Mondial - Amrabat-Amallah, le moteur du Maroc

Le milieu de terrain belge Kevin De Bruyne et le milieu de terrain marocain Sofyan Amrabat se battent pour le ballon lors du match de football Qatar 2022 World Cup Group F entre la Belgique et le Maroc au stade Al-Thumama de Doha le 27 novembre 2022. (Photo, AFP)
Le milieu de terrain belge Kevin De Bruyne et le milieu de terrain marocain Sofyan Amrabat se battent pour le ballon lors du match de football Qatar 2022 World Cup Group F entre la Belgique et le Maroc au stade Al-Thumama de Doha le 27 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

Mondial - Amrabat-Amallah, le moteur du Maroc

  • « Ces joueurs formés en Europe grandissent avec leur équipes et avec l'équipe nationale», note leur sélectionneur Walid Regragui
  • Avec sa carrure impressionnante et son crâne rasé, Sofyane Amrabat impressionne depuis le début de la Coupe du monde

DOHA: Sofyane Amrabat le piston et Selim Amallah la courroie de transmission font tourner le moteur du Maroc, qui n'a pas encaissé de but au Mondial-2022 et compte bien confirmer contre le Canada, jeudi (16h00), pour atteindre les 1/8 de finale.

"Ces joueurs formés en Europe (Amrabat aux Pays-Bas et Amallah en Belgique, NDLR) grandissent avec leur équipes et avec l'équipe nationale", note leur sélectionneur Walid Regragui. "Ils se retrouvent bien dans ce système, on est content d'eux et on espère qu'ils restent à ce niveau là".

"Que ce soit Selim ou Sofyane, chacun a un rôle bien précis dans le système de jeu", ajoute le coach, qui "aimerai(t) aussi qu'on parle du travail de (Youssef) En-Nesyri en tant qu'attaquant" parmi "les joueurs qui se sacrifient".

Amrabat, premier défenseur

Au Club Bruges, son ancien entraîneur Ivan Leko l'appelait "mon +gangster+ sur le terrain, dans le bon sens du terme".

"Je comprends pourquoi il a dit cela", avait réagi Amrabat. "Parfois, il faut être dur sur le terrain et j'essaie d'être ce joueur, je suis quelqu'un qui n'a peur de personne."

Avec sa carrure impressionnante et son crâne rasé, le joueur de la Fiorentina impressionne depuis le début de la Coupe du monde.

"Sofyane Amrabat a des qualités hors normes, c'est un moteur physique", résumait un autre de ses anciens entraîneurs, Cesare Prandelli, à la "Viola".

"Sofyane est en train de passer un cap", assure Regragui. "C'est notre premier relanceur et premier défenseur devant" les quatre de derrière.

Il n'avait joué qu'un bout de match il y a quatre ans, remplaçant son grand frère Nordin Amrabat contre l'Iran, où les Lions de l'Atlas perdent d'un but contre leur camp à la dernière seconde (1-0).

Depuis, il s'est rendu indispensable. "Notre force c'est d'être une vraie équipe, tout le monde court, tout le monde se bat".

Tactiquement, "on joue un peu plus bas, plus compact qu'avant", note Amrabat, qui accomplit à merveille ses tâches de récupérateur au service du groupe, conscient que "nous avons des joueurs qui peuvent marquer", ajoute-t-il.

Le Maroc n'a pas pris de but au Mondial lors des deux premières journées, seule équipe dans ce cas avec le Brésil et la Pologne, même en jouant contre la Croatie et la Belgique. "Nous avons affronté deux équipes très fortes, si tu es trop ouvert, c'est dur. Comme ça c'est plus difficile pour eux de marquer", résume Amrabat.

 

Mondial: Regragui déplore les violences à Bruxelles après le match Maroc-Belgique

Le sélectionneur du Maroc Walid Regragui a déploré mercredi les violences commises à Bruxelles après la victoire de son équipe contre la Belgique au Mondial-2022.

"Je n'aime pas ce qui s'est passé", a dit le technicien, répondant à une question en conférence de presse sur les incidents qui se sont produits dimanche.

