Cisjordanie: La violence des colons en hausse à l'approche des élections israéliennes

Des soldats israéliens immobils alors que des colons israéliens jettent des pierres sur des Palestiniens lors d'affrontements dans la ville de Huwara en Cisjordanie, le 13 octobre 2022 (Photo, AFP).
Des soldats israéliens immobils alors que des colons israéliens jettent des pierres sur des Palestiniens lors d'affrontements dans la ville de Huwara en Cisjordanie, le 13 octobre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 31 octobre 2022

Cisjordanie: La violence des colons en hausse à l'approche des élections israéliennes

  • Des civils palestiniens et des propriétés ont été pris pour cible lors d'attaques intensifiées après l'assassinat samedi d'un tireur à Hébron
  • Le Fatah appelle à la grève pour protester contre les incidents violents

RAMALLAH: Les colons israéliens auraient intensifié leurs attaques contre des civils et des propriétés palestiniens dans toute la Cisjordanie à l'approche des élections générales de mardi en Israël.
Des sources ont rapporté que des coups de feu ont été tirés sur les maisons de Palestiniens tandis que certains ont été aspergés de gaz poivre. Cette escalade de la violence fait suite à la mort d'un agent de sécurité israélien et à la blessure de trois personnes dans une fusillade survenue samedi près d'un poste de contrôle de l'armée israélienne à Wadi al-Gross, près de la colonie de Kiryat Arba.
L'armée israélienne a déclaré que ses forces étaient à la recherche des assaillants. Selon des sources israéliennes, Mohammed Kamel al-Jabari, 35 ans, originaire de la ville d'Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, aurait ouvert le feu sur un groupe de colons à Kiryat Arba. Il a ensuite été tué lors d'un échange de tirs avec des Israéliens.
Après la fusillade, l'armée israélienne a fermé les entrées d'Hébron et des dizaines de colons ont attaqué des véhicules palestiniens et bloqué l'accès au camp de réfugiés d'Al-Fawwar, au sud d'Hébron.
Samedi soir, des groupes de colons auraient tiré sur des propriétés palestiniennes entre les quartiers de Wadi al-Hussein et de Jaber.
Dans un enregistrement, la militante Manal Dana a signalé: «Les colons tirent en direction des maisons, et j'ai peur pour mes enfants. Les colons se trouvent sous ma maison.»
Des sources palestiniennes à Hébron ont déclaré que des colons armés, protégés par l'armée israélienne, ont aspergé des civils de gaz poivre dans le quartier Al-Sahla, près de la mosquée Ibrahimi.
Le mouvement Fatah de la région centrale d'Hébron a annoncé une grève dimanche en signe de deuil pour Al-Jabari.
Hisham Sharbati, un militant des droits de l'homme d'Hébron, a indiqué à Arab News que samedi soir, les colons avaient fermé tous les carrefours d'Hébron et que l'armée israélienne les avait maintenus fermés pendant une partie de la matinée de dimanche.
Dans un communiqué, le Fatah a déclaré: «Notre lutte se poursuit, et les convois de martyrs font progresser la situation nationale pour la défense de notre terre.»
L'organisation a souligné la nécessité de protéger «notre honneur et nos sanctifications en réponse à l'attaque féroce et systématique menée par les autorités d'occupation contre notre peuple dans tous les gouvernorats du pays».
«Nous vous demandons d'adhérer à la grève en l'honneur de tous les martyrs, les blessés et les prisonniers, et de notre héros martyr Mohammed Kamel al-Jabari.»
Plusieurs personnes auraient été blessées samedi soir après avoir été attaquées par des colons à Al-Sahla.
Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que l'équipe de son ambulance avait essuyé des tirs de troupes israéliennes et qu'un ambulancier avait été blessé par balle à l'épaule. Il a été transféré à l'hôpital Al-Ahly.
Falah Issam Kahla, de Ramon, a été hospitalisé après avoir été attaqué à l'est de Ramallah. Samedi soir, des dizaines de colons se seraient rassemblés sur la route de Jéricho, près de Ramallah, et auraient jeté des pierres sur des voitures palestiniennes, et des véhicules ont été endommagés de la même manière à la périphérie de la ville de Hawara, au sud de Naplouse.
Dans d'autres incidents, des véhicules palestiniens ont été pris pour cible près des villages de Ras Karkar et Deir Ammar, à l'ouest de Ramallah, tandis que des groupes de colons se sont rassemblés près des colonies de Beit El et Halamish, au nord-ouest de Ramallah.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.