Six ans après les attentats de Bruxelles, place à un procès hors norme

Cette photo d'archive montre un croquis d'audience réalisé le 12 septembre 2022, montrant les accusés Sofiane Ayari (R), Salah Abdeslam (2e R), Osama Krayem (2e G) et Mohamed Abrini (G) lors de l'ouverture de l'audience préliminaire du procès des suspects des attentats djihadistes de mars 2016, à Bruxelles. (AFP).
Cette photo d'archive montre un croquis d'audience réalisé le 12 septembre 2022, montrant les accusés Sofiane Ayari (R), Salah Abdeslam (2e R), Osama Krayem (2e G) et Mohamed Abrini (G) lors de l'ouverture de l'audience préliminaire du procès des suspects des attentats djihadistes de mars 2016, à Bruxelles. (AFP).
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

Six ans après les attentats de Bruxelles, place à un procès hors norme

  • Six ans et demi après les pires attaques subies par la Belgique en temps de paix, ce procès s'annonce comme le plus grand jamais organisé devant une cour d'assises belge
  • Au matin du 22 mars 2016, deux jihadistes s'étaient fait exploser à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, et un troisième une grosse heure plus tard dans le métro de la capitale européenne, causant au total 32 morts et plusieurs centaines de blessés

BRUXELLES : Neuf accusés dont Salah Abdeslam face à un millier de parties civiles. La cour d'assises de Bruxelles donne mercredi le coup d'envoi d'un procès hors norme pour cerner les responsabilités dans les attentats jihadistes de 2016 à Bruxelles.

L'audience doit s'ouvrir à 9H00 (08H00 GMT) pour le tirage au sort du jury populaire, prévu sur une journée. Les débats qui doivent durer jusqu'en juin démarreront lundi prochain.

Six ans et demi après les pires attaques subies par la Belgique en temps de paix, ce procès s'annonce comme le plus grand jamais organisé devant une cour d'assises belge.

Au matin du 22 mars 2016, deux jihadistes s'étaient fait exploser à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, et un troisième une grosse heure plus tard dans le métro de la capitale européenne, causant au total 32 morts et plusieurs centaines de blessés.

Les attaques, revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), surviennent quatre jours après l'arrestation à Molenbeek de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos du 13 novembre 2015.

Et les enquêteurs constatent rapidement qu'elles ont été perpétrées par cette même cellule déjà à l'origine du bain de sang dans la capitale française (130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre).

A l'époque, ces jihadistes ont d'autres projets en tête, notamment de frapper l'Euro-2016 en France. Mais ils agissent dans la précipitation après l'arrestation d'Abdeslam.

A ce procès, neuf hommes sont attendus dans le box, dont le Français de 33 ans et son ami d'enfance de Molenbeek, Mohamed Abrini. Un dixième, Oussama Atar, dirigeant de la cellule, sera jugé en son absence car il est présumé mort en Syrie.

Au total, six de ces dix accusés ont déjà été condamnés, la plupart très lourdement, dans le procès-fleuve achevé en juin à Paris pour le 13-Novembre.

Parmi eux figure Osama Krayem, qui a accompagné l'assaillant du métro bruxellois avant de rebrousser chemin et de se débarrasser de ses explosifs. Au procès parisien ce jihadiste suédois décrit comme un "combattant aguerri" est resté mutique sur son rôle précis dans la cellule.

12 jurés titulaires, 24 suppléants

"Je ne m'attends pas vraiment à beaucoup de réponses", dit à l'AFP Sandrine Couturier, partie civile qui compte venir faire face aux accusés. "Mais j'ai envie de me confronter à ce que l'être humain est capable de faire, il faut que j'accepte que tout le monde n'est pas bon".

Présente sur le quai du métro Maelbeek au moment de l'explosion dans une rame, cette directrice d'association souffre encore de stress post-traumatique. Des "pertes de mémoire" et "problèmes de concentration" qui resurgissent à l'approche du procès, explique-t-elle.

Les épisodes d'anxiété, voire de dépression, sont encore très fréquents pour les rescapés et témoins que l'AFP a pu interroger.

Plusieurs ont aussi décrit leur pénible combat pour obtenir des assurances la prise en charge des soins médicaux.

Les victimes ont été "abandonnées à leur sort par l'Etat belge", a dénoncé un collectif représentant près de 300 parties civiles.

Ce collectif, Life4Brussels, avait déjà exprimé sa colère fin septembre à l'annonce du report du procès en raison d'un box des accusés non conforme au droit européen.

L'équipement initialement prévu, un box compartimenté en cellules individuelles vitrées, avait suscité un tollé du côté de la défense. Il a dû être démonté et remplacé, ce qui a entraîné un retard de près deux mois.

Outre le nouveau box, collectif et "semi-ouvert", offrant une meilleure communication de part et d'autre de la paroi vitrée, les regards se tourneront mercredi vers les sièges des jurés.

Situation inédite en Belgique, la cour d'assises va en désigner trente-six. Outre les 12 titulaires, 24 jurés suppléants siégeront tout au long des débats pour pallier d'éventuelles absences.

Sous peine d'invalider le procès, il faut absolument respecter ce nombre de 12 citoyens pour assister les trois magistrats professionnels au moment de délibérer sur le verdict.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.