"Ce qui s'est passé en Belgique, c'est difficile de voir des gens faire cela. Vous devez respecter le pays où vous êtes né, où vous vivez, mais je pense que ce ne sont pas des Marocains, les gens du Maroc font preuve de plus de respect", a-t-il ajouté à la veille du match contre le Canada.

"J'espère qu'après le Canada, des gens pourront célébrer, mais seulement danser et crier pour leur pays. Faire la fête c'est bien, mais dans le respect", a conclu Regragui.

Dimanche à Bruxelles, quelques dizaines de personnes s'en sont pris aux forces de l'ordre et ont incendié une voiture et du mobilier urbain après la victoire des Lions de l'Atlas sur les Diables Rouges (2-0).

Onze personnes ont été arrêtées, dont une a été placée en garde à vue.

Maradon'Amallah

L'ancien coach du Maroc, Vahid Halilhodzic, écarté avant la Coupe du monde, avait taquiné Selim Amallah, après un match de la Coupe d'Afrique où il avait réussi un but et une passe décisive contre les Comores.

"Il a un gros volume de jeu", assurait +Coach Vahid+. "Je dirais qu'il a des qualités athlétiques presque exceptionnelles. Mais de temps en temps, il a du déchet technique, parce qu'il se prend pour Diego Maradona."

Dans un rôle de relayeur, Amallah est très précieux pour remonter les ballons et dynamiser le jeu. Il a d'autant plus de mérite qu'il ne joue plus au Standard de Liège depuis octobre et qu'il est légèrement blessé.

En conflit avec son club, il "est au placard", résume sans pincettes Regragui.

Le coach ajoute que "Selim joue avec une douleur au genou depuis le début de la compétition, et il ne lâche pas".

Contre la Belgique, son activité a étourdi les Diables Rouges. "On voulait gagner ce match, moi en particulier", admet ce gamin né à Hautrage, près de Mons.

Il a commencé dès 4 ans au Royal Albert Et Élisabeth Club de Mons, où son père Houcine était entraîneur. A 13 ans, il a la douleur de perdre sa mère, Antoinette, qui s'est effondrée sous ses yeux d'une rupture d'anévrisme.

Après une adolescence difficile, où il a été chassé du centre de formation d'Anderlecht, il s'est relancé.

Et le voilà prêt à rejoindre l'équipe de Badou Zaki, Merry Krimau et Mohamed Timouni, huitième de finaliste du Mondial-1986 (battue 1-0 par la RFA).

"On est un peu rentré dans l'histoire du Maroc, voilà de longues années qu'on n'avait pas gagné de match en Coupe du monde (3-0 contre l'Écosse en 1998, NDLR), mais on ne va pas s'arrêter là..."


Un séisme de magnitude 7,8 frappe le sud de la Turquie

Le personnel de recherche et de sauvetage travaille sur le site d'un bâtiment effondré, après un tremblement de terre d'une magnitude de 6,8 à Elazig, en Turquie, lundi (Photo, Reuters).
Le personnel de recherche et de sauvetage travaille sur le site d'un bâtiment effondré, après un tremblement de terre d'une magnitude de 6,8 à Elazig, en Turquie, lundi (Photo, Reuters).
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  • Un séisme de magnitude 7,8 a frappé lundi le sud de la Turquie, près de la ville de Gaziantep
  • Le tremblement de terre a eu lieu à 04H17 locales

ISTANBUL: Un séisme de magnitude 7,8 a frappé lundi le sud de la Turquie, près de la ville de Gaziantep (sud-est) et a été ressenti dans plusieurs pays de la région dont la Syrie voisine.

Selon l'institut sismologique américain USGS, le tremblement de terre a eu lieu à 04H17 locales (01H17 GMT), à une profondeur d'environ 17,9 kilomètres.

Selon l'AFAD, l'agence gouvernementale de gestion des catastrophes, le séisme était d'une magnitude de 7,4.

L'épicentre se situe dans le district de Pazarcik, dans la province de Kahramanmaras, à 60 km environ à vol d'oiseau de la frontière syrienne.

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Selon l'USGS, le séisme a été ressenti jusqu'à Chypre, la Grèce, la Jordanie et le Liban (Photo, Twitter).

