Washington veut écarter l'Iran de la Commission de l'ONU sur les femmes

L'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield au siège des Nations Unies à New York le 2 novembre 2022 (Photo, AFP).
L'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield au siège des Nations Unies à New York le 2 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 03 novembre 2022

Washington veut écarter l'Iran de la Commission de l'ONU sur les femmes

  • La vice-présidente américaine Kamala Harris a déclaré que l'Iran n'a pas sa place au sein de la Commission
  • Le mandat de l'Iran s'achève en 2026, celui des Etats-Unis l'an prochain

WASHINGTON: L'Iran n'a pas sa place au sein de la Commission de l'ONU sur la condition de la femme, a déclaré mercredi la vice-présidente américaine Kamala Harris, lançant une initiative pour provoquer son départ de cette instance.

Face à la répression des grandes manifestations qui ont suivi la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, Kurde iranienne de 22 ans, les Etats-Unis vont oeuvrer "avec (ses) partenaires pour écarter l'Iran" de cette Commission des Nations unies dont les membres sont élus pour quatre ans, a annoncé mercredi Mme Harris dans un communiqué.

"En niant les droits des femmes et en menant une répression si brutale contre son propre peuple, l'Iran a montré qu'il n'avait pas sa place dans cette commission", a ajouté la vice-présidente américaine.

"La simple présence de l'Iran discrédite (pour ses membres) le sens d'y adhérer ainsi que son travail", a-t-elle insisté.

L'Iran est secoué par des manifestations depuis la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée trois jours plus tôt par la police des moeurs pour avoir, selon celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique prévoyant le port du voile.

La répression de ces manifestations, sans précédent par leur ampleur et leur nature depuis la Révolution islamique de 1979, a fait des dizaines de morts, selon les ONG.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont déjà pris de nouvelles sanctions contre le régime de Téhéran à la suite de cette répression.

Les pays membres de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW) sont élus par le Conseil économique et social de l'ONU, dont les membres sont eux-mêmes élus à l'Assemblée générale de l'organisation.

Le mandat de l'Iran s'achève en 2026, celui des Etats-Unis l'an prochain.

La prise de parole de la vice-présidente américaine intervient avant une réunion informelle du Conseil de sécurité sur la question, réunion qui constitue "une violation flagrante" de la politique intérieure iranienne, a dénoncé l'ambassadeur de Téhéran à l'ONU.

"C'est devenu une habitude américaine d'abuser de concepts aussi importants que les droits humains et d'utiliser l'ONU et ses outils pour faire avancer ses objectifs politiques néfastes", a déclaré Amir Saïd Iravani.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.