Drones iraniens en Ukraine: Téhéran face à de nouvelles sanctions européennes

Des pompiers aident une femme de la région à évacuer un immeuble résidentiel détruit par une frappe de drone russe à Kiev (Photo, Reuters).
Des pompiers aident une femme de la région à évacuer un immeuble résidentiel détruit par une frappe de drone russe à Kiev (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 20 octobre 2022

Drones iraniens en Ukraine: Téhéran face à de nouvelles sanctions européennes

  • Les experts en sanctions du bloc des 27 membres de l'Union européenne (UE) ont convenu mercredi de mettre sur liste noire le fabricant iranien de drones Shahed Aviation Industries
  • L'Ukraine a été victime d’une vague d'attaques par des drones suicides Shahed-136 visant des civils et des infrastructures énergétiques

DJEDDAH: L'Iran est désormais face à une série de nouvelles sanctions européennes pour avoir fourni à la Russie des drones « kamikazes » pour attaquer l'Ukraine.

Les experts en sanctions du bloc des 27 membres de l'Union européenne (UE) ont convenu mercredi de mettre sur liste noire le fabricant iranien de drones Shahed Aviation Industries, deux hauts commandants militaires iraniens, ainsi que le brigadier général Saeed Aghajani, membre des Gardiens de la révolution qui a pour mission de superviser le programme de drones iranien.

Les sanctions comprennent un gel des avoirs et des interdictions de voyager, devraient être approuvées par les gouvernements de l'UE jeudi. « Sur la question des drones, il y a effectivement de nouvelles listes en préparation qui devraient être adoptés dans la semaine », a déclaré mercredi le porte-parole du président français Emmanuel Macron.

« Si l'Iran marche comme un canard, parle comme un canard et admet fournir des drones au plus gros canard du monde, alors je pense que nous avons suffisamment de preuves pour dire que l'Iran est un canard. Sanctionnons-les », a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis.

L'Ukraine a été victime d’une vague d'attaques par des drones suicides Shahed-136 visant des civils et des infrastructures énergétiques, et l’armée ukrainienne a confirmé mercredi avoir abattu plus de 220 drones de fabrication iranienne depuis le 13 septembre.

Aux drones iraniens s’ajoutent les bombardements russes contre des sites clés de l’infrastructure ukrainienne à l’approche de l’hiver, et qui ont mis hors service près d'un tiers de la capacité de production d'électricité du pays. Une dernière frappe de missile russe a touché mercredi une centrale thermique dans la ville de Burshtyn, a affirmé l’armée ukrainienne.

Sur un autre plan, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont discuté de la question des transferts d'armes iraniennes vers la Russie lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU mercredi. Les puissances occidentales considèrent l'exportation et l'achat de drones comme une violation de la résolution 2231, directement liée à l’approbation de l'accord nucléaire iranien de 2015.

De son côté, Israël qui a condamné l'invasion russe mais limité son aide à l’humanitaire, a proposé mercredi d'aider les Ukrainiens à développer un système d’alerte contre les attaques aériennes visant les civils.

Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a déclaré que son pays a demandé à l'Ukraine « de partager des informations sur ses besoins en matière d'alertes de défense aérienne », et qu'Israël serait en mesure « d'aider au développement d'un système civil d'alerte rapide qui sauverait des vies ».

Israël dispose d'un réseau radar qui déclenche des sirènes ou des alertes sur les téléphones portables pour avertir les citoyens de se mettre à l'abri lorsque des missiles sont lancés. Des technologies d'alerte précoce similaires pourraient être proposées à l'Ukraine, a déclaré un porte-parole du ministère israélien de la Défense.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.