Irak: 15 morts dans l'explosion d'une cuve de carburant

La défense civile de Souleymanieh affirme que dix équipes travaillent pour sauver les personnes ensevelies sous les décombres des bâtiments. (INA)
La défense civile de Souleymanieh affirme que dix équipes travaillent pour sauver les personnes ensevelies sous les décombres des bâtiments. (INA)
Short Url
Publié le Vendredi 18 novembre 2022

Irak: 15 morts dans l'explosion d'une cuve de carburant

  • L'explosion survenue jeudi soir à Souleimaniyeh, deuxième grande ville du Kurdistan autonome, a fait 15 morts et une dizaine de blessés, selon un bilan définitif
  • L'immeuble résidentiel de trois étages s'est écroulé sous l'impact d'une déflagration provoquée par une fuite dans une cuve de gaz de pétrole liquéfiés

SOULEIMANIYEH: Quinze personnes ont péri dans l'explosion d'une cuve de carburant ayant provoqué l'effondrement d'un immeuble dans le nord de l'Irak, ont annoncé vendredi les autorités locales, à la fin des opérations de sauvetage menées pour retrouver des victimes sous les décombres.

L'explosion survenue jeudi soir à Souleimaniyeh, deuxième grande ville du Kurdistan autonome, a fait 15 morts et une dizaine de blessés, selon un bilan définitif communiqué à l'AFP par le gouverneur de Souleimaniyeh, Haval Abou Bakr, qui a décrété un jour de deuil.

"Il n'y a plus de corps sous les décombres de la maison", a-t-il précisé, indiquant que "la majorité des victimes sont des femmes et des enfants".

L'immeuble résidentiel de trois étages s'est écroulé sous l'impact d'une déflagration provoquée par une fuite dans une cuve de gaz de pétrole liquéfiés (GPL), utilisé pour le chauffage, selon les autorités locales.

Un précédent bilan humain donné vendredi matin faisait état de 11 morts tandis que les services de secours cherchaient encore quatre personnes dans les ruines de l'immeuble. Quelques heures plus tard, le chef des urgences de la ville, Saman Nader, a rapporté "la fin des opérations", précisant qu'au total 15 corps avaient finalement été découverts.

Un correspondant de l'AFP a pu voir les secouristes s'activer parmi les décombres sous le regard des habitants de la ville. Sur le site, un immeuble voisin a également souffert du souffle de l'explosion, sa façade noircie et ses fenêtres ayant volé en éclat.

Bafel Jalal Talabani, président de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), parti historique kurde aux manettes à Souleimaniyeh, a annoncé qu'il financerait la reconstruction de la maison détruite et des bâtiments attenants, mais aussi les frais médicaux des blessés qui

auraient besoin de soins à l'étranger, selon le site Internet de la formation politique.

En Irak, les normes de sécurité sont peu respectées, que ce soit dans le secteur du transport ou de la construction. Dans ce pays aux infrastructures en déliquescence, ce type de tragédies est monnaie courante.

Fin octobre, au moins neuf personnes ont été tuées et 13 autres blessées dans l'explosion accidentelle d'un camion-citerne transportant du gaz à Bagdad, la capitale irakienne.

En avril 2021, plus de 80 personnes avaient péri dans l'incendie d'un hôpital dans la capitale irakienne, où des bouteilles d'oxygène mal stockées avaient explosé.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Short Url
  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

Short Url
  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Short Url
  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".