Ligue 1: Une victoire face à l'OM, un démenti de Mbappé: soirée réussie pour Paris

L'attaquant français du PSG Kylian Mbappe (Photo, AFP).
L'attaquant français du PSG Kylian Mbappe (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 17 octobre 2022

Ligue 1: Une victoire face à l'OM, un démenti de Mbappé: soirée réussie pour Paris

  • Ce 34e succès du PSG dans un Classique en L1 s'est construit juste avant la pause
  • Mbappé s'est invité en zone mixte pour démentir auprès des journalistes avoir réclamé son transfert le plus rapidement possible

PARIS: Une parenthèse enchantée: à l'issue d'une semaine mouvementée marquée par les affaires et les états d'âme de Kylian Mbappé, le PSG s'est offert une bouffée d'oxygène sur le terrain en dominant son grand rival marseillais (1-0) lors du Classique de la Ligue 1, dimanche au Parc des Princes, l'attaquant français ayant même démenti à l'issue du match toute volonté de quitter le club.

Paris, toujours invaincu toutes compétitions confondues, reste ainsi seul en tête du classement et relègue l'OM à six longueurs. Mais le plus important pour les joueurs de la capitale étaient surtout d'éloigner les mauvaises ondes après une avalanche de révélations embarrassantes durant les derniers jours.

Entre les envies de départ supposées de Mbappé, cinq mois à peine après une prolongation en grande pompe jusqu'en 2025, et la divulgation par Mediapart de la mise en place par le club d'une "armée numérique" sur Twitter, le PSG a vécu des jours agités juste avant de recevoir son ennemi de toujours.

Les conditions n'étaient pas idéales pour préparer ce choc face à une formation marseillaise ragaillardie par ses deux victoires en Ligue des champions contre le Sporting Portugal (4-1, 2-0). La pression était donc énorme sur les épaules des Parisiens, avec le risque de sombrer dans une crise en cas de défaite.

Mais, gonflées à bloc par un public en furie, les troupes de Christophe Galtier, qui restaient sur trois nuls d'affilée sans saveur, n'ont pas raté ce rendez-vous incontournable.

Et pour couronner le tout, Mbappé s'est invité en zone mixte pour démentir auprès des journalistes avoir réclamé son transfert le plus rapidement possible.

"Je n'ai jamais demandé mon départ en janvier. Je ne suis impliqué ni de près ni de loin dans cette info. Je ne l'ai pas comprise, j'étais autant choqué que tout le monde", a-t-il lâché pour tenter d'éteindre un incendie qui menaçait de gagner tous les étages du club.

Ce 34e succès du PSG dans un Classique en L1 s'est construit juste avant la pause et comme un symbole, c'est Neymar, servi par Mbappé, qui a fait la différence (45e+2), inscrivant son 9e but en championnat pour rejoindre le Lillois Jonathan David en tête du classement des meilleurs artificiers de L1.

 Paris n'a pas craqué 

Si les deux hommes sont rivaux en coulisses, Neymar reprochant au champion du monde français d'avoir souhaité son départ l'été dernier, ils savent mettre de côté leur contentieux sur le terrain. Il le fallait pour éviter au PSG d'imploser et au vestiaire de se craqueler irrémédiablement.

Paris n'a pas tout réussi, à l'image de ses productions récentes très moyennes, mais il a eu le mérite de ne pas craquer psychologiquement malgré un contexte pesant. L'exclusion de Samuel Gigot, pour une faute grossière sur Neymar (72e), lui a également facilité la tâche afin de tenir le résultat en fin de rencontre.

Si Igor Tudor avait aligné son équipe-type, Galtier a dû bricoler en défense avec les absences de Presnel Kimpembe (blessé), de Sergio Ramos (suspendu) et de Nuno Mendes (blessé), abandonnant son 3-4-3 fétiche depuis le début de saison pour un 4-3-3.

La sortie sur blessure rapide de Danilo et l'entrée de Nordi Mukiele en défense (24e) n'ont pas trop désorganisé l'équipe, qui a en revanche pu compter sur le retour de Lionel Messi, remis de ses pépins au mollet.

L'Argentin a été, du reste, le premier à se montrer dangereux (3e, 4e, 29e) avant de trouver la barre de Pau Lopez sur un coup franc imparable (35e). Même s'il n'a pas fait la différence comme il avait l'habitude de le faire avec le FC Barcelone au cours des nombreux clasicos disputés face au Real Madrid, il a été précieux par sa qualité technique et sa vista.

Très sollicité, le gardien marseillais a également dû s’employer à plusieurs reprises devant les Parisiens, Messi ou Mbappé (20e, 28e) et même Marco Verratti (60e) alors que Gianluigi Donnarumma a eu moins de travail, hormis sur des tentatives de Nuno Tavares (32e), de Chancel Mbemba (39e) et de Jonathan Clauss (52e).

Mbappé, au centre de toutes les affaires durant la semaine, n'a lui pas paru déstabilisé outre mesure même si sa prestation a été inégale, en dépit de sa passe décisive pour Neymar. Mais son geste le plus important aura surtout été ce démenti effectué à l'issue de la rencontre.


Iran: pas de levée de sanctions «tant que» Téhéran ne renonce pas à son programme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
  • "Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques"
  • Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région.

"Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe", a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFM TV/RMC.

"Et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris.

