Les Tunisiens ont-ils perdu leur niveau en langues?

Si l’épidémie de fautes dans la langue française touche désormais les enseignants et les cadres pédagogiques, elle affecte aussi les élèves, et de façon beaucoup plus sévère. (AFP)
Si l’épidémie de fautes dans la langue française touche désormais les enseignants et les cadres pédagogiques, elle affecte aussi les élèves, et de façon beaucoup plus sévère. (AFP)
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Publié le Mercredi 02 novembre 2022

Les Tunisiens ont-ils perdu leur niveau en langues?

  • Considérés pendant longtemps comme de véritables polyglottes, les Tunisiens sont-ils en train de perdre pied?
  • Le français n’est pas la seule langue dont le degré de maîtrise décline en Tunisie

TUNIS: Alors que jusque dans les années 1980, le système éducatif tunisien produisait de très bons bilingues et en nombre, une partie des étudiants des universités et des écoles tunisiennes n’en maîtrisent aucune. Si le français est la langue qui recule le plus dans le pays, l’arabe et l’anglais connaissent aussi un certain repli.

Considérés pendant longtemps comme de véritables polyglottes, les Tunisiens sont-ils en train de perdre pied? La question mérite d’être posée, tant le niveau de maîtrise des langues semble avoir reculé en Tunisie, notamment le français. 

Les Tunisiens en ont eu la preuve à la veille de la rentrée scolaire 2022-2023. En plus du problème du manque d’instituteurs et de professeurs, celle-ci a été gâchée par un problème auquel la Tunisie n’est guère habituée: les erreurs dans les manuels scolaires. 

À la fin du mois d’août, les Tunisiens ont découvert avec effarement de grossières fautes d’orthographe, de vocabulaire, d’accords et parfois même de sens dans un manuel de lecture et un cahier d’activités destinés aux classes d’apprentissage de base, dont les élèves ont cette année leur premier contact avec une langue étrangère. Ce scandale a poussé le syndicat de l’enseignement de base à demander le retrait du manuel incriminé et le ministère de l’Éducation à ouvrir une enquête pour déterminer les responsabilités. 

Si l’épidémie de fautes dans la langue française touche désormais les enseignants et les cadres pédagogiques, elle affecte aussi les élèves, et de façon beaucoup plus sévère. Ainsi, à l’examen du baccalauréat de l’année 2017, plus de sept mille candidats ont eu zéro en français.

Toutefois, si ces erreurs constituent une première dans les manuels scolaires, les Tunisiens y sont habitués dans la vie courante. Cela fait en effet des années qu’un de leurs sports favoris est de faire la traque aux fautes de français et de les partager sur Facebook pour s’en amuser ou s’en désoler. Celles-ci foisonnent aussi dans la presse francophone – journaux papier et sites Web. 

Mais le français n’est pas la seule langue dont le degré de maîtrise décline en Tunisie. L’arabe, langue officielle du pays, n’y échappe pas. Des erreurs de langue figurent régulièrement dans les journaux et sites Web arabophones. Mais, plus surprenant, inconcevable et pourtant vrai, il s’en est glissé dans la nouvelle Constitution adoptée par référendum le 25 juillet 2022. 

Qu’en est-il de l’anglais pour lequel l’engouement est en train de croître depuis des années chez les Tunisiens et qui serait en passe de supplanter la langue de Molière en Tunisie? D’après Mondher Kalaï, professeur d’anglais et interprète, la situation est contrastée. Certes, «les jeunes Tunisiens sont férus de cette langue, encouragés surtout par les séries et les films américains et d'autres pays qui optent pour l’anglais». Mais cela n’empêche pas de grandes lacunes chez les élèves de condition modeste, car leurs camarades «venant de familles aisées ou issus des classes moyennes s'intéressent plus à l'anglais grâce au confort matériel dans lequel ils vivent»


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.


Pentagone: Le Koweït a abattu «par erreur» des avions de combat américains

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
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  • Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne"
  • Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué

KOWEIT: Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L'Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne", a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir "immédiatement lancé", après le crash, "les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l'évacuation des équipages et à leur transfert vers l'hôpital".

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d'Ali Al-Salem.

"Menace persistante" 

Du côté de l'ambassade américaine, une épaisse fumée noire s'est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l'AFP.

L'ambassade n'a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à "ne pas venir à l'ambassade", en faisant état de "menace persistante d'attaques de missiles et de drones".

Le personnel de l'ambassade est "confiné sur place", a-t-elle ajouté.

De la fumée s'élevant au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l'une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s'est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l'AFP s'être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d'Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d'habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.