Afflux de voyageurs libyens pour l'ouverture de la frontière avec la Tunisie

Des Libyens passent la frontière avec la Tunisie voisine via le poste frontière de Ras Jedir, après sa réouverture. (AFP)
Des Libyens passent la frontière avec la Tunisie voisine via le poste frontière de Ras Jedir, après sa réouverture. (AFP)
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Publié le Samedi 14 novembre 2020

Afflux de voyageurs libyens pour l'ouverture de la frontière avec la Tunisie

  • « Ca va m'éviter de passer par un troisième pays pour pouvoir me rendre en Tunisie », se réjouit celui qui « veille à porter un masque tout le temps »
  • Outre les échanges commerciaux, la Tunisie est la première destination de l'ouest libyen pour les soins médicaux

RAS JEDIR : Les Libyens ont afflué par dizaines samedi à la mi-journée vers le poste-frontière de Ras Jedir, au premier jour de la réouverture de la frontière avec la Tunisie, fermée il y a sept mois pour cause de pandémie.

Ahmad Moftah attend avec impatience de passer la frontière à bord de sa voiture: « la fermeture a trop duré et à cause de ça, mes traitements médicaux ont été retardés », lance ce Tripolitain. 

« Ca va m'éviter de passer par un troisième pays pour pouvoir me rendre en Tunisie », se réjouit celui qui « veille à porter un masque tout le temps ».

Le poste de Ras Jedir constitue le principal point de passage entre l'ouest de la Libye et le sud-est de la Tunisie, un territoire qui vit en grande partie du commerce transfrontalier, y compris de contrebande. 

Sa fermeture avait pris au piège des centaines de Libyens et de Tunisiens circulant entre les deux pays.

Outre les échanges commerciaux, la Tunisie est la première destination de l'ouest libyen pour les soins médicaux.

Pour le colonel Abou Rabii Makhlouf, chef de sécurité au poste-frontière de Ras Jedir, « la priorité va être donnée à ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les malades ». 

« Toutes les conditions prévues par le protocole sanitaire décidé vont être respectées, notamment celles en relation avec la pandémie du nouveau coronavirus », affirme à l'AFP ce responsable.

Côté tunisien, plusieurs dizaines de personnes sont passées vers la Libye, notamment des travailleurs et des familles ayant des proches en Libye. 

Au poste-frontière, les douaniers vérifiaient passeports et tests PCR exigés pour traverser et désinfectaient les voitures.

Des dizaines de camions transportant des marchandises patientaient sous le soleil, a constaté un correspondant de l'AFP.

« Nous effectuons des désinfections des véhicules, des bagages, des bâtiments et des voyageurs 24h/24. C'est fatiguant et pénible mais c’est nécessaire », a affirmé Hassan al-Gomati, chargé de la lutte contre la pandémie à la frontière côté libyen. 

Dimanche, les liaisons aériennes entre la Tunisie et la Libye vont elles aussi reprendre, ont annoncé les autorités des deux pays. 

Le commerce transfrontalier est essentiel pour les deux voisins : la fermeture par le passé de la frontière en raison de différends entre les deux pays avait régulièrement entraîné des mouvements sociaux et des heurts. 

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye connaît une rapide progression des cas de Covid-19, aggravant la situation dans un pays où les services sont défaillants. 

Un total de 72.628 cas de contamination dont 995 décès ont été recensés, selon le dernier bilan officiel publié jeudi, pour une population de quelque sept millions d'habitants. 

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.