L'OCI salue les résolutions de l'ONU sur la cause palestinienne

Des femmes devant une école gérée par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans la ville de Gaza, le 1er décembre 2022. (AFP).
Des femmes devant une école gérée par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans la ville de Gaza, le 1er décembre 2022. (AFP).
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Publié le Vendredi 02 décembre 2022

L'OCI salue les résolutions de l'ONU sur la cause palestinienne

  • L'Organisation de la coopération islamique a salué l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU de cinq résolutions cruciales sur la Palestine et le Moyen-Orient
  • L’Assemblée générale des nations unies a également adopté une résolution pour commémorer le jour de la Nakba

DJEDDAH: L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a salué l'adoption par l'Assemblée générale des nations unies de cinq résolutions cruciales sur la Palestine et le Moyen-Orient, parmi lesquelles un texte qui appelle Israël à cesser toute action visant à «modifier la composition démographique, le caractère et le statut du territoire palestinien occupé».

L'assemblée a adopté des résolutions relatives au mandat et au travail du Comité «sur les droits inaliénables du peuple palestinien, la division du secrétariat des Nations unies qui se consacre aux droits palestiniens», le programme médiatique sur la cause palestinienne et les principes de base d'une «solution pacifique» à la cause palestinienne.

Elle a également adopté une résolution pour commémorer le jour de la Nakba, lorsque les Palestiniens ont été chassés de chez eux en 1948 après la fondation d'Israël.

L'observateur permanent de l'État de Palestine a déclaré, au cours du débat, que la particularité d'Israël n'a fait qu'enhardir ses pires instincts, a constaté l'Assemblée générale des nations unies.

«Aujourd'hui, l'assemblée va enfin reconnaître l'injustice historique qui a frappé le peuple palestinien en adoptant une résolution qui décide de commémorer dans la salle de l'assemblée le 75e anniversaire de la Nakba», a-t-il ajouté.

L'OCI a salué les positions des pays qui ont contribué à parrainer et à soutenir ces résolutions, qui affirment leur engagement vis-à-vis du droit international conformément à leurs positions historiques, fondées sur les principes de vérité, de justice et de paix, a rapporté la SPA, l’agence de presse saoudienne.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com.


Huit soldats syriens tués dans une attaque djihadiste

Huit soldats syriens ont été tués mercredi dans une attaque du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne du réseau Al-Qaïda, dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon une ONG (Photo, AFP)
Huit soldats syriens ont été tués mercredi dans une attaque du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne du réseau Al-Qaïda, dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon une ONG (Photo, AFP)
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  • «Le HTS a tiré des obus et des roquettes sur un poste militaire syrien tuant huit soldats près de Kafr Rouma dans la province d'Idleb», a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)
  • Environ la moitié de la province d'Idleb et des secteurs limitrophes des provinces voisines de Hama, d'Alep et de Lattaquié sont dominés par HTS et des factions rebelles moins influentes

BEYROUTH: Huit soldats syriens ont été tués mercredi dans une attaque du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne du réseau Al-Qaïda, dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon une ONG.

"Le HTS a tiré des obus et des roquettes sur un poste militaire syrien tuant huit soldats près de Kafr Rouma dans la province d'Idleb", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

Les médias officiels syriens n'ont pas rapporté l'attaque qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Environ la moitié de la province d'Idleb et des secteurs limitrophes des provinces voisines de Hama, d'Alep et de Lattaquié sont dominés par HTS et des factions rebelles moins influentes.

Depuis fin 2022, le HTS "a intensifié ses bombardements" contre des positions du régime de Bachar al-Assad à Idleb, après le rapprochement entre Ankara et Damas, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

La région abrite trois millions de personnes, dont environ la moitié sont des déplacés.

La Syrie et la Turquie, qui soutient les rebelles syriens, ont repris le dialogue après une rupture de plus d'une décennie qui a suivi la guerre déclenchée en 2011 en Syrie.

Une rencontre tripartite a eu lieu en décembre à Moscou entre les ministres turc, syrien et russe de la Défense, la première depuis 2011.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a plusieurs fois qualifié M. Assad d'"assassin" ces dernières années, a évoqué en novembre une "possible" rencontre avec ce dernier.

M. Assad a estimé mi-janvier que les rencontres syro-turques devraient avoir pour objectif "la fin de l'occupation (turque)" du territoire syrien.

