Les arrivées internationales au Moyen-Orient atteignent 77 % des niveaux prépandémiques

L’analyse a été menée par l’Organisation mondiale du tourisme des Nations unies. (Shutterstock)
L’analyse a été menée par l’Organisation mondiale du tourisme des Nations unies. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Les arrivées internationales au Moyen-Orient atteignent 77 % des niveaux prépandémiques

  • Près de 700 millions de passagers se sont rendus à l’étranger au cours des neuf premiers mois de cette année, soit plus du double du nombre enregistré à la même période l’an dernier
  • On compte parmi les marchés où les dépenses à l’étranger ont augmenté: l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les États-Unis et l’Inde

RIYAD: Le tourisme post-Covid-19 a fortement repris au Moyen-Orient, au cours des neuf premiers mois de 2022. Le nombre d’arrivées internationales a atteint 77 % des niveaux prépandémiques, selon un rapport de l’Organisation des nations unies (ONU). 

L’analyse de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) montre que le secteur mondial du tourisme est en passe d'atteindre, d'ici à la fin de l'année, 65 % des niveaux de visiteurs internationaux antérieurs à la pandémie. 

Par ailleurs, l’agence note que près de 700 millions de passagers se sont rendus à l’étranger au cours des neuf premiers mois de cette année, soit plus du double du nombre enregistré à la même période l’an dernier. 

Ce chiffre représente également 63 % des niveaux de 2019, ce qui témoigne d’une croissance robuste du secteur du tourisme, les craintes suscitées par la pandémie s'étant estompées cette année. 

Selon le rapport, quelque 340 millions de passagers se sont rendus à l’étranger au troisième trimestre de 2022. Le nombre de voyageurs internationaux arrivant au Moyen-Orient a en réalité dépassé les niveaux prépandémiques de 3 % en septembre. 

«Les résultats ont été stimulés par une forte demande croissante, l’amélioration des niveaux de confiance et la levée des restrictions dans un nombre de plus en plus important de destinations», déclare l’agence des Nations unies dans le rapport. 

Le rapport ajoute que les revenus d’exportation du tourisme pourraient atteindre 1 200 à 1 300 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro) en 2022, soit une augmentation de 60 à 70 % par rapport à 2021, ou 70 à 80 % des 1 800 milliards de dollars enregistrés en 2019. 

Selon le rapport, l’Europe est en tête, alors que le secteur du tourisme se développe pour atteindre les niveaux prépandémiques en matière de visiteurs internationaux. 

Le rapport note que l’Europe a accueilli 477 millions d’arrivées internationales au cours de la période s’étendant de janvier à septembre, ce qui équivaut à 68 % des chiffres mondiaux. 

«L’Europe a enregistré des performances particulièrement solides au troisième trimestre, lorsque les arrivées ont atteint près de 90 % des niveaux de 2019», ajoute l’agence. 

L’Afrique et les Amériques ont également enregistré une forte croissance par rapport à 2021, atteignant respectivement 63 et 66 % des niveaux de 2019. 

L’agence souligne que la Chine, un marché essentiel dans la région asiatique, reste largement fermée en raison de restrictions strictes en lien avec la pandémie de Covid-19. 

Voici quelques-unes des destinations qui ont dépassé les niveaux prépandémiques d’arrivées internationales au cours des neuf premiers mois: l’Albanie, l’Éthiopie, le Honduras, Andorre, Porto Rico, la République dominicaine, la Colombie, le Salvador et l’Islande. 

«La reprise est également visible dans les dépenses du tourisme émetteur des principaux marchés sources, avec de solides résultats en France où les dépenses ont atteint - 8% jusqu’en septembre, par rapport à l’année 2019», indique le rapport. 

On compte parmi les marchés où les dépenses à l’étranger ont augmenté: l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les États-Unis et l’Inde. 

L’OMT a toutefois averti que l’environnement économique difficile – notamment une inflation élevée persistante et la flambée des prix de l’énergie – aggravé par le conflit en cours en Ukraine, pourrait peser sur le rythme de la reprise au quatrième trimestre et en 2023. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.