Les secousses, ressenties dans tout le sud-est du pays, ont également été ressenties au Liban, en Syrie et à Chypre, selon des correspondants de l'AFP.

Les autorités turques n'ont pas encore fait état de victimes, mais des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des immeubles détruits dans plusieurs villes du sud-est du pays.

Des bâtiments ont été détruits dans les villes d'Adiyaman, Diyarbakir et Malatya, selon la chaîne privée turque NTV, laissant redouter des victimes.

Bâtiments partiellement effondrés en Syrie 

Le gouverneur de la province de Gaziantep a appelé les habitants à se rassembler dehors alors que de premières répliques sont survenues.

La télévision d'État syrienne a rapporté qu'un bâtiment près de Lattaquié, sur la côte ouest de la Syrie, s'est effondré après le tremblement de terre.

Les médias pro-gouvernementaux ont déclaré que plusieurs bâtiments se sont partiellement effondrés à Hama, dans le centre de la Syrie.

La défense civile et les pompiers syriens sont à l'oeuvre pour extraire d'éventuelles victimes des décombres.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été informé du séisme, selon la présidence turque.

La Turquie est située dans l'une des zones sismiques les plus actives du monde.

Fin novembre, un tremblement de terre de magnitude 6,1 a frappé le Nord-Ouest de la Turquie, faisant une cinquantaine de blessés et des dégâts limités, selon les services de secours turcs.

Cette même région du Nord-Ouest avait été durement éprouvée en août 1999 par un séisme d'une magnitude 7,4, qui avait causé la mort de 17.000 personnes, dont un millier à Istanbul.

En janvier 2020, un séisme de magnitude 6,7 a frappé les provinces d'Elazig et de Malatya (Est), faisant plus de 40 morts.

En octobre de la même année, un tremblement de terre de magnitude 7 en mer Égée avait fait 114 morts et plus de 1.000 blessés en Turquie.


Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en visite à Bagdad

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononce un discours lors de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, le 25 février 2020 à Genève. (Photo, AFP)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononce un discours lors de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, le 25 février 2020 à Genève. (Photo, AFP)
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  • M. Lavrov a atterri à Bagdad dimanche soir, à la tête d'une importante délégation incluant des représentants «d'entreprises pétrolières et gazières et des investisseurs», a indiqué le porte-parole de la diplomatie irakienne Ahmed al-Sahhaf
  • Proche allié de l'Iran, Bagdad entretient aussi des relations stratégiques avec les Etats-Unis, qui dispose toujours de militaires stationnés en Irak dans le cadre de la coalition internationale engagée contre le groupe djihadiste Etat Islamique (EI)

BAGDAD: Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivé dimanche soir en Irak pour rencontrer les dirigeants irakiens et discuter notamment énergie et sécurité alimentaire à la lumière du conflit en Ukraine, a indiqué le porte-parole de la diplomatie irakienne.

M. Lavrov a atterri à Bagdad dimanche soir, à la tête d'une importante délégation incluant des représentants "d'entreprises pétrolières et gazières et des investisseurs", a indiqué le porte-parole de la diplomatie irakienne Ahmed al-Sahhaf.

Il rencontrera lundi matin son homologue irakien Fouad Hussein, a indiqué M. Sahhaf, cité par l'agence de presse étatique INA. Il s'entretiendra avec le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani, le président Abdel Latif Rachid, et le chef du Parlement Mohamed al-Halboussi.

La visite "confirme l'ouverture de l'Irak sur tous ses partenaires et amis", a précisé M. Sahhaf, soulignant l'importance "d'attirer des investissements (...) notamment dans l'énergie", selon INA.

Le ministre russe et son homologue irakien "discuteront également des transformations en lien avec la sécurité et la stabilité de la région, et le point de vue irakien concernant les opérations militaires en Ukraine", avait expliqué jeudi M. Sahhaf à l'AFP.

M. Sahhaf avait alors rappelé que son pays était favorable à "tout processus de dialogue permettant de désamorcer cette escalade et d'alléger les crises (...) particulièrement dans les secteurs de la sécurité alimentaire et l'énergie", la guerre en Ukraine ayant entraîné une flambée des prix sur les marchés internationaux.

