Attentat visant un centre de migrants à Douvres: la police britannique met en garde contre d’autres attaques de l’extrême droite

Andrew Leak a envoyé jusqu’à trois bombes incendiaires dans le centre de traitement des demandes d’asile le 30 octobre. (Reuters)
Andrew Leak a envoyé jusqu’à trois bombes incendiaires dans le centre de traitement des demandes d’asile le 30 octobre. (Reuters)
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Publié le Mardi 15 novembre 2022

Attentat visant un centre de migrants à Douvres: la police britannique met en garde contre d’autres attaques de l’extrême droite

Andrew Leak a envoyé jusqu’à trois bombes incendiaires dans le centre de traitement des demandes d’asile le 30 octobre. (Reuters)
  • Les autorités affirment qu’elles surveillent les menaces à l’encontre des migrants et que des contrôles de sécurité sont en cours
  • Andrew Leak, qui avait auparavant tweeté qu’il voulait brûler vifs des enfants musulmans, s’est suicidé après avoir lancé une attaque contre un centre de traitement des demandes d’asile à Douvres

LONDRES: Le service de police britannique chargé de la lutte contre le terrorisme (UK Counter Terrorism Policing) a déclaré qu’il surveillait les menaces d’extrémistes visant des migrants et des réfugiés après l’attaque d’un homme aux convictions d’extrême droite contre un centre de traitement des demandes d’asile le 30 octobre.

Andrew Leak, qui avait auparavant tweeté qu’il voulait brûler vifs des enfants musulmans, s’est suicidé après avoir lancé des bombes artisanales dans le centre de traitement des demandes d’asile Western Jet Foil à Douvres.

Le nombre de personnes qui tentent d’entrer au Royaume-Uni par la Manche a considérablement augmenté ces dernières années, notamment en raison de la présence de personnes en quête de sécurité venant de pays tels que l’Iran et l’Afghanistan.

Par ailleurs, en septembre 2020, des avocats représentant des migrants ont été pris pour cible par des extrémistes de droite, tandis qu’un adolescent a été arrêté en 2021 après avoir écrit sur un forum en ligne néonazi: «Je prépare une attaque contre la côte de Douvres où chaque musulman et réfugié a été mis en sécurité. Si vous êtes intéressé, faites-le moi savoir maintenant.»

La police craint que de nouvelles attaques ne soient perpétrées contre des migrants vulnérables au Royaume-Uni. Les autorités ont ordonné l’examen de la sécurité des installations de traitement et d’hébergement des migrants, qui font l’objet d’un nombre croissant de protestations ces dernières semaines.

Un porte-parole a déclaré au journal The Independent que le service de police britannique chargé de la lutte contre le terrorisme travaillait «vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour surveiller et évaluer toute menace terroriste nouvelle, émergente ou potentielle».

M. Leak, âgé de 66 ans, suivait de nombreuses plates-formes en ligne documentant les migrations vers la Grande-Bretagne à travers la Manche, notamment des militants qui harcelaient les réfugiés dans les hôtels du Royaume-Uni. Après l’attaque, il a été considéré comme un héros par de nombreux groupes néonazis et d’extrême droite en ligne.

Une personne a réagi à ses actions en ligne: «Ce n’est que le début». Un autre internaute a écrit: «Les hôtels vont aussi prendre feu à un moment donné». «Que ce soit le début de la riposte, il était temps», a commenté un troisième.

«La sécurité et la sûreté de nos sites et des personnes dont nous avons la charge ont toujours été prises très au sérieux et restent notre priorité absolue. Depuis l’incident choquant de Western Jet Foil, nous avons revu nos évaluations des risques et pris des mesures pour protéger les personnes dont nous avons la charge», a assuré un porte-parole du Bureau de l’Intérieur à The Independent.

«Une enquête policière sur l’incident à Douvres est toujours en cours et il serait inapproprié de faire d’autres commentaires.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.