Intrusion à SOS Méditerranée: prison ferme requise en France contre les militants d'extrême droite

Cette photo prise le 10 octobre 2022 montre des membres de l'ancien mouvement d'extrême droite "Génération identitaire" accusés de violences lors de l'invasion du siège de l'ONG "SOS Méditerranée" en octobre 2018, marchant devant le palais de justice de Marseille pendant une pause du procès de 22 membres de Génération identitaire dans cette affaire. (AFP).
Cette photo prise le 10 octobre 2022 montre des membres de l'ancien mouvement d'extrême droite "Génération identitaire" accusés de violences lors de l'invasion du siège de l'ONG "SOS Méditerranée" en octobre 2018, marchant devant le palais de justice de Marseille pendant une pause du procès de 22 membres de Génération identitaire dans cette affaire. (AFP).
Short Url
Publié le Lundi 17 octobre 2022

Intrusion à SOS Méditerranée: prison ferme requise en France contre les militants d'extrême droite

  • Onze des participants à cette action «coup de poing» doivent être condamnés à de la prison ferme, entre quatre mois et un an, a estimé le procureur Ahmed Chafaï, insistant sur l'attitude de «mépris» envers la justice des prévenu
  • Contre les onze autres membres du commando et contre la 23e prévenue, qui avait filmé l'opération depuis l'extérieur et en avait diffusé les images, M. Chafaï a requis six mois de prison avec sursis

MARSEILLE : Des peines allant jusqu'à un an de prison ferme ont été requises lundi en France à l'encontre des 22 membres d'un "commando" de jeunes militants d'extrême droite qui avaient violemment envahi les locaux de l'association de secours en mer de migrants SOS Méditerranée en 2018.

Onze des participants à cette action "coup de poing" doivent être condamnés à de la prison ferme, entre quatre mois et un an, a estimé le procureur Ahmed Chafaï, insistant sur l'attitude de "mépris" envers la justice des prévenus, aucun n'ayant exprimé de regret à l'audience et plusieurs ayant violé leur contrôle judiciaire après leur renvoi devant le tribunal correctionnel de Marseille (sud-est).

Pour le procureur, cette opération de Génération identitaire, groupe dissous en mars 2021 par le gouvernenement, est "hors norme" et "dépasse la simple liberté d'expression".

Contre les onze autres membres du commando et contre la 23e prévenue, qui avait filmé l'opération depuis l'extérieur et en avait diffusé les images, M. Chafaï a requis six mois de prison avec sursis.

Le 5 octobre 2018, ce commando était entré au siège marseillais de SOS Méditerranée pour y déployer une banderole et allumer des fumigènes.

Les sept employés de l'association présents, dont certains se sont cachés dans un bureau, tandis que d'autres étaient expulsés manu militari des locaux, selon leur récit, se sont déclarés traumatisés par cette opération, évoquant "un avant et un après" et la nécessité de soins psychologiques. Certains avaient pensé avoir affaire à "une attaque terroriste".

Enceinte au moment des faits, une travailleuse humanitaire a révélé à la barre, en larmes, avoir finalement perdu l'enfant qu'elle attendait, 15 jours après.

Face à ces récits, a déploré M. Chafaï, "les victimes n'ont récolté que mépris et ricanement, ce qui ne permet pas de faire un travail de reconstruction".

Les prévenus, qui ont défendu des idées "de droite", ont unanimement affirmé n'avoir exercé "aucune violence" et avoir "simplement voulu faire passer un message politique", en qualifiant SOS Méditerranée de complices des passeurs.

Un de leurs avocats, Me Lambert, a dénoncé lundi des réquisitions "aux proportions démesurées par rapport à la réalité des faits, (...) à savoir un happening politique".

"C'est important que la justice mette un coup d'arrêt à ces actions violentes", a réagi auprès de l'AFP Me François de Cambiaire, conseil des parties civiles de SOS Méditerranée, saluant un réquisitoire "à la hauteur" du traumatisme vécu.

SOS Méditerranée porte secours, désormais via son navire Ocean Viking, à des migrants tentant de rejoindre l'Europe sur des bateaux de fortune en Méditerranée centrale, la route migratoire la plus meurtrière au monde.


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

Short Url
  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Short Url
  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Short Url
  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.