Au congrès du PCC, Xi Jinping s'offre un tonnerre d'applaudissements

Le président chinois Xi Jinping arrive pour la séance d'ouverture du 20e Congrès du Parti communiste chinois au Grand Palais du Peuple à Pékin le 16 octobre 2022 (Photo, AFP).
Le président chinois Xi Jinping arrive pour la séance d'ouverture du 20e Congrès du Parti communiste chinois au Grand Palais du Peuple à Pékin le 16 octobre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 18 octobre 2022

Au congrès du PCC, Xi Jinping s'offre un tonnerre d'applaudissements

  • Des bannières déploient des louanges au «grandiose, glorieux et juste Parti communiste chinois»
  • Ses commentaires sur Taïwan sont ovationnés: «La réunification (de l'île) à la mère patrie doit et sera réalisée»

PEKIN: Tenues folkloriques et public acquis: l'ouverture dimanche du 20e congrès du Parti communiste chinois (PCC) avait des allures de meeting pour le président Xi Jinping, en route pour un 3e mandat qui ferait de lui le plus puissant dirigeant de la Chine depuis Mao Tsé-toung.

Dans l'imposant Palais du peuple, qui domine la place Tiananmen à Pékin, quelque 2.300 délégués sont réunis dans un décor rouge et or, les couleurs caractéristiques du PCC.

Des bannières déploient des louanges au "grandiose, glorieux et juste Parti communiste chinois".

Après une minute de silence en hommage aux héros du parti, une fanfare militaire entonne l'hymne national.

Sous l'emblème géant du marteau et de la faucille, l'homme fort de Pékin passe en revue son action de ces cinq dernières années et sa vision s'il est reconduit à la tête de la nation la plus peuplée du monde.

Durée de l'intervention: plus d'une heure et demie. Bien plus concise que lors de son précédent discours en 2017 qui avait duré trois heures et demie.

Les participants griffonnent avec assiduité des notes. La nuée de costumes monochromes est ponctuée de quelques éclats de couleur provenant d'un uniforme militaire ou d'une tenue traditionnelle d'un des groupes ethniques minoritaires.

Parmi les autres délégués plus inhabituels figurent l'astronaute Wang Yaping, première femme chinoise à avoir effectué une sortie dans l'espace, et le champion olympique du patinage de vitesse Wu Dajing, vêtu de son survêtement national.

«Noyau dur»

Conformément à des protocoles sanitaires stricts, tous les délégués sont masqués, à l'exception du premier rang constitué de hautes personnalités.

Parmi elles, Hu Jintao, le prédécesseur de M. Xi, aux cheveux gris et à l'air frêle. Mais pas Jiang Zemin, 96 ans, qui avait pris les rênes du pays juste après la répression des manifestations de la place Tiananmen en 1989.

Egalement présent, Zhang Gaoli, ancien vice-Premier ministre accusé par la vedette du tennis Peng Shuai de l'avoir "forcée" à avoir des relations sexuelles, avant de se rétracter après une forte médiatisation de l'affaire à l'étranger.

Le congrès se veut une démonstration de l'unité et de la force du parti, avec des délégués soigneusement sélectionnés dans toutes les provinces de Chine.

Il s'agit également d'une preuve de loyauté personnelle envers M. Xi, 69 ans.

"Tant qu'il (travaille) pour le bonheur du peuple, et continue à améliorer notre qualité de vie, nous le soutiendrons tous", affirme à l'AFP une déléguée du Guangxi (sud), He Xiangyin.

"Il est le noyau dur", insiste-elle, au diapason de la rhétorique officielle.

Xi Jinping, qui devrait obtenir un troisième mandat en tant que secrétaire général du PCC, mettrait ainsi à mal les règles de succession qui prévalaient tacitement depuis les années 1990.

«Tellement heureuse»

Reprise en main de Hong Kong, gestion de l'épidémie de Covid-19, lutte contre la corruption... l'autosatisfecit de Xi Jinping provoque un tonnerre d'applaudissements.

Ses commentaires sur Taïwan sont ovationnés: "La réunification (de l'île) à la mère patrie doit et sera réalisée".

Dans son discours, Xi Jinping n'a pas mentionné le Xinjiang, où les pays occidentaux accusent Pékin de graves violations des droits de l'homme contre les minorités musulmanes, en particulier les Ouïghours.

"Au Xinjiang, on a une vie tellement heureuse grâce au grand parti (communiste) qui nous dirige", déclare à l'AFP Rehema Awuqi, une Ouïghoure qui représente sa région au congrès.

A l'approche de l'événement, la capitale chinoise a pris des allures de forteresse imprenable.

Des policiers en faction et une armée de volontaires quadrillent les principaux carrefours de Pékin. Depuis jeudi, la sécurité a été renforcée après la brève - et très inhabituelle - apparition de banderoles hostiles à Xi Jinping.

Tendues sur un pont de la capitale, ces banderoles blanches avec des caractères rouges appellent notamment les citoyens à se mettre en grève et à chasser "le traître dictateur Xi Jinping". Aucune information n'a été communiquée sur le sort de son ou ses auteurs.

Sur les trottoirs de Pékin, des compositions florales ont fait leur apparition, où les slogans vantant les vertus du parti et appelant à accueillir "chaleureusement le congrès" pullulent.

Le conclave, qui se déroule pour l'essentiel à huis clos, obéit strictement à la politique du "zéro Covid".

Les journalistes et tous les participants sont enfermés depuis vendredi dans une bulle sanitaire, avec port du masque obligatoire et tests PCR quotidiens.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.