Proche allié de l'Iran, Bagdad entretient aussi des relations stratégiques avec les Etats-Unis, qui dispose toujours de militaires stationnés en Irak dans le cadre de la coalition internationale engagée contre le groupe djihadiste Etat Islamique (EI).

Jeudi, le chef de la diplomatie irakienne avait déjà reçu son homologue saoudien Fayçal ben Farhane. les deux ministres n'ont pas évoqué une éventuelle reprise des négociations entre Ryad et Téhéran, les deux poids lourds régionaux. Bagdad joue le rôle de médiateur dans ces pourparlers qui piétinent depuis plusieurs mois.


Frankly Speaking: Il n'existe pas de «solution miracle pour vaincre l'extrémisme», déclare Joseph Braude

Braude a exhorté le monde à «ne pas attendre que l'impasse militaire actuelle soit résolue» (Photo, Capture d'écran).
Braude a exhorté le monde à «ne pas attendre que l'impasse militaire actuelle soit résolue» (Photo, Capture d'écran).
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  • Selon Joseph Braude, l'obsession de l'Iran pour la domination, tant sur son territoire que dans la région, met en danger de nombreux pays
  • Braude était l’invité de « Frankly Speaking » suite à la publication d'une série d'histoires de la bande de Gaza

LONDRES: Alors que le Hamas maintient un blocus de communication serré dans la bande de Gaza, les personnes soumises au régime autoritaire de la milice parrainée par l'Iran ont désespérément besoin d'une plateforme pour partager leurs épreuves.

« Les habitants de Gaza ont tenté à maintes reprises, avec beaucoup de courage, de contacter le monde extérieur par le biais des médias sociaux, mais sans succès car le Hamas les supprime. Nous voulions donc trouver un moyen créatif de leur offrir une plateforme. Et nous avons trouvé un moyen de le faire en utilisant la technologie, l'animation, etc. », a déclaré Joseph Braude, président du Center for Peace Communications, basé aux États-Unis, dans l'émission « Frankly Speaking » d'Arab News.

En janvier, le CPC a publié un certain nombre de récits décrivant la vie à Gaza sous le régime du Hamas. La série de vingt-cinq articles, intitulée « Whispered in Gaza » (Murmures à Gaza), a été publiée sur de nombreux médias dans au moins cinq langues - arabe, anglais, français, farsi et espagnol.

Des membres des forces de sécurité du Hamas montrent leurs compétences lors d'un exercice organisé lors d'une cérémonie de remise des diplômes dans la ville de Gaza, le 31 octobre 2022 (AFP).
Des membres des forces de sécurité du Hamas montrent leurs compétences lors d'un exercice organisé lors d'une cérémonie de remise des diplômes dans la ville de Gaza, le 31 octobre 2022 (AFP).

Lors de son passage à l'émission phare de débats d'actualité, Braude a déclaré : « La nature des incidents qui sont décrits est très répandue à Gaza. Les histoires de migration par la mer, les histoires de racket et d’extorsion des petits commerçants par le Hamas, etc ».

« Il s'agit donc de phénomènes très répandus et ce que vous voyez, y compris les opinions qui sont décrites, est tout à fait conforme aux conclusions de tous ces sondages, journalistes et enquêteurs sur les droits de l'homme qui font leur travail. »

Les écrits détaillent les diverses techniques d'oppression et de répression employées par le Hamas pour étouffer toute personne qui remet en cause le statu quo, ce qui suscite des inquiétudes quant au fait d’être enregistré ou de parler avec des médias et des organisations étrangères.

« Certains des intervenants, de leur propre aveu, comme vous le voyez dans la vidéo, ont été emprisonnés par le Hamas pour avoir fait exactement ce à quoi ils se livraient lorsqu'ils nous ont parlé : essayer de raconter leur histoire au monde extérieur », a déclaré Braude à l'animatrice de « Frankly Speaking », Katie Jensen.

Joseph Braude, président du Center for Peace Communications, basé aux États-Unis, lors de l'émission «Frankly Speaking» d'Arab News (Capture d'écran).
Joseph Braude, président du Center for Peace Communications, basé aux États-Unis, lors de l'émission «Frankly Speaking» d'Arab News (Capture d'écran).