"Le constat, c'est qu'il y a un accord qui a été trouvé et qui permet des choses très simples, c'est-à-dire l'arrêt des hostilités, la réouverture du détroit d'Ormuz et le démarrage d'une négociation pour encadrer strictement le programme nucléaire iranien", a-t-il dit.

Il a de nouveau appelé toutes les parties à revenir "au protocole de négociation qui a été fixé par cet accord parce que (...) elles n'ont aucun intérêt à l'escalade".

Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran, Téhéran ripostant lundi en visant des pays de la région alliés de Washington, des frappes d'une ampleur sans précédent des deux côtés depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


14-Juillet et Coupe du monde: 7.000 policiers et gendarmes mardi à Paris et son agglomération

Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026.  (AFP)
Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026. (AFP)
  • Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez
  • Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés

PARIS: Un dispositif massif de 7.000 policiers et gendarmes et 2.000 sapeurs-pompiers sera déployé mardi à Paris et son agglomération pour assurer la sécurité des festivités du 14 juillet et prévenir tout débordement lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football qui opposera en soirée la France à l'Espagne.

Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris (PP) a précisé que ce lundi, déjà, 3.000 policiers de la PP renforcés par 1.000 effectifs issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) seront mobilisés pour sécuriser le concert prévu sur le Champ-de-Mars et le spectacle de pyrotechnie et de drones dans la soirée.

Le lendemain, il s'agira de sécuriser le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées, le dernier d'Emmanuel Macron en tant que chef de l'Etat, et de permettre, selon les termes de la PP, de faire en sorte que la demi-finale de la coupe du Monde "reste une fête pour le plus grand nombre".

Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés.

Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.


France : deux Canadair envoyés face à l'incendie hors norme de Fontainebleau, près de Paris

Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités. (AFP)
Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités. (AFP)
  • Quelque 800 hectares avaient été parcourus lundi matin dans le massif forestier de Fontainebleau, emblématique poumon vert d'un peu plus de 20.000 ha situé à 60 km au sud-est de Paris
  • "Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupirait dans la nuit le premier adjoint au maire du village de Vaudoué, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça"

ARBONNE-LA-FORET: Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités.

Actuellement les deux Canadair sont en action, et plus de 500 pompiers sont attendus dans la journée avec l'ensemble des renforts, ont indiqué les pompiers à la presse, alors que la France traverse sa troisième vague de chaleur de l'année, un contexte qui favorise fortement le risque de départs de feux.

Face à l'incendie qui a débuté dimanche, deux Dash avaient été utilisés pour larguer au sol du produit retardant, un déploiement d'avions de lutte contre le feu inédit en région parisienne.

Quelque 800 hectares avaient été parcourus lundi matin dans le massif forestier de Fontainebleau, emblématique poumon vert d'un peu plus de 20.000 ha situé à 60 km au sud-est de Paris.

"Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupirait dans la nuit le premier adjoint au maire du village de Vaudoué, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça".

Vigilance rouge canicule 

Le département de Seine-et-Marne, où se trouve la forêt, fait face depuis le déclenchement de la vigilance canicule rouge samedi à plusieurs incendies d'ampleur, qui ont couvert près de 400 hectares au total avant d'être maîtrisés.

Les sinistres ont entraîné dimanche l'interruption de la circulation sur une portion de l'autoroute A6, la principale artère menant vers le sud-est de la France et qui traverse la forêt.

Ils ont aussi provoqué des retards de trains de plusieurs heures, en raison notamment de dommages sur des câbles. La circulation ferroviaire a repris à une "vitesse normale" sur la ligne à grande vitesse, a indiqué lundi matin la compagnie nationale SNCF Réseau à l'AFP.

Dès dimanche, un panache de fumée flottant sur la forêt était visible à 20 km de distance, tandis que des camions de sapeurs-pompiers se rendaient sur le sinistre par les petites routes forestières. Ils ont reçu le renfort d'agriculteurs qui arrimaient des citernes d'eau à l'arrière de leurs tracteurs.

Malgré les appels des secours à rester confinés pour ne pas s'exposer aux fumées, des habitants sortaient sur le pas de leur porte pour assister médusés à ce ballet de véhicules de secours et de police, dans l'âcre fumée qui flotte sur la zone.

Selon un point des autorités lundi matin, environ 200 personnes ont dû être mises en sécurité en raison de la propagation de l'incendie, qui mobilise environ 370 pompiers sur le terrain.

Situation "amenée à durer" 

Le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez est arrivé sur place en début de matinée. "La situation est amenée à durer", selon les autorités.

Partout en France, les secours ont dû lutter contre les flammes: dans les Pyrénées-Orientales (sud), la Drôme (sud-est), le Lot (sud-ouest), en Savoie (sud-est), mais aussi dans des secteurs plus septentrionaux, comme l'Indre (centre) ou la Loire-Atlantique (ouest), preuve qu'aucune région n'est à l'abri de ces incendies estivaux, favorisés par les épisodes de canicule de plus en plus fréquents.

Selon Laurent Nuñez, une fois le bilan "consolidé", "on sera à 25.000 hectares brûlés" en France, soit "deux fois plus par rapport à la même période" de 2025. Les autorités ont prévenu que les responsables de tels sinistres, volontairement ou par imprudence, feraient l'objet de poursuites pénales.

Elles ne laisseront "rien passer", a prévenu le ministre, qui a indiqué samedi que 32 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de l'été.