Le Liban renvoie des centaines de réfugiés en Syrie

Une famille de réfugiés syriens est assise à l'intérieur d'un camion en attendant de traverser la frontière avec la Syrie, à Arsal, au Liban, le 26 octobre 2022. (Photo, AP)
Une famille de réfugiés syriens est assise à l'intérieur d'un camion en attendant de traverser la frontière avec la Syrie, à Arsal, au Liban, le 26 octobre 2022. (Photo, AP)
Environ 700 réfugiés syriens sont montés à bord d'un convoi de camions chargés de matelas, de bidons d'eau et de carburant, et de bicyclettes à Arsal, en vue de leur retour à travers la frontière voisine. (Photo, AP)
Environ 700 réfugiés syriens sont montés à bord d'un convoi de camions chargés de matelas, de bidons d'eau et de carburant, et de bicyclettes à Arsal, en vue de leur retour à travers la frontière voisine. (Photo, AP)
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Publié le Jeudi 27 octobre 2022

Le Liban renvoie des centaines de réfugiés en Syrie

  • Les réfugiés, dont beaucoup vivaient à Arsal, ont fait leurs bagages et emporté leurs meubles et ont traversé à Al-Zamrani vers le Qalamoun occidental
  • Le Bureau de la sécurité générale du Liban gère le programme de retour des Syriens qui, selon lui, ont exprimé leur souhait de rentrer

BEYROUTH: Des centaines de réfugiés syriens ont quitté le Liban et sont retournés dans leur pays d'origine dans le cadre du programme volontaire géré par les services de sécurité libanais.

Les réfugiés, dont beaucoup vivaient à Arsal, ont fait leurs bagages et emporté leurs meubles et ont traversé à Al-Zamrani pour se rendre dans le Qalamoun occidental. D'autres, qui vivaient dans la ville méridionale de Nabatieh, sont rentrés par le poste-frontière de Masnaa.

Lisa Abou Khaled, porte-parole de l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a déclaré à Arab News que l'agence ne «facilitait ni ne promouvait» le programme de rapatriement.

«Néanmoins, des milliers de réfugiés choisissent d'exercer leur droit au retour chaque année. Le HCR soutient et appelle au respect du droit humain fondamental des réfugiés à retourner librement et volontairement dans leur pays d'origine au moment de leur choix et conformément aux principes internationaux du retour volontaire, digne et sûr et du non-refoulement», a-t-elle insisté.

Le Bureau de la sécurité générale du Liban gère le programme de retour des Syriens qui, selon lui, ont exprimé leur souhait de rentrer.

Selon les estimations, 400 personnes sont passées en Syrie mercredi, mais ce chiffre pourrait atteindre 700.

Hector Hajjar, ministre intérimaire des Affaires sociales du Liban, a déclaré: «Nous ne faisons pas étalage du nombre de réfugiés. La décision politique a été prise. Il y a d'autres groupes et l'opération va se poursuivre.»

Pendant ce temps, des responsables libanais se préparaient à se rendre à Naqoura, le quartier général de la force de l'ONU, la Finul, pour signer jeudi un accord de démarcation de la frontière maritime avec Israël.

Les rapports indiquent que les deux délégations ne se rencontreront pas. Elles signeront des copies de l'accord dans des pièces séparées et les remettront au médiateur américain, Amos Hochstein.

L'accord comprendra une seule annexe, qui est le message du Liban aux Nations unies concernant la démarcation de la frontière. L'annexe portera la signature du président, Michel Aoun.

À la veille de la signature, Israël a annoncé qu'il avait accordé à la société énergétique Energean l'autorisation de commencer à travailler sur le champ gazier offshore de Karish, une question au centre du différend.

La Banque mondiale a quant à elle appelé à la coopération internationale afin d’aider à démarrer l'exploration énergétique dans les zones libanaises définies dans l'accord. Cette déclaration a été faite après la rencontre de hauts responsables du département Moyen-Orient de la banque avec Aoun et d'autres ministres libanais mercredi.

Le Parlement libanais a annoncé qu'il n'y aurait pas de session jeudi pour élire un nouveau président, bloquant une fois de plus le processus de remplacement d'Aoun avant qu'il ne quitte son poste dans moins d'une semaine.

Abdallah Bou Habib, le ministre intérimaire des Affaires étrangères, a été exhorté par une délégation du Congrès américain et du Groupe de travail américain sur le Liban à «accélérer» les élections et à faire avancer les enquêtes sur l'énorme explosion du port qui a fait des centaines de morts à Beyrouth il y a deux ans.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.