Arménie-Azerbaïdjan: Pourparlers aux Etats-Unis après de nouveaux heurts

Des affrontements ont régulièrement lieu à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan (Photo, AFP).
Des affrontements ont régulièrement lieu à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 novembre 2022

Arménie-Azerbaïdjan: Pourparlers aux Etats-Unis après de nouveaux heurts

  • «Des unités des forces armées azerbaïdjanaises ont ouvert le feu (...) sur des positions arméniennes situées dans le secteur oriental de la frontière», a déclaré le ministère arménien de la Défense
  • De son côté, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a accusé les forces arméniennes d'avoir tiré «avec des armes légères de différents calibres» sur les positions de Bakou, sans faire état non plus de pertes

WASHINGTON: L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont tenu des discussions lundi à Washington sous l'égide des Etats-Unis, quelques heures après de nouveaux bombardements frontaliers dans un conflit qui a fait des centaines de morts ces derniers mois.

Les ministres des Affaires étrangères de ces deux pays rivaux du Caucase ont été reçus par le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken.

"Les Etats-Unis sont engagés dans les négociations de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan", a déclaré M. Blinken avant la rencontre. "Le dialogue direct est la meilleure façon de parvenir à une paix durable et nous sommes heureux de soutenir cela", a-t-il dit en saluant le "courage" des deux parties.

Un responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat assurait qu'il s'agissait moins de "négociations" de paix à proprement parler que de fournir l'occasion aux belligérants de se rencontrer et de parler.

Il y a une semaine à peine, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s'étaient engagés à "ne pas recourir à la force", lors d'un sommet en Russie avec le président russe Vladimir Poutine.

Mais, dans la nuit de dimanche à lundi, "des unités des forces armées azerbaïdjanaises ont ouvert le feu (...) sur des positions arméniennes situées dans le secteur oriental de la frontière", a déclaré le ministère arménien de la Défense dans un communiqué, ajoutant qu'il n'y avait eu "aucune victime".

De son côté, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a accusé les forces arméniennes d'avoir tiré "avec des armes légères de différents calibres" sur les positions de Bakou, sans faire état non plus de pertes.

Le Kremlin, qui joue traditionnellement le rôle d'arbitre dans cette région, a appelé Erevan et Bakou à "se garder de toute action qui pourrait conduire à une escalade des tensions".

Des affrontements ont régulièrement lieu à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. En septembre, des combats entre les deux pays ont ainsi fait 286 morts dans les deux camps et réveillé la crainte d'une guerre de grande ampleur, comme celle qui a fait plus de 6 500 tués en 2020.

Ce conflit est lié à des disputes territoriales, notamment autour du Nagorny Karabakh, une région montagneuse peuplée majoritairement d'Arméniens qui a fait sécession de l'Azerbaïdjan au début des années 1990 avec l'aide d'Erevan. Une première guerre avait alors fait plus de 30 000 morts.

Depuis la guerre de 2020, stoppée par un cessez-le-feu parrainé par Moscou, l'Arménie et l'Azerbaïdjan mènent de difficiles pourparlers de paix, avec plusieurs initiatives parallèles.

L'Union européenne a réuni à plusieurs reprises MM. Pachinian et Aliev à Bruxelles et les Etats-Unis avaient déjà convié en septembre les ministres arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères pour des discussions en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

La Russie, qui considère le Caucase comme son pré carré, voit d'un mauvais oeil ces efforts, soupçonnant les Occidentaux de vouloir la concurrencer alors qu'elle est occupée avec son invasion de l'Ukraine.

 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.