Iran: les manifestants toujours dans la rue, malgré une répression accrue

La jeune Kurde iranienne est morte le 16 septembre, trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique (Photo, AFP).
La jeune Kurde iranienne est morte le 16 septembre, trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 05 novembre 2022

Iran: les manifestants toujours dans la rue, malgré une répression accrue

  • Samedi, les forces de sécurité ont usé de nouvelles méthodes contre les manifestants dans des universités de Téhéran, fouillant les étudiants et obligeant ceux qui portaient des masques à les enlever afin de les identifier
  • Malgré cela, des étudiants ont manifesté à l'Université Islamique de Machhad, dans le nord-est de l'Iran

PARIS: De nouvelles manifestations d'étudiants accompagnées de grèves dans les commerces ont eu lieu samedi en Iran en dépit d'une répression accrue, selon des défenseurs des droits humains, sept semaines après la mort de Mahsa Amini.

La jeune Kurde iranienne est morte le 16 septembre, trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique, imposant aux femmes le port du voile en public.

Samedi, les forces de sécurité ont usé de nouvelles méthodes contre les manifestants dans des universités de Téhéran, fouillant les étudiants et obligeant ceux qui portaient des masques à les enlever afin de les identifier, selon des militants.

Malgré cela, des étudiants ont manifesté à l'Université Islamique de Machhad, dans le nord-est de l'Iran, criant "je suis une femme libre, vous êtes les pervers", selon une vidéo publiée par la BBC Persian.

"Un étudiant meurt, mais n'accepte pas l'humiliation", criaient les étudiants à l'université de Gilan, à Rasht, dans le nord de l'Iran, sur une vidéo mise en ligne par un militant.

L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier dans l'immédiat ces vidéos.

«Colère» et «résistance»

La vague de contestation déclenchée à travers le pays par la mort à 22 ans de Mahsa Amini est sans précédent par son ampleur et sa nature depuis la Révolution islamique de 1979.

Au fil des jours, les manifestations pour la liberté des femmes se sont transformées en contestation dirigée contre le pouvoir, pendant que le régime iranien dénonce des "émeutes".

A Qazvin, dans le nord-ouest de l'Iran, des dizaines de manifestants ont crié samedi des slogans hostiles au régime lors d'un hommage à un manifestant tué, Javad Heydari, 40 jours après sa mort.

Selon l'ONG Hengaw, basée en Norvège et qui défend les droits des Kurdes d'Iran, une "grève largement suivie" était observée samedi à Saghez, la ville natale de Mahsa Amini, dans la province du Kurdistan, où les magasins avaient baissé le rideau.

"Notre arme est notre unité, notre arme est notre colère, notre arme est notre résistance (...) On ne peut pas s'opposer à la volonté du peuple", a lancé sur Twitter Hassan Ronaghi, le frère d'un militant des droits humains très connu, Hossein.

Une vidéo diffusée par Manoto, une chaîne de télévision basée l'étranger et interdite en Iran, semblait montrer des étudiants enfermés à l'intérieur de l'Université Islamique Azad de Téhéran.

La répression de cette vague de contestation par les forces de sécurité a fait au moins 186 morts, selon un nouveau bilan publié samedi par l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège. Des milliers de personnes ont été arrêtées, dont des journalistes, des avocats, des militants et des célébrités, d'après des ONG.

«Massacre» à Khach

Selon IHR, 118 personnes ont aussi été tuées dans un autre mouvement de protestation à Zahedan, au Sistan-Baloutchistan, déclenché le 30 septembre après le viol supposé d'une jeune fille par un policier. Cette région pauvre du sud-est de l'Iran est peuplée par la minorité baloutche, adhérant majoritairement à l'islam sunnite et non au chiisme dominant en Iran.

Lors d'une nouvelle flambée de violence dans cette province, les forces de sécurité ont tiré vendredi sur des manifestants à Khach, près de Zahedan, ont affirmé des ONG. Dix personnes pourraient avoir été tuées et des dizaines d'autres avoir été blessées, d'après Amnesty International.

Le religieux qui prononçait la prière du vendredi à Zahedan, Molavi Abdol Hamid, a dénoncé le "massacre" de manifestants, faisant état de 16 morts.

Des vidéo vérifiées par l'AFP montrent des jeunes courant pour se mettre à l'abri et criant, alors que des tirs résonnent à Khach et à Zahedan.

Un responsable de la province de Kerman, également dans le sud-est, a reconnu que les autorités avaient du mal à venir à bout des manifestations.

"Les restrictions de l'internet, l'arrestation de meneurs des émeutes et la présence des pouvoirs publics dans les rues mettent toujours fin à la sédition, mais ce type de sédition et son public sont différents", a déclaré ce représentant de la province pour la politique et la sécurité, Rahman Jalali, cité par l'agence de presse Isna.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.