Un homme soupçonné d'espionnage industriel pour la Chine arrêté au Canada

Le quartier général de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Surrey, en Colombie-Britannique, au Canada. (REUTERS)
Le quartier général de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Surrey, en Colombie-Britannique, au Canada. (REUTERS)
Short Url
Publié le Mardi 15 novembre 2022

Un homme soupçonné d'espionnage industriel pour la Chine arrêté au Canada

  • Yuesheng Wang, 35 ans, «est accusé d'espionnage pour avoir obtenu des secrets industriels dans le cadre de ses fonctions au sein d'Hydro-Québec», a indiqué David Beaudoin, inspecteur de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC)
  • Il a annoncé qu'il s'agissait d'une première au Canada, qui a récemment durci le ton contre Pékin après un rapport faisant état d'interférence lors d'élections et de la présence de postes de police chinois illégaux dans le pays

MONTREAL : La police canadienne a annoncé lundi l'arrestation d'un ancien chercheur de la compagnie d'électricité Hydro-Québec pour espionnage industriel au profit de la Chine, dans un contexte de tensions entre les deux pays.

Yuesheng Wang, 35 ans, "est accusé d'espionnage pour avoir obtenu des secrets industriels dans le cadre de ses fonctions au sein d'Hydro-Québec", a indiqué David Beaudoin, inspecteur de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC).

Il a annoncé qu'il s'agissait d'une première au Canada, qui a récemment durci le ton contre Pékin après un rapport faisant état d'interférence lors d'élections et de la présence de postes de police chinois illégaux dans le pays.

Yuesheng Wang est soupçonné d'avoir partagé des renseignements au "profit de la République populaire de Chine et au détriment des intérêts économiques du Canada".

Il est accusé d'obtention de secrets industriels, de fraude et d'abus de confiance par un fonctionnaire. M. Wang doit être présenté mardi matin à un juge.

Selon la police, ce chercheur aurait publié des articles scientifiques et brevets pour le compte d'une université ainsi que des centres de recherche chinois à l'insu de son employeur, entre février 2018 et octobre 2022.

"Hydro-Québec fait partie des infrastructures essentielles et constitue un intérêt stratégique à protéger", a ajouté la police.

Le suspect a été arrêté à son domicile, dans la banlieue de Montréal.

Le dépôt d'une plainte d'Hydro-Québec avait conduit à l'ouverture d'une enquête en août 2022.

Hydro-Québec a précisé que l'homme travaillait sur des sujets "liés aux matériaux de batterie" au Centre d'excellence en électrification des transports et en stockage d'énergie (CEETSE) jusqu'à son récent licenciement "pour manquements graves au Code d'éthique de l'entreprise".

"L'ensemble de ses accès lui ont été retirés dès les premiers soupçons", a expliqué l'entreprise.

Les relations entre la Chine et le Canada se sont fortement dégradées ces dernières années, notamment après l'arrestation par le Canada à la demande des Etats-Unis de la directrice financière de Huawei Meng Wanzhou en 2018.

Malgré une détente relative après sa libération et celle de deux Canadiens arrêtés en représailles, ces dernières semaines ont été marquées par un nouveau durcissement des relations.

Le Premier ministre Justin Trudeau a récemment estimé que la Chine se livrait à des "jeux agressifs" avec les démocraties et les institutions canadiennes.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.