Deux Palestiniens tués par des soldats israéliens

Des membres d’un cortège funéraire réagissent après qu’un membre du groupe armé appelé «les brigades de Balata» a tiré en l’air lors des funérailles de l'adolescent palestinien Mahdi Hashash, qui a succombé à des blessures par éclats d'obus provoquées par un raid israélien, à Balata, près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, mercredi. (AFP)
Des membres d’un cortège funéraire réagissent après qu’un membre du groupe armé appelé «les brigades de Balata» a tiré en l’air lors des funérailles de l'adolescent palestinien Mahdi Hashash, qui a succombé à des blessures par éclats d'obus provoquées par un raid israélien, à Balata, près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, mercredi. (AFP)
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Publié le Jeudi 10 novembre 2022

Deux Palestiniens tués par des soldats israéliens

  • Un adolescent est décédé tandis que cinquante-six autres ont été blessés lors d'un raid israélien qui a eu lieu dans la ville de Naplouse tôt dans la journée de mercredi
  • Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré que Mahdi Hashash avait été grièvement blessé par une balle dans l'abdomen et que les médecins avaient ensuite constaté son décès

RAMALLAH: Deux Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens en Cisjordanie occupée.

Un adolescent est décédé tandis que cinquante-six autres ont été blessés lors d'un raid israélien qui a eu lieu dans la ville de Naplouse tôt dans la journée de mercredi. Les responsables palestiniens ont identifié la victime comme étant Mahdi Hashash, 15 ans.

Ali Issa, 29 ans, un autre Palestinien, a été tué par des soldats mercredi soir à l'ouest de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé le ministère palestinien de la Santé.

Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré que Mahdi Hashash avait été grièvement blessé par une balle dans l'abdomen et que les médecins avaient ensuite constaté son décès. Trois autres personnes ont été touchées par des balles en caoutchouc et cinquante-trois ont souffert des effets de l'inhalation de gaz.

Une branche de la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe militant palestinien, a appelé l’adolescent disparu «notre martyr».

Les affrontements ont eu lieu après que des dizaines de colons israéliens ont pris d'assaut le lieu après minuit et les confrontations se sont poursuivies jusqu'aux premières heures de mercredi.

Les personnes présentes aux funérailles de Hashish ont scandé des slogans condamnant «les crimes de l'occupation israélienne contre le peuple palestinien.»

Le porte-parole du gouvernement palestinien, Ibrahim Melhem, s'adressant à Arab News, a qualifié les incursions en Cisjordanie de «terrorisme d'État systématique» coordonné entre les forces armées israéliennes et les colons.

Il a déclaré: «Il n'y a plus de différence entre les forces armées israéliennes et le terrorisme systématique des colons contre les Palestiniens, qui ne respectent pas la vie des Palestiniens, y compris celle des enfants.»

Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a indiqué que la résistance continue des Palestiniens contre l'agression israélienne confirme leur détermination à poursuivre leur combat.

Il a ajouté: «Le sang des martyrs a toujours été un carburant pour l'escalade de la révolution de notre peuple et un motif pour continuer à combattre l'occupant jusqu'à ce que les objectifs de liberté et d'indépendance de notre peuple soient atteints.»

Le Front populaire de libération de la Palestine a appelé au soutien de tous les groupes de résistance en Cisjordanie.

Le quotidien israélien Haaretz a rapporté qu'un événement politique avait été organisé au tombeau de Joseph, dans la banlieue de Naplouse, avec l'approbation du général de brigade Avi Plaut, commandant militaire des Forces de défense israélienne (FDI) en Cisjordanie.

Des élus de la Knesset ont assisté à l'événement et il a été rapporté que les politiciens avaient été invités par le chef du conseil des colonies en Cisjordanie, Yossi Dagan.

Cette décision a été prise malgré les avertissements de hauts responsables de la sécurité, qui ont déclaré que la tenue d'un événement politique à cet endroit pourrait entraîner de nouvelles confrontations dans la région de Naplouse.

Mercredi, les troupes israéliennes ont arrêté quatorze Palestiniens dans plusieurs lieux de Cisjordanie et de Jérusalem.

Les soldats ont également pris possession de deux maisons mobiles à l'est de Yatta, au sud de Hébron, en Cisjordanie.

Le coordinateur des comités de protection et de résilience dans les montagnes du sud de Hébron, Fouad al-Amour, a déclaré que le mouvement de l'armée coïncidait avec le début des pluies afin de faire pression sur les résidents pour qu'ils quittent leurs terres, les libérant ainsi pour les colons.

Depuis le début de l'année, les soldats israéliens ont tué cent trente-cinq Palestiniens en Cisjordanie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.