Cinq choses à retenir de la défaite 2-0 de l'Arabie saoudite contre la Pologne.

Le Polonais Wojciech Szczesny arrête un penalty tiré par le Saoudien Salem Al-Dawsari lors du match du Groupe C de la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022, au stade de l'Education City, à Al Rayyan, samedi (Reuters).
Le Polonais Wojciech Szczesny arrête un penalty tiré par le Saoudien Salem Al-Dawsari lors du match du Groupe C de la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022, au stade de l'Education City, à Al Rayyan, samedi (Reuters).
Short Url
Publié le Dimanche 27 novembre 2022

Cinq choses à retenir de la défaite 2-0 de l'Arabie saoudite contre la Pologne.

  • Un match divertissant qui aurait dû engendrer plus de buts
  • La possession du ballon était en faveur des Green Falcons qui ont eu plus d'occasions

DUBAΪ : L'Arabie Saoudite a perdu 2-0 contre la Pologne à Education City au Qatar samedi et reste à trois points après deux matchs dans le groupe C de la Coupe du Monde.

Voici cinq choses que nous avons apprises du match :

L'Arabie saoudite méritait quelque chose

Ce fut une rencontre divertissante qui aurait dû enregistrer plus de buts, dont beaucoup auraient pu aller à l'Arabie saoudite. On aurait pu craindre que la victoire sur l'Argentine soit si importante qu'il aurait été difficile pour le sélectionneur Hervé Renard de faire redescendre ses joueurs sur terre et de les concentrer sur la tâche à accomplir, mais il n’en fut rien. Le problème était simplement dans la finition. Mais beaucoup de choses étaient appréciables dans cette performance, Salem Al-Dawsari et Mohamed Kanno étant particulièrement impressionnants.

La possession était en faveur de l'Arabie saoudite qui a eu plus d'occasions. Même si l'on ne tient pas compte du penalty manqué, les occasions de marquer ont été nombreuses. Contrairement à la victoire contre l'Argentine, où les deux premières tentatives se sont soldées par des buts, il fut impossible de passer à travers les filets de Wojciech Szczesny. Le gardien polonais a fait un excellent match et les tirs en bonne position sont passés à côté ou au-dessus.

L’Arabie saoudite aurait pu autrement prendre un point de ce match, mais elle a été punie par les décisions de l'arbitre, ses propres erreurs, le fait de ne pas saisir ses chances et le fait que la Pologne ait profité des siennes.

 

Une première mi-temps difficile pour les Falcons

L'Arabie saoudite a bien joué pendant la première mi-temps, qui a duré 55 minutes, mais tous les incidents majeurs de cette période ont joué en sa défaveur. Tout d'abord, le Polonais Matty Cash aurait dû être expulsé. Le défenseur d'Aston Villa a reçu un carton jaune pour un tacle tardif, mais quelques minutes plus tard, il s'en est sorti avec un geste dangereux contre Mohammed Al-Burayk.

Si un deuxième carton jaune avait été montré, Cash n'aurait pas été en position avancée à la 39e minute pour passer le ballon à Robert Lewandowski qui a ensuite servi Piotr Zielinski pour marquer. Ce but a été marqué contre le cours du jeu, mais c'est ce qui arrive sur terrain de football. L'Arabie saoudite se sentira lésée par le fait que la Pologne avait encore onze hommes sur le terrain.

Et puis il y a eu le penalty dans le temps additionnel, lorsque Saleh Al-Shehri a été mis à terre dans la surface. En vérité, le penalty de Salem Al-Dawsari n'était pas le meilleur, mais Al-Burayk aurait dû faire mieux sur le rebond. Le fait de revenir à égalité à la pause contre 10 hommes aurait donné lieu à une deuxième mi-temps très différente.

 

C'est une nouvelle Arabie saoudite, confiante

Quelle différence peut faire une victoire contre l'Argentine ! Si quelqu'un avait regardé le match sans rien savoir des équipes, il aurait pensé que les hommes en vert étaient les favoris, avec des joueurs actifs au plus haut niveau, et que les hommes en bleu et blanc étaient les outsiders.

On se demandait si Renard allait mettre son équipe en place de la même manière pour le deuxième match, et il l'a fait. La même ligne haute, courageuse, était là, le même élan et encore plus d'énergie. L'Arabie saoudite mène et s'attaque à la Pologne, qui n'a pas impressionné lors de son premier match nul 0-0 avec le Mexique. Les Polonais étaient clairement ébranlés, comme en témoignent les trois cartons jaunes récoltés dans la première moitié de la première mi-temps.

C'est maintenant une équipe saoudienne qui sait qu'elle peut inquiéter les adversaires européens et sud-américains et qui ne recule pas. C'est une attitude qui doit perdurer.

 

L'Arabie saoudite a l'avantage du terrain

Le match de samedi a peut-être eu lieu officiellement au Qatar, mais il aurait pu se dérouler à Riyad, Djeddah ou Dammam, tant les supporters saoudiens étaient nombreux dans le stade. En plus de la quantité, il y avait aussi la qualité, avec des niveaux d’ovations atteignant des sommets rarement vus dans le tournoi.

L'atmosphère était différente et a stimulé les joueurs. Elle a également ébranlé les Polonais, qui ont eu beaucoup de mal à se mettre en place. Ils étaient conspués lorsqu'ils étaient en possession du ballon, contrairement aux Saoudiens. Il a fallu une ouverture du score pour que les Polonais aient l'air un tant soit peu à l'aise. Quoi qu'il en soit, les supporters saoudiens et les joueurs se sont unis pour créer l'un des évènements de la Coupe du monde, et le Mexique ne sera pas impatient de se rendre au Lusail Iconic Stadium mercredi.

 

Tout reste à faire et il n'y a aucune raison de se sentir découragé.

Les supporters devront attendre le match de samedi entre l'Argentine et le Mexique pour savoir exactement ce qu'ils doivent faire, mais quoi qu'il arrive, tout le monde aurait accepté cette position avant le début de la Coupe du monde. Avec trois points engrangés lors des deux premiers matches, les Falcons tiennent leur destin en main. Une victoire sur le Mexique signifie qu'une place dans la phase à élimination directe est garantie. Reste à savoir si un match nul suffira.

L'entraîneur Renard devra attendre l’évolution de l’état des joueurs qui ont été touchés, mais il y a encore beaucoup de raisons de se réjouir. L'Arabie Saoudite a montré qu'elle pouvait se mesurer à ses adversaires. La gloire les attend et avec des dizaines de milliers de supporters derrière eux la semaine prochaine, tout peut arriver. La défaite contre la Pologne ne doit pas nécessairement être dévastatrice et personne ne doit se sentir découragé.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Short Url
  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Short Url
  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Short Url
  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.