Les Houthis rejettent les appels de l'ONU à la désescalade et à la prolongation de la trêve

Un membre de la tribu chiite houthie avec son arme lors d'un rassemblement tribal à Sanaa, au Yémen. (AP)
Un membre de la tribu chiite houthie avec son arme lors d'un rassemblement tribal à Sanaa, au Yémen. (AP)
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Publié le Jeudi 24 novembre 2022

Les Houthis rejettent les appels de l'ONU à la désescalade et à la prolongation de la trêve

  • Les Houthis ont promis de continuer à attaquer les installations pétrolières avec des drones et des missiles jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites
  • Grundberg a condamné les attaques des Houthis contre les infrastructures pétrolières dans les provinces contrôlées par le gouvernement

AL-MUKALLA: Les dirigeants houthis ont rejeté les appels de l'envoyé de l'ONU pour le Yémen et des membres du Conseil de sécurité de l’organisation à interrompre leurs assauts contre les installations pétrolières dans le sud du Yémen ainsi qu’à prolonger le cessez-le-feu négocié par l'ONU.
Les Houthis ont promis de continuer à attaquer les installations pétrolières avec des drones et des missiles jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.
Le vice-ministre des Affaires étrangères des Houthis, Hussein al-Ezzi, a critiqué mercredi l'envoyé des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, qui a exhorté le mouvement à la désescalade et à la reprise des négociations de paix. Il a affirmé que le mouvement houthi avait également fait des compromis pour obtenir la paix au Yémen.
«Les revendications de Sanaa représentent les droits minimums de notre peuple», a déclaré Al-Ezzi sur Twitter.
Lors de son exposé au Conseil de sécurité sur la situation au Yémen mardi, Grundberg a condamné les attaques des Houthis contre les infrastructures pétrolières dans les provinces contrôlées par le gouvernement. Il a averti que ces attaques entraîneraient une reprise des combats, saperaient les efforts de paix et auraient de graves répercussions économiques pour le pays.
«Les attaques contre les infrastructures pétrolières et les menaces contre les compagnies pétrolières compromettent le bien-être de l'ensemble du peuple yéménite. Elles risquent de déclencher une spirale d'escalade militaire et économique, un schéma que nous avons déjà vu se produire au cours de la guerre du Yémen», a déclaré l'envoyé des Nations unies.
Le groupe armé a une nouvelle fois menacé de lancer des drones et des missiles équipés d'explosifs sur des installations pétrolières ainsi que sur des navires dans les zones contrôlées par le gouvernement. L’objectif des Houthis est de faire pression sur ce dernier pour qu'il accède à leur demande de partage des revenus pétroliers et de compensation des employés publics dans les régions qu'ils contrôlent.
Mardi, Mohammed Ali al-Houthi, un dirigeant houthi, a demandé que le gouvernement yéménite remette tous les revenus de l'État à la banque centrale de Sanaa et que le mouvement paie tous les fonctionnaires dans l'ensemble du pays, faute de quoi les Houthis continueront à cibler les installations pétrolières.
«Ne vous inquiétez pas! Nos drones et nos missiles vont accélérer le paiement des salaires», a lancé Al-Houthi à une foule de partisans dans la ville de Sanaa.
Des responsables locaux de la province du Hadramout, dans le sud-est du pays, ont déclaré que l'installation pétrolière d'Al-Dhabbah, attaquée par les Houthis dans la région de Shihr, sera fermée pour être réparée et pour déployer des défenses aériennes supplémentaires.
À Aden, mercredi, le Premier ministre yéménite, Maïn Abdelmalek Saïd, a promis de rester ferme face à la pression des Houthis et face aux frappes de drones, de défendre les institutions nationales du Yémen et de continuer à combattre les Houthis jusqu'à ce qu'ils soient expulsés des zones qu'ils contrôlent.
«Nous sommes convaincus que nous pouvons parvenir à la victoire sous l’égide du Conseil de direction présidentiel, et nous sommes sûrs de nos forces militaires, de nos services de sécurité ainsi que de la résistance nationale et populaire généralisée», a soutenu Saïd lors d'une réunion du Cabinet.
Un responsable yéménite a souligné à Arab News que le gouvernement avait renforcé les mesures de sécurité et les défenses aériennes dans les ports vitaux et les installations économiques du pays ainsi que les forces militaires à l'extérieur des villes clés, notamment la ville centrale de Marib.
Le gouvernement fait pression sur la communauté internationale, qui a semblé unanime dans sa condamnation des assauts les plus récents des Houthis, pour qu'elle désigne ces derniers comme des terroristes et qu'elle impose des restrictions sur les livraisons non humanitaires qui passent par le port de Hodeïda, contrôlé par les Houthis.
«Récemment, les condamnations de la communauté internationale se sont intensifiées, mais les condamnations seules sont insuffisantes. Seule une désignation internationale, en particulier de la part des États-Unis, pourrait convaincre le reste du monde d'interdire les importations commerciales, ce qui permettrait d'atteindre l'objectif suivant: tarir les sources financières de la milice», a expliqué le fonctionnaire, qui a préféré conserver l'anonymat.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.