La fièvre de la Coupe du monde gagne la nation saoudienne

L’événement multizone, intitulé «The Beautiful Game», comprend un musée dédié à la Coupe du monde. (Photo AN)
L’événement multizone, intitulé «The Beautiful Game», comprend un musée dédié à la Coupe du monde. (Photo AN)
L’événement multizone, intitulé «The Beautiful Game», comprend un musée dédié à la Coupe du monde. (Photo AN)
L’événement multizone, intitulé «The Beautiful Game», comprend un musée dédié à la Coupe du monde. (Photo AN)
L’événement multizone, intitulé «The Beautiful Game», comprend un musée dédié à la Coupe du monde. (Photo AN)
L’événement multizone, intitulé «The Beautiful Game», comprend un musée dédié à la Coupe du monde. (Photo AN)
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Publié le Jeudi 24 novembre 2022

La fièvre de la Coupe du monde gagne la nation saoudienne

  • Les expositions seront ouvertes pendant toute la durée du tournoi et abritent le premier ballon en cuir d’Angleterre, qui date de 1930
  • La zone Land of Legends du musée présente des maillots portés par douze joueurs de renom, actuels ou retraités

DJEDDAH: La fièvre du football gagne l’Arabie saoudite au moment où la Coupe du monde se tient au Qatar.

Les fans de tout le Royaume avaient les yeux rivés sur leurs écrans lorsque les Faucons verts ont marqué le deuxième but qui leur a permis de remporter leur match d’ouverture contre l’Argentine.
À Djeddah, l’enthousiasme a atteint son apogée avec les grands écrans que l’on retrouve un peu partout – dans les cafés, les restaurants et le long de la célèbre corniche.

La ville portuaire de la mer Rouge a donné le coup d’envoi d’un événement multizone, intitulé «The Beautiful Game», qui propose des espaces intérieurs et extérieurs pour regarder les matchs de la Coupe du monde sur grand écran, des jeux sur le thème du football et des séances de maquillage.

La zone comprend également un musée de la Coupe du monde sur l’Histoire du jeu, présentant certains de ses plus grands joueurs.

Les expositions seront ouvertes pendant toute la durée du tournoi. Elles abritent le premier ballon en cuir d’Angleterre, qui date de 1930. Au cours de cette décennie, les joueurs portaient des bérets pour éviter les blessures à la tête causées par les lacets du ballon.

L’organisateur de l’exposition, Mawada al-Zain, déclare à Arab News: «Dans les années 1930, le ballon était dans sa forme primitive et il comportait des lacets. Ce n’est que dans les années 1940 que sa fabrication a été améliorée. Dans les années 1950, le ballon a pris sa forme ronde complète sans aucun lacet.»
Parmi les autres objets exposés au musée figurent des gants de gardiens de but. Le gardien de but Gordon Banks – joueur de l’équipe d’Angleterre qui a remporté la Coupe du monde en 1966 – portait l’une des premières paires de gants spécialement conçues pour les gardiens lors de la Coupe du monde en 1970. Ces célèbres gants en caoutchouc à grande adhérence, présentés à l’exposition, ont fait leur apparition dans les magasins de sport au début des années 1970.

M. Al-Zain raconte: «Le gardien danois Peter Schmeichel affirme que les gants étaient un outil essentiel pour les gardiens de but et la société d’équipements sportifs Umbro les a perfectionnés.»

Dans la zone Land of Legends («La Terre des légendes»), on trouve des maillots portés par douze joueurs de renom, actuels ou retraités.

Un autre organisateur de l’exposition, Odai Abdeljawad, met en avant l’ancien footballeur italien Francesco Totti.

«Ce joueur est resté fidèle à son équipe (Rome), du début de sa carrière jusqu’à sa retraite. Il a joué huit cent quarante-trois matchs, il a marqué trois cent seize buts et il compte cinquante-huit sélections à son actif (auprès de l’équipe nationale italienne)», ajoute-t-il.

Dans la zone des stades, les visiteurs peuvent voir des ballons de football utilisés lors des matchs de la Coupe du monde de 1930 à 2018.

L’organisateur Abdelrahmane al-Zaidani confie à Arab News: «C’est toute une histoire, à commencer par le premier ballon de football de 1930 et le match entre l’Uruguay et l’Argentine, lorsqu’ils se sont demandé quel ballon utiliser – celui de l’Uruguay ou celui de l’Argentine.»

«Ils ont décidé que chaque équipe utiliserait son propre ballon, ce qui leur a permis d'obtenir des résultats différents. L’Argentine a marqué davantage en première mi-temps en utilisant son ballon, alors que l’Uruguay a marqué plus en seconde mi-temps.»

«C'est à ce moment-là qu'ils ont découvert des tailles et des poids différents pour la forme primitive du ballon en cuir et à lacets», explique-t-il.

Le Telstar Durlast est le premier ballon développé par Adidas pour la Coupe du monde de 1970 au Mexique.
Le ballon avait été spécialement conçu pour être plus facile à voir sur les écrans de télévision en noir et blanc. Son design emblématique en hexagones blancs et en panneaux de cuir pentagonaux noirs est toujours utilisé aujourd’hui.

Pour la Coupe du monde de 2018 en Russie, Adidas a produit son ballon Telstar 18 avec un nouveau design intégrant la technologie des puces de communication en champ proche.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".