Les Palestiniens rejettent le projet d'ambassade américaine permanente à Jérusalem

L'ambassadeur américain en Israël, David Friedman (Photo, AFP).
L'ambassadeur américain en Israël, David Friedman (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 11 novembre 2022

Les Palestiniens rejettent le projet d'ambassade américaine permanente à Jérusalem

  • Le plan de développement du site comprend des terres saisies illégalement par Israël, affirment les Palestiniens
  • «Israël utilise la loi sur la propriété des absents pour effacer notre histoire sociale», déclare un professeur retraité

RAMALLAH: Les Palestiniens ont exprimé leur colère face à la décision des autorités israéliennes et américaines de construire une ambassade amércaine permanente à Jérusalem sur des terres qui, selon eux, ont été illégalement acquises.
Le projet comprendra le bâtiment de la mission, des bureaux, des logements pour le personnel, des parkings et des bâtiments de sécurité.
En février 2021, les États-Unis et Israël ont présenté un projet de construction du complexe sur des terres qu'Israël a confisquées à des Palestiniens en vertu de sa loi de 1950 sur les biens des absents. Les descendants des premiers propriétaires, dont des citoyens américains et des Palestiniens de Jérusalem-Est, demandent l'annulation du projet.
Le Comité local de planification et de construction de Jérusalem a publié des plans pour la construction d'une mission permanente après le déplacement de l’ancienne ambassade de Tel Aviv à un site temporaire à Jérusalem en 2018.
Le site choisi est la base militaire Allenby abandonnée à la périphérie de Talpiot, qui a été utilisée par l'armée israélienne jusque dans les années 1990. Bien que la majeure partie du site se trouve à Jérusalem Ouest, une partie est classée comme «terre interdite» parce qu’elle se situe entre les parties orientale et occidentale de la ville.
La municipalité israélienne de Jérusalem n'a pas donné de date d'achèvement du projet, mais le maire adjoint, Flor Hassan Nahum, a révélé que la publication des plans était le fruit de quatre années de travail acharné avec la mission américaine.
Des sources israéliennes ont déclaré mercredi que le public aurait soixante jours pour faire part de ses objections au plan avant le début des travaux de développement.
Ali Qleibo, un professeur d'université à la retraite de Jérusalem, âgé de 70 ans, qui possède 20 dunums (deux hectares) du terrain à développer, a déclaré à Arab News que cette terre appartenait à sa famille depuis trois-cent-cinquante ans.
«Les autorités israéliennes ne se soucient pas de savoir qui en est le propriétaire. Tout ce qui les intéresse, c'est de faire plaisir aux Israéliens et d'avoir l'ambassade à Jérusalem», a-t-il expliqué.
«C'est extrêmement vexant, agaçant et frustrant d'être aussi impuissant, sachant que les Israéliens et les Américains peuvent décider du sort de mon histoire sociale, de ma prospérité et de mon identité contre toutes les lois internationales qui reconnaissent Jérusalem comme une ville occupée.
«Cette terre est un don islamique, et j'en bénéficie. Mais les autorités israéliennes l'ont saisie en vertu de la loi sur les biens des absents.»
Qleibo a signalé qu'il avait essayé à plusieurs reprises d'accéder à ses terres, mais que les autorités israéliennes l'en avaient empêché.
Le Centre juridique pour les droits des minorités arabes en Israël (Adalah) a indiqué dans une déclaration en juillet qu'après avoir examiné des documents archivés, il pouvait confirmer «de façon définitive» que les terres destinées au plan de développement appartenaient à des Palestiniens.
L'ambassade des États-Unis en Israël n'a pas commenté ces affirmations.
Souhad Bichara, conseillère juridique chez Adalah, a déclaré à Arab News que le terrain ayant été confisqué illégalement par Israël, ne devrait pas être utilisé par Washington pour bâtir le complexe de son ambassade. Elle a ajouté que son organisation va écrire au Département d'État américain la semaine prochaine pour tenter de faire annuler ces plans.
Adalah envisage également de soumettre une objection aux autorités israéliennes, a ajouté Bichara.
L'ancien président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël en 2017 avant de déplacer l'ambassade dans la ville l'année suivante. La plupart des pays ont refusé de déplacer leur ambassade à Jérusalem, même si le Honduras, le Guatemala et le Kosovo font partie de ceux qui se sont écartés de cette tendance.
Israël insiste sur le fait que sa capitale comprend l'ensemble de Jérusalem, mais les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de l'État palestinien.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com