L'Iran… annonciateur du changement

Des manifestants défilant lors de la "Marche de solidarité pour l'Iran" à Washington (Photo, AFP).
Des manifestants défilant lors de la "Marche de solidarité pour l'Iran" à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 05 novembre 2022

L'Iran… annonciateur du changement

  • Le chercheur irakien Hayder al-Khoie atteste qu'une révolte civile, politique et culturelle est en train d'émerger dans la société iranienne
  • La police de la moralité risque d'être défigurée, au moins temporairement

Les manifestations qui se déroulent en Iran depuis deux mois ne devraient pas conduire à des changements radicaux du régime iranien à court ou même à moyen terme. Cependant, les protestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini, qui se sont transformées en mouvement social, ont commencé à imposer leurs revendications sur ce à quoi la société et l'État devraient ressembler. Le plus alarmant pour le régime, c'est qu'il ne se limite pas à un groupe d'âge ou à une nationalité en particulier - c'est devenu un mouvement généralisé, comme on n'en a pas vu en Iran depuis 1979.

Un tweet du chercheur irakien Hayder al-Khoie mardi dernier, cité par le Washington Post, atteste qu'une révolte civile, politique et culturelle est en train d'émerger dans la société iranienne. « Je viens d'atterrir à Téhéran. Il ne semble pas ou ne semble pas qu'une révolution soit en cours, mais il y a eu des changements sociopolitiques massifs : les femmes marchent maintenant avec désinvolture en public sans foulard. La police de la moralité risque d'être défigurée, au moins temporairement, et peut-être partie pour de bon. Son tweet montre que ce qui a commencé il y a deux mois à Téhéran est plus qu'un mouvement de protestation mais n'est pas devenu une insurrection populaire. Il s'agit plutôt d'un mouvement de désobéissance civile, à la fois au-dessus et au-dessous de la surface.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Sur la résistance et le jargon de la rhétorique des militants libanais

Une image prise par la télévision al-Manar du Hezbollah, le 27 octobre 2022, montre le chef du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah prononçant un discours télévisé (Photo, al-Manar/AFP).
Une image prise par la télévision al-Manar du Hezbollah, le 27 octobre 2022, montre le chef du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah prononçant un discours télévisé (Photo, al-Manar/AFP).
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  • Très rarement, les responsables du Hezbollah disent quoi que ce soit sur les positions du président
  • Et ils ne mentionnent pas non plus quoi que ce soit sur son intégrité ou même sa volonté de se conformer à la constitution

Lorsqu'un haut responsable du Hezbollah libanais évoque les critères qui rendent un président de la république acceptable aux yeux du parti, il évoque des phrases et des termes comme : « La pression américaine ne lui fait pas peur », « Israël le craint », « il défie... », « il tient bon... », « il affronte... »

Le fait est que ce langage fait davantage penser à un bon boxeur ou à un lutteur qu’à un bon homme politique. Très rarement, les responsables du Hezbollah disent quoi que ce soit sur les positions du président qu'ils souhaitent sur l'économie ou le système éducatif du pays, sur ses opinions sur les questions sociales ou sur sa vision du monde, et ils ne mentionnent pas non plus quoi que ce soit sur son intégrité ou même sa volonté de se conformer à la constitution. Ce sont les questions sur lesquelles un homme politique est interrogé et tenu responsable.

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Art et pouvoir de la déformation politique

Le président tunisien Kais Saied (Photo, AFP).
Le président tunisien Kais Saied (Photo, AFP).
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  • Au lendemain de la révolution et pendant plus d’une décennie, la déformation politique et l’inaptitude dans les domaines et les activités en tous genres avaient perduré
  • Les gouvernants de l’époque avaient privé la Tunisie de quiétude et de dimension

Au lendemain de la révolution et pendant plus d’une décennie, la déformation politique et l’inaptitude dans les domaines et les activités en tous genres avaient perduré. Les gouvernants de l’époque avaient privé la Tunisie de quiétude et de dimension. Les valeurs liées à l’action politique, notamment morales, respect des règles, respect des autres et loyauté, avaient entraîné le paysage politique dans une démobilisation particulièrement orientée vers l’excès et la disproportion.

La plupart des partis politiques avaient associé avec imprécision l’action politique aux dépassements et aux dérèglements. Ils en avaient fait un prétexte, voire une raison, pour dénaturer les vertus de la révolution, tout particulièrement à travers des comportements abusifs, ou même des relents récurrents à l’absence de morale.

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Coupe d’Afrique des nations: 37 ans après, le Maroc accueille la fête du Continent-Mère

Patrice Motsepe (2e à gauche), président de la Confédération africaine de football (CAF), annonce les pays hôtes de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 et 2027 (Photo, AFP).
Patrice Motsepe (2e à gauche), président de la Confédération africaine de football (CAF), annonce les pays hôtes de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 et 2027 (Photo, AFP).
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  • L’annonce a été faite par le président de la CAF, Patrice Motsepe, lors d’une conférence de presse tenue au Caire
  • «Je suis très fier du Maroc», a déclaré Motsepe

Avec les infrastructures multiples et le savoir-faire attesté du pays, les concurrents du dossier marocain n’avaient aucune chance. C’est donc naturellement que le comité exécutif de la Confédération africaine de football a décidé, à l’unanimité, de confier l’organisation de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations au Royaume.

L’annonce a été faite par le président de la CAF, Patrice Motsepe, lors d’une conférence de presse tenue au Caire, à la suite de la réunion du comité exécutif. Même si le désistement des autres candidatures avait enlevé tout suspense, il a fallu attendre l’officialisation de la décision par le patron du football africain et voir enfin les mots «Maroc, pays organisateur de la CAN 2025», pour en avoir le cœur net. L’histoire du football africain nous a toujours appris à être prudents avec les décisions où la politique se mêle allègrement des affaires du football.

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