Tirs de roquettes sur la frontière turque depuis la Syrie, trois morts et six blessés

Un homme inspecte un site endommagé par des frappes aériennes turques qui ont frappé une centrale électrique dans le village de Taql Baql, dans la province de Hasakah en Syrie, le 20 novembre 2022. (Photo, AP)
Un homme inspecte un site endommagé par des frappes aériennes turques qui ont frappé une centrale électrique dans le village de Taql Baql, dans la province de Hasakah en Syrie, le 20 novembre 2022. (Photo, AP)
Short Url
Publié le Lundi 21 novembre 2022

Tirs de roquettes sur la frontière turque depuis la Syrie, trois morts et six blessés

Un homme inspecte un site endommagé par des frappes aériennes turques qui ont frappé une centrale électrique dans le village de Taql Baql, dans la province de Hasakah en Syrie, le 20 novembre 2022. (Photo, AP)
  • «Trois de nos citoyens ont perdu la vie. L'un d'eux est un enfant, un autre est un enseignant», a indiqué Süleyman Soylu en direct à la télévision, promettant une «réponse forte»
  • Des images publiées par des médias turcs, dont l'agence de presse officielle Anadolu, montrent les vitres brisées d'un établissement scolaire et un poids lourd en flammes

ISTANBUL: Des tirs de roquettes depuis le territoire syrien ont visé lundi la ville turque frontalière de Karkamis (Sud-Est), faisant trois morts dont un enfant et six blessés, a annoncé le ministre turc de l'Intérieur.

"Trois de nos citoyens ont perdu la vie. L'un d'eux est un enfant, un autre est un enseignant", a indiqué Süleyman Soylu en direct à la télévision, promettant une "réponse forte".

Le ministre de l'Education, Mahmut Özer, a pour sa part évoqué "trois morts et dix blessés".

Le gouverneur de la province de Gaziantep, Davut Gül, avait auparavant fait état de deux morts et six blessés, dont deux graves, après que "cinq mortiers/roquettes ont été tirés (...) en direction du centre de Karkamis".

Des images publiées par des médias turcs, dont l'agence de presse officielle Anadolu, montrent les vitres brisées d'un établissement scolaire et un poids lourd en flammes.

Selon Anadolu, les roquettes ont touché un lycée et deux maisons, ainsi qu'un camion près du poste-frontière qui relie Karkamis à la ville syrienne de Jarablus.

Des tirs de roquettes depuis la Syrie avaient déjà atteint dimanche un poste-frontière turc, faisant au moins huit blessés --deux soldats et six policiers turcs.

La Turquie a mené dimanche des raids aériens dans le Nord de l'Irak et de la Syrie qui ont fait une trentaine de morts dans plusieurs régions sous contrôle des forces kurdes syriennes et du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, accusés par Ankara d'avoir commandité l'attentat qui a fait six morts et 80 blessés le 13 novembre à Istanbul.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.