursuit-elle.

«Après la mort de Mahsa Amini, plus de 100 personnes ont été tuées. Le gouvernement iranien a fait appel à ses alliés dans d’autres pays pour tuer son peuple. Cela me brise le cœur de voir que les gens protestent et que leur vie est le prix à payer. Les gens élèvent leurs voix pour la démocratie, pour avoir un pays où ils peuvent vivre plus librement», dit-elle, ajoutant qu’ils ne demandent pas grand-chose mais que le prix à payer est très lourd.

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La boxeuse iranienne Sadaf Khadem s'apprête à monter sur le ring (Photo, Fournie).

Khadem explique que si elle ne s’oppose pas aux manifestations organisées par les Iraniens dans le monde entier, elle ne pense pas qu’il s’agisse d’une solution.

«Nous ne faisons que du bruit et nous ne pouvons pas accompagner le peuple en Iran. Le prix que nous payons ici en France est un peu de fatigue. Après cela, nous rentrons chez nous tranquillement», remarque-t-elle. «Malheureusement, le prix que les gens payent en Iran est le prix de leur vie et je ne peux pas accepter cela. C’est pourquoi j’estime que la meilleure solution serait une manifestation en ligne et le lancement de cyberattaques, car tout est partagé sur les réseaux sociaux de nos jours.»

Pour Khadem, la stratégie est cruciale à ce stade. Elle a rappelé que la plupart des Iraniens vivant en France s’étaient installés dans le pays avant la révolution de 1979 contre le Chah, ou qu’ils étaient très jeunes lorsqu’ils ont immigré. Ils ne savent donc pas de quoi le régime iranien est capable.

«Vous pouvez manifester mais vous devez avoir une stratégie et un plan pour tout ce que vous désirez dans la vie», observe-t-elle. «Diriger un pays ou apporter des changements dans un pays, ce n’est pas une mince affaire.» 

Interrogée sur la différence entre les soulèvements précédents en Iran et les événements de ces dernières semaines, Sadaf Khadem a répondu que les troubles du passé étaient principalement motivés par des raisons économiques ou l’inflation. «Aujourd’hui, la raison est que les gens veulent simplement vivre.»

«Si je ne m’exprime pas aujourd’hui, je le regretterai demain», lance-t-elle. «Je me tiens aux côtés du peuple iranien jusqu’au jour où l’Iran sera libre. Je suis leur soldat. Je suis une championne aux yeux du peuple iranien. Je les soutiens jusqu’à la fin dans leur lutte pour obtenir la liberté et le respect des droits humains.»


Les ministres des AE du CCG affirment le droit de leurs États à répondre à toute agression

Le Conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe a tenu sa 50e réunion extraordinaire par vidéoconférence le dimanche 1er mars 2026. (CCG)
Le Conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe a tenu sa 50e réunion extraordinaire par vidéoconférence le dimanche 1er mars 2026. (CCG)
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  • Une réunion virtuelle d'urgence dirigée par Bahreïn pour discuter des récentes attaques iraniennes
  • Malgré les nombreux efforts diplomatiques déployés par les pays du CCG pour éviter l'escalade et leur confirmation que leurs territoires ne seront pas utilisés pour lancer une attaque contre la République islamique d'Iran

MANAMA : Le Conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a tenu sa 50e réunion extraordinaire par vidéoconférence le dimanche 1er mars 2026, sous la présidence du Dr Abdullatif bin Rashid Al Zayani, ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn et président en exercice du Conseil ministériel du CCG.

La réunion a porté sur les attaques de missiles et de drones iraniens contre les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn, le Royaume d'Arabie saoudite, le Sultanat d'Oman, l'État du Qatar et l'État du Koweït, qui ont débuté le samedi 28 février 2026.

Le Conseil a exprimé son rejet et sa condamnation la plus ferme de ces attaques iraniennes odieuses visant les pays du CCG, ainsi que le Royaume hachémite de Jordanie, qui constituent une grave violation de la souveraineté de ces pays et des principes de bon voisinage, ainsi qu'une violation manifeste du droit international et de la Charte des Nations unies, quels que soient les prétextes et les justifications avancés. Le fait de prendre pour cible des civils et des biens de caractère civil constitue une grave violation du droit humanitaire international.

Le Conseil a exprimé la solidarité totale des pays du CCG, qui font front commun contre ces attaques, soulignant que la sécurité de ses États est indivisible et que toute agression contre un État membre est une attaque directe contre tous les pays du CCG, conformément à la charte du CCG et à l'accord de défense commune. Le Conseil a affirmé le droit légal des pays du CCG à réagir, conformément à l'article 51 de la Charte des Nations unies, qui garantit le droit à la légitime défense individuelle et collective en cas d'agression, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur stabilité.

Le Conseil ministériel a souligné qu'à la lumière de cette agression iranienne injustifiée contre les pays du CCG, ces derniers prendront toutes les mesures nécessaires pour défendre leur sécurité, leur stabilité et protéger leurs territoires, leurs citoyens et leurs résidents, y compris l'option de répondre à l'agression.

Malgré les nombreux efforts diplomatiques déployés par les pays du CCG pour éviter l'escalade et leur confirmation que leurs territoires ne seront pas utilisés pour lancer une attaque contre la République islamique d'Iran, l'Iran a continué à mener des opérations militaires contre les pays du CCG, prenant pour cible de nombreuses installations civiles et résidentielles.

Le conseil ministériel a souligné la nécessité de mettre fin immédiatement à ces attaques afin de rétablir la sécurité, la paix et la stabilité dans la région, en insistant sur l'importance de préserver la sécurité aérienne, maritime et fluviale dans la région, la sécurité des chaînes d'approvisionnement et la stabilité des marchés mondiaux de l'énergie. La stabilité de la région du Golfe n'est pas seulement une question régionale, mais un pilier fondamental pour la stabilité économique mondiale et la navigation maritime.

Le conseil ministériel a appelé la communauté internationale à condamner fermement ces attaques et a exhorté le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités en adoptant une position immédiate et ferme pour empêcher ces violations qui mettent en danger la vie des habitants et pour empêcher qu'elles ne se reproduisent, en raison de leurs graves implications pour la paix régionale et internationale.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.