Les Lions de l’Atlas émus jusqu’aux larmes après leur qualification en huitième de finale

Le défenseur marocain Achraf Hakimi au stade Al-Thumama de Doha le 1er décembre 2022 (Photo, AFP).
Le défenseur marocain Achraf Hakimi au stade Al-Thumama de Doha le 1er décembre 2022 (Photo, AFP).
Regragui porté en triomphe par les joueurs marocains (Photo, AFP).
Regragui porté en triomphe par les joueurs marocains (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 02 décembre 2022

Les Lions de l’Atlas émus jusqu’aux larmes après leur qualification en huitième de finale

  • La victoire face à la sélection canadienne a déchainé une liesse populaire et l’exultation des joueurs
  • Les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont réussi l’exploit d’être la première équipe africaine et arabe à obtenir 7 points lors des phases de groupes

CASABLANCA: Terre de football, le Maroc a vu la ferveur monter progressivement depuis le début de la Coupe du monde. La victoire face à la sélection canadienne a déchainé une liesse populaire et l’exultation des joueurs, du public et des familles ayant assisté au plus près, dans les stades, à la qualification du Maroc à la deuxième phase de la Coupe du monde au Qatar. 

Ce jeudi, les Lions de l’Atlas auront écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football marocain. Les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont réussi l’exploit d’être la première équipe africaine et arabe à obtenir 7 points lors des phases de groupes de la compétition. Après avoir battu la Belgique dimanche, les hommes de Walid Regragui ont obtenu une deuxième victoire face au Canada deux buts à un, ce qui leur ouvre les portes des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Une première depuis le Mondial 86 au Mexique qui se manifeste, dans les rues comme dans le stade, par des larmes de joie, des klaxons frénétiques et des chants criés à gorge déployée.  

Des larmes de joie

Au coup de sifflet final, les joueurs de la sélection nationale, contrairement aux habitués du second tour de la compétition, n’ont pas été avare dans les démonstrations de joie. 

Alternativement, les larmes ont laissé la place au rire et inversement. 

Le sélectionneur Walid Regragui a été littéralementporté en triomphe par ses joueurs au stade Al-Thumama de Doha après 36 ans d’espoirs déçus et Achraf Hakimi ému aux larmes.

Certains parents ne retiennent pas leurs larmes dans l’admiration d’une brillante réussite des enfants qu'ils ont vu naitre. Le père de l’international marocain Youssef En-Nesyri, non plus, n’a pu retenir les siennes pour dire sa fierté et sa gratitude après un coup de sifflet final libérateur face au Canada. 

Clameur générale

Durant le match, le pays était à l’arrêt, les commerçants avaient baissé leurs rideaux, les gardiens d’immeubles ont déserté leur poste, les écoles ont accordé une demi-journée aux élèves. La vie du pays a été rythmée, comme rarement, tantôt par les cris de déception, tantôt par des ovations à la suite de célébrations échappées des cafés de rue à chacun des buts marqués jusqu’à la clameur finale.

Sublimes et contagieuses scènes de joie célébrée, après le match, dans les tribunes par de fervents supporters ayant souffert l’effort financier pour se rendre à Doha, mais aussi, et surtout, dans les rues des villes marocaines.  

À Rabat, une foule festive a recouvert l'avenue Mohammed V dans laquelle se dresse l’austère et raffiné bâtiment du Parlement. Les drapeaux rouge et vert ont habillé les ruelles adjacentes et les portières des voitures. L’hymne national chanté. La Deqqa marrakchia dansée. Les fumigènes aux couleurs du drapeau lancés dans le ciel. Un jour heureux, un jour de pluie.   

Ce qui élève unit

Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux quelques heures après la fin du match, l’émir du Qatar a manifesté sa joie et a félicité la sélection marocaine pour sa victoire.  

L’UEFA fière des joueurs qui évoluent dans sa ligue a partagé une photo d’Achraf Hakimi évoluant au poste d'arrière droit au Paris Saint-Germain et du milieu offensif de Chelsea, Hakim Ziyech

L’ambassade de France au Maroc, à travers son compte officiel, a également félicité les Lions de l’Atlas pour leur qualification en 8ème de finale après avoir organisé dans ses locaux une séance de visionnage collective. 

Deux voisins en huitièmes

Le tableau final a fait la part belle aux surprises. Première du groupe E, l'Espagne, nos voisins du nord, sont les prochains adversaires des Lions de l’Atlas. La Roja a terminé deuxième lors des phases de groupe, vaincus face à un Japon héroïque deux buts à un, au terme d’une journée qui aura marqué les esprits avec la double qualification, en tête, des Lions de l’Atlas et des Samouraïs Bleus. L'Allemagne est quant à elle éliminée au premier tour de la Coupe du monde.

 


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
Short Url
  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Short Url
  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.