Les chefs de la diplomatie saoudienne et émiratie mènent le dialogue CCG-Chine

Le ministre des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, le prince Faiçal ben Farhan, participe au dialogue stratégique CCG-Chine (SPA)
Le ministre des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, le prince Faiçal ben Farhan, participe au dialogue stratégique CCG-Chine (SPA)
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Publié le Mardi 10 novembre 2020

Les chefs de la diplomatie saoudienne et émiratie mènent le dialogue CCG-Chine

  • Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Émirats arabes unis, Abdallah ben Zayed, a présidé la réunion
  • Abdallah ben Zayed a réitéré l'importance de l'accord de Riyad entre le gouvernement yéménite et le Conseil de transition

RIYAD: Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faiçal ben Farhan, a participé lundi à une réunion entre les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et leur homologue chinois Wang Yi, selon l'agence de presse saoudienne.

La discussion a porté sur les relations conjointes entre les pays du CCG et la Chine, ainsi que sur les moyens de les améliorer et de les développer.

La Chine est l’un des partenaires commerciaux les plus importants du CCG, avec un commerce qui s’est multiplié par dix au fil des ans: de près de 16,3 milliards de dollars en 2001 à 167,7 milliards de dollars en 2018 environ. Les relations prennent une ampleur particulière aussi avec la signature de l’accord de libre-échange Chine-Golfe, et qui encourage la coopération et les partenariats stratégiques.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Émirats arabes unis, Abdallah ben Zayed, a présidé la réunion. «Nous sommes là aujourd'hui, et nous portons l’espoir d’une meilleure collaboration dans différents domaines tels que l'éducation, l'intelligence artificielle, l'industrie, la santé, l'agriculture et l'alimentation, et le développement humain. À cela s’ajoute l’établissement de cadres de coopération en matière de société et de jeunesse, d’autonomisation des femmes, d’environnement et de climat », a-t-il déclaré.

«Nous reconnaissons la position de la Chine, source d’influence régionale et internationale de taille, en prenant comme référence sa position économique mondiale. Pékin a aussi un rôle diplomatique vital en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, et le CCG considère avec un vif intérêt des relations régionales et internationales sur la base du respect mutuel et les intérêts communs», a-t-il ajouté.

Les ministres conviennent que l'union et la collaboration sont primordiales pour limiter la propagation du virus, ainsi que pour arriver au développement d’un vaccin.

Abdallah ben Zayed a réitéré l'importance de l'accord de Riyad entre le gouvernement yéménite et le Conseil de transition, tout en insistant sur le devoir d’en accélérer l’application. Il a également mentionné son soutien aux efforts de l'envoyé spécial de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths, pour parvenir à un accord de cessez-le-feu. Cela ouvrirait la voie à une solution politique au Yémen, car la communauté internationale doit «mettre fin au flux d'armes iraniennes destinés aux Houthis qui visent la sécurité du Yémen et des pays de la région» a-t-il ajouté.

Les participants se sont également penchés sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans la région, sur les efforts de lutte contre le terrorisme dans le monde. Ils ont aussi abordé un certain nombre d’enjeux régionaux et internationaux d’intérêt commun, comme le conflit israélo-palestinien et la situation en Iran et en Libye.

Enfin, ils ont convenus de l’importance de la coordination pour faire face aux défis auxquels sont confrontées la paix et la sécurité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.