Les Journées cinématographiques de Carthage reviennent à la case départ

 Des acteurs tunisiens posent avec la Tanit d'argent pour leur film "Sous les figues (Sous les figues)" d'Erige Sehiri lors de la cérémonie de clôture du festival du film Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), dans la capitale tunisienne Tunis le 5 novembre 2022. (AFP).
Des acteurs tunisiens posent avec la Tanit d'argent pour leur film "Sous les figues (Sous les figues)" d'Erige Sehiri lors de la cérémonie de clôture du festival du film Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), dans la capitale tunisienne Tunis le 5 novembre 2022. (AFP).
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Publié le Lundi 28 novembre 2022

Les Journées cinématographiques de Carthage reviennent à la case départ

  • Pour un grand nombre de Tunisiens, la 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage a été un véritable flop
  • Plusieurs voix se sont élevées pour désapprouver la décision d’en revenir à une organisation bisannuelle des Journées cinématographiques de Carthage

​​​​​TUNIS: Bisannuel depuis sa création et jusqu’en 2014, le plus ancien festival du cinéma du monde arabe et d’Afrique le redevient. Sauf que certaines voix s’élèvent pour dire que ce n’est pas la solution idoine aux problèmes qui ont émaillé la 33e édition de cette manifestation.

Pour un grand nombre de Tunisiens, la 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) a été un véritable flop. L’affaire a pris de telles proportions que le président de la république, Kaïs Saïed, a cru devoir s’en mêler. À peine les lampions du plus ancien festival du cinéma du monde arabe et d’Afrique éteints, il a convoqué la ministre de la Culture, Hayet Guettat Guermazi, pour lui dire sa désapprobation de «pratiques qui ont fait dévier les JCC de leurs objectifs».

De quelles pratiques s’agit-il? La ministre de la Culture qui a annoncé, après sa rencontre avec le président, la décision de revenir à l’organisation bisannuelle des JCC, n’en a pipé mot.

En plus des récurrents problèmes d’organisation imputables en partie à l’engouement des Tunisiens pour ce festival – difficulté à obtenir des billets, bousculades, etc. – plusieurs faits inhabituels se sont produits au cours de cette 33e édition.

D’abord, la politique a pour la première fois fait irruption dans les JCC. Un groupe de militants portant des tee-shirts à l’effigie d’Issam Bouguerra a profité de l’événement pour réclamer la libération de ce réalisateur emprisonné depuis le 24 août 2021 pour détention et consommation de cannabis.

Ensuite, et c’est ce qui a choqué une opinion publique connue pour être majoritairement conservatrice, le tapis rouge des JCC a vu défiler ce que le site Web Business News appelle pudiquement «certaines personnalités jugées indésirables» et des «minorités qui ne devraient pourtant pas s’exhiber sur la place publique, mais rester tapies dans l’ombre», en raison de leur orientation sexuelle.

Malgré ces plaintes, plusieurs voix se sont élevées pour désapprouver la décision d’en revenir à une organisation bisannuelle des JCC. Dora Bouchoucha fait partie de ceux qui ont écrit une tribune dans le quotidien gouvernemental La Presse de Tunisie. Ancienne directrice du festival, qu’elle a dirigé à trois reprises et qui a fait des JCC un événement annuel à partir de 2014, elle estime que «revenir sur l’annualité des JCC après huit ans pour résoudre les problèmes structurels du festival est une aberration». Car, rappelle-t-elle, «quand feu Tahar Cheriaa a fondé le festival en 1966 sous la forme d’une biennale, c’est parce qu’à l’époque, les productions arabes et africaines étaient trop rares pour en offrir une vitrine annuelle. Or, aujourd’hui, la production de ces régions est non seulement de qualité, mais en si grand nombre que plusieurs festivals concurrents aux JCC ont vu le jour dans le monde arabe avec de gros moyens et des récompenses très attrayantes.» Autrement dit, des JCC tous les deux ans, ce serait du pur gâchis!

De surcroît, Mme Bouchoucha, qui ne semble pas dérangée par les «dérapages» qui ont choqué bon nombre de Tunisiens, note que pendant les premières années de son existence, le tapis rouge «a été foulé par de grandes et grands comédiens et cinéastes venus du cinéma local, régional et international sans jamais dévier les JCC de leurs “fondamentaux”, mais leur apportant une touche moderne et un regard tourné vers l’avenir et plus particulièrement vers la jeunesse». Elle estime enfin que «le festif et l’engagé» ne sont pas antinomiques. Et si, désormais, le débat initial a dévié pour être nivelé par le bas, «ce malheureux tapis rouge n’en est pas responsable».


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.

 


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com