Il a ajouté : « Nous nous sommes engagés auprès d'eux à ne pas montrer leur visage et à modifier leur voix afin de leur assurer un certain anonymat ».

« Ainsi, d'une part, les histoires sont racontées sans que leurs visages soient montrés, ce qu'ils auraient pu faire dans le passé. D'autre part, elles touchent un public beaucoup plus large, car la tragédie de ce blocus des communications par le Hamas est qu'il a réussi à faire disparaître le contenu que les habitants de Gaza tentent de mettre en ligne ».

« Mais ici, nous avons établi un important canal de distribution sur quatre continents, et le matériel est partout. Il prolifère et il est impossible de le retirer, même si le Hamas a tenté de le faire. » 

Le 24 janvier, le CPC a partagé un tweet indiquant que quelques jours après le lancement de la série, « il a été envahi par des comptes pro-Hamas » attaquant le projet. Dans ce fil Twitter, le CPC écrit qu'un utilisateur a accusé l'un des intervenants gazaouis « d'être un agent des services de renseignement ».

Des partisans du mouvement palestinien Hamas manifestent à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 21 octobre 2022, contre Israël (AFP).
Des partisans du mouvement palestinien Hamas manifestent à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 21 octobre 2022, contre Israël (AFP).

Braude a déclaré que cette attaque sur Twitter « montre que le Hamas ne veut pas que ces voix soient entendues «, accusant le mouvement de « tenter de mondialiser » leur « répression de la libre expression » et de « supprimer la libre expression mondiale. »

Il a souligné que le véritable danger, qui touche de nombreuses personnes au-delà des frontières de Gaza, est posé par l'Iran et ses mandataires, dont le Hamas.

Le Hamas est soutenu par le régime iranien depuis les années 1990, lorsque quatre cent dix-huit de ses personnalités ont été déportées au Liban par Israël et ont commencé à coopérer avec le Hezbollah soutenu par l'Iran, selon le Washington Institute.

« Tout le monde est en danger à cause de ces groupes », a déclaré Braude. « Ils sont persécutés et les premières victimes sont les gens qui vivent sous leur domination ».

Un jeune Palestinien récupère du plastique et du fer dans une décharge à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 17 janvier 2022 (AFP).
Un jeune Palestinien récupère du plastique et du fer dans une décharge à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 17 janvier 2022 (AFP).

« Je ne sais même pas vraiment comment décrire une situation aussi tentaculaire », a-t-il poursuivi, soulignant que de nombreuses personnes sont « mises en danger » par « les tentatives de l'Iran de maintenir sa domination à la fois sur son propre pays et sur de grandes parties de la région. »

Braude a ajouté : « C'est pourquoi vous le voyez en Iran, et Gaza maintenant : Les gens veulent quelque chose de différent. Ils veulent un avenir meilleur. Ils veulent aussi la sécurité et la stabilité. »

Avec plus de 80 % des habitants de la bande côtière vivant sous le seuil de pauvreté et 64 % en situation d'insécurité alimentaire, selon les chiffres de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, un nombre croissant de Gazaouis se noient en mer, fuyant le territoire ravagé par le conflit en quête d'une vie meilleure.

Pendant ce temps, les hauts dirigeants du Hamas mènent une vie luxueuse à l'étranger et résident dans des hôtels luxueux à Beyrouth et Istanbul, où ils possèdent également des entreprises immobilières rentables, a rapporté l'AFP le mois dernier.

Katie Jenson, animatrice de l'émission «Frankly Speaking» d'Arab News (Capture d'écran).
Katie Jenson, animatrice de l'émission «Frankly Speaking» d'Arab News (Capture d'écran).

Reconnaissant que le style de vie somptueux des dirigeants du Hamas a suscité le ressentiment des habitants de Gaza, Braude a souligné que l'image de plus en plus problématique du Hamas, due aux disparités économiques est apparue dans plusieurs des témoignages enregistrés.

