Iran: Des militants craignent un durcissement de la répression contre les Kurdes

Des Iraniens dans le cortège funèbre de personnes tuées lors d'une fusillade, dans la ville d'Izeh, dans la province iranienne du Khouzistan, le 18 novembre 2022 (Photo, AFP).
Des Iraniens dans le cortège funèbre de personnes tuées lors d'une fusillade, dans la ville d'Izeh, dans la province iranienne du Khouzistan, le 18 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 21 novembre 2022

Iran: Des militants craignent un durcissement de la répression contre les Kurdes

  • Des forces armées ont été envoyées samedi en renfort dans la ville de Mahabad
  • Les premières manifestations avaient éclaté dans des localités kurdes du nord-ouest

PARIS: Des défenseurs des droits humains ont accusé dimanche les autorités iraniennes de déployer des renforts militaires dans les régions kurdes où les manifestations se sont intensifiées, disant craindre un durcissement de la répression.

Des forces armées ont été envoyées samedi en renfort dans la ville de Mahabad, dans le nord-ouest de l'Iran, a indiqué dimanche sur Twitter le groupe de défense des droits des Kurdes d'Iran Hengaw, ajoutant que "des coups de feu ont été entendus dans des quartiers résidentiels."

L'ONG basée en Norvège a diffusé sur les réseaux sociaux des images montrant, selon elle, un hélicoptère survolait Mahabad avec à bord des membres des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Toujours selon Hengaw, des commerçants ont observé une grève dimanche en signe de protestation contre la répression.

La République islamique d'Iran est le théâtre d'un mouvement de contestation déclenché le 16 septembre par la mort de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le code vestimentaire strict imposant aux femmes de porter le voile.

Les premières manifestations avaient éclaté dans des localités kurdes du nord-ouest, en particulier à Saghez, la ville natale de Mahsa Amini, avant de se répandre dans d'autres villes.

«Electricité coupée»

Les autorités ont "coupé l'électricité à Mahabad et des tirs à l'arme automatique sont entendus", a écrit samedi soir Mahmood Amiry-Moghaddam, le directeur de l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée à Oslo, faisant état "d'informations non confirmées sur des manifestants tués ou blessés".

Il a partagé sur Twitter un clip audio présenté comme pris à Mahabad, sur lequel on distingue des cris et des tirs.

Selon Hengaw, des explosions ont été entendues dimanche à l'aube dans plusieurs villes de la province du Kurdistan, dont Marivan, Boukan et Saghez. La situation est aussi "critique" à Divandarreh, où les forces de sécurité ont tué trois manifestants samedi, a ajouté l'ONG.

En Iran, l'agence de presse Tasnim, agréée par les autorités, a affirmé que "des émeutiers ont attaqué, pillé et incendié des maisons à Mahabad, notamment celles appartenant à des policiers et des militaires".

"La sécurité y est maintenant rétablie et les commerces ont rouvert", a-t-elle ajouté.

«Punir»

Les Kurdes représentent l'une des principales minorités ethniques en Iran - environ 10 millions sur 83 millions d'habitants - et adhèrent majoritairement à l'islam sunnite et non au chiisme dominant dans le pays.

Depuis la mi-septembre, les manifestations se sont multipliées puis transformées en un vaste mouvement contre le pouvoir, sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.

Au moins 378 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations, selon un dernier bilan diffusé samedi par IHR.

Parmi elles, 255 ont péri lors des protestations liées à la mort de Mahsa Amini et 123 au Sistan-Baloutchistan, une province pauvre du sud-est de l'Iran, dont plus de 90 le 30 septembre dans la capitale provinciale Zahedan, lors de manifestations contre le viol d'une adolescente imputé à un policier.

Parmi les victimes figurent 47 enfants, selon IHR.

Alors que les autorités iraniennes continuent d'imputer la contestation à des "émeutiers", le guide suprême Ali Khamenei a promis samedi de "punir" les "auteurs de meurtres et de vandalisme".

La justice a condamné jusqu'à présent six manifestants pour leur implication dans les manifestations.

Samedi, elle a convoqué huit personnalités du cinéma, de la politique et du sport, accusées d'avoir publié des contenus "provocateurs" en soutien à la contestation.

Dimanche, deux actrices connues, Hengameh Ghaziani et Katayoun Riahi, ont été arrêtées par les services de sécurité après avoir retiré leur foulard en public en signe apparent de soutien au mouvement, selon l'agence officielle Irna.

Le chef de la Fédération iranienne de boxe, qui se trouve en Espagne pour une compétition, a lui annoncé sa décision de ne pas rentrer en Iran.

"J'ai décidé de ne pas revenir en Iran pour être la voix de ceux dont la voix n'est pas entendue par les autorités", a dit Hossein Souri dans une vidéo diffusée samedi.

Et au Qatar où s'est ouvert dimanche le Mondial de football, le défenseur Ehsan Hajsafi a déclaré que l'équipe nationale d'Iran voulait être "la voix" du peuple.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.