« Alors que la majorité des Gazaouis se voient refuser l'accès à l'aide et au soutien qui arrivent de multiples sources dans le monde, les dirigeants du Hamas, leurs familles et le petit cercle d'élites qui les entourent vivent dans le luxe », a-t-il précisé.

« Donc, oui, ce n’est pas mauvais de vivre à Gaza si vous êtes un pilier du Hamas, en particulier au niveau de la direction. »

Soulignant l'importance pour le monde d'unir ses forces pour mettre fin à ces injustices, Braude a déclaré qu'il espérait que les vingt-cinq témoignages amorceraient « une nouvelle réflexion » en présentant aux décideurs politiques et aux dirigeants du monde « une nouvelle façon de penser aux réalités, une plus grande compréhension de ce que les gens veulent à Gaza, de ce qu’ils ressentent à l'égard de ceux qui contrôlent leur bande de Gaza ».

Il a fait valoir que de tels efforts créatifs avaient le potentiel d'autonomiser de nombreux habitants de Gaza, ce qui, à terme et avec un peu de chance, permettra « d'améliorer les conditions d'éducation et de faire circuler l'information plus librement. »

Braude a exhorté le monde à « ne pas attendre que l'impasse militaire actuelle soit résolue » et à « trouver des réponses maintenant, des mesures qui peuvent être prises tout de suite » et à exploiter « les outils que le XXIe siècle a apportés au monde », car il ne voit « aucune fin en vue » à la situation désastreuse actuelle à Gaza.

« Et donc nous espérons amorcer un nouvel échange », a-t-il déclaré.

Cependant, les forces israéliennes commettent depuis des décennies des violations systématiques des droits de l'homme contre les Palestiniens, y compris les mineurs, selon Amnesty International, qui a souligné le 17 juin 2022 que « quelque cent soixante-dix Palestiniens actuellement emprisonnés ont été arrêtés alors qu'ils étaient enfants. »

Amnesty International a également condamné Israël pour l'assassinat de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh le 11 mai 2022.

À la question de savoir s'il condamnait les violations des droits de l'homme par Israël, Braude a répondu : « Il y a pas mal de gens dans cette série qui disent, sans détour, qu'ils étaient en faveur de la première et de la deuxième Intifada, mais qui reprochent au Hamas de continuer à déclencher des guerres avec Israël qu'il ne pouvait pas gagner, puis de se cacher dans des bunkers et de laisser les civils subir les pertes. »

Citant l'un des témoignages d'un homme qui a refusé de laisser le Hamas lui dicter sa façon de résister à l'occupation israélienne, Braude a déclaré : « Le Hamas - en lançant des guerres, en provoquant des réactions qui font des victimes civiles mais [...] ne font pas avancer la cause palestinienne - oblige les gens à suivre son mode d'emploi. »

Il a également indiqué qu'il pensait qu'il était possible de déclencher une action réelle en entamant le dialogue, soulignant que « l'expression non violente est finalement l'outil le plus puissant dont dispose l'humanité pour faire progresser la justice, la paix et le bien-être de tous les peuples. »

Néanmoins, Braude a souligné qu'il n'y avait « aucune solution immédiate à la tragédie qui est dépeinte ici, et nous ne nous faisons aucune illusion à ce sujet ».

« Nous ne suggérons pas qu'il existe une sorte de solution miracle pour vaincre l'extrémisme, mettre fin à des formes de pensée dépassées, etc. », a-t-il poursuivi. « Je pense qu'au mieux nous obtenons un effet domino qui, comme je l'ai dit, affecte la sémantique du discours, qui stimule de nouvelles formes de pensée créative par de multiples parties et éléments à l'intérieur, à l'extérieur et ainsi de suite. »

Braude a déclaré à « Frankly Speaking » que « Whispered in Gaza » n'était « que le début d'un projet en cours ».

Il a ajouté : « Chaque fois que nous lançons une initiative [...], nous prenons du temps et nous examinons ce qu'elle a permis de réaliser. Nous essayons de tirer des leçons et d'innover, toujours en nous appuyant sur les succès et en tirant les leçons qui en découlent. C'est donc ce que nous examinons en ce moment. Et, bien sûr, nous allons en faire plus. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com