La Turquie a lancé depuis 2016 trois offensives sur le sol syrien contre les forces kurdes dans le nord, qui lui ont permis de contrôler une bande frontalière côté syrien, une "occupation" dénoncée par le régime syrien.

Echange de tirs 

A la suite des rencontres syro-turques, des centaines d'opposants à M. Assad ont manifesté fin décembre dans le nord et le nord-ouest contre une possible entente syro-turque.

Depuis le début 2023, les bombardements et les affrontements intermittents entre les forces du régime d'un côté et le HTS et les factions qui leur sont affiliées de l'autre ont coûté la vie à 45 soldats syriens et 18 djihadistes, dont un djihadiste français, selon l'OSDH.

Malgré des affrontements sporadiques, un cessez-le-feu négocié par Moscou, allié de Damas, et Ankara, est largement respecté depuis mars 2020 dans cette région.

Mais des échanges de tirs sanglants ont parfois lieu dans cette région soumise de manière sporadique à des raids aériens du régime syrien.

Le 6 novembre, dix personnes dont trois enfants ont été tuées et 77 civils blessés à Kafr Jales dans la région d'Idleb par des bombardements du régime, d'après l'OSDH.

Les bombardements ont eu lieu après la mort selon l'ONG de cinq soldats syriens dans des bombardements d'un groupe affilié au HTS dans le sud-ouest d'Idleb.

La guerre en Syrie a fait depuis 2011 près d'un demi-million de morts, ravagé les infrastructures et déplacé des millions de personnes.


Le Premier ministre espagnol au Maroc pour sceller la réconciliation

Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch reçoit le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à son arrivée à Rabat, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch reçoit le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à son arrivée à Rabat, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
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  • Avant son arrivée, M. Sánchez a eu un entretien téléphonique avec le roi Mohammed VI au cours duquel ils ont convenu de «consolider la nouvelle étape des relations entre le Maroc et l'Espagne», selon un communiqué espagnol
  • Une vingtaine d'accords doivent être signés jeudi pour faciliter les investissements espagnols au Maroc et nouer des partenariats dans l'éducation et la culture, selon des sources gouvernementales espagnoles

RABAT: Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est arrivé mercredi à Rabat pour une réunion au sommet afin d'ancrer le "partenariat stratégique" entre les deux pays après une profonde crise diplomatique provoquée par la question du Sahara occidental, a constaté l'AFP.

M. Sánchez, qui est accompagné d'une douzaine de ministres, doit participer jeudi à une "réunion de haut niveau" avec le gouvernement marocain, une première depuis huit ans.

Avant son arrivée, M. Sánchez a eu un entretien téléphonique avec le roi Mohammed VI au cours duquel ils ont convenu de "consolider la nouvelle étape des relations entre le Maroc et l'Espagne", selon un communiqué espagnol.

Le monarque chérifien a invité M. Sánchez à revenir "très prochainement" au Maroc pour une visite officielle "en vue de renforcer cette dynamique positive dans l'excellent partenariat stratégique bilatéral", selon le cabinet royal.

La réunion est un nouveau pas dans la réconciliation entre les deux voisins depuis que M. Sánchez a mis fin en mars dernier à un an de brouille diplomatique avec le Maroc en acceptant d'appuyer les positions marocaines sur le territoire disputé du Sahara occidental.

Ce rapprochement intervient au moment où la France, autre partenaire historique, est clouée au pilori par la classe politique et les médias marocains qui l'accusent d'avoir "orchestré" une récente résolution du Parlement européen s'inquiétant de la dégradation de la liberté de la presse au Maroc et des allégations de corruption d'eurodéputés à Bruxelles.

Une vingtaine d'accords doivent être signés jeudi pour faciliter les investissements espagnols au Maroc et nouer des partenariats dans l'éducation et la culture, selon des sources gouvernementales espagnoles.

Au menu également, l'immigration clandestine et la lutte anti-terroriste.

Madrid a mis en avant la baisse de plus de 25% de l'immigration illégale en 2022 grâce à sa coopération policière avec Rabat, avec 31.219 migrants entrés illégalement en Espagne en 2022.

Cette coopération a toutefois été ternie par la mort de 23 migrants subsahariens qui avaient tenté le 24 juin dernier de s'introduire dans l'enclave espagnole de Melilla via la ville frontière marocaine de Nador (nord).

Rabat est également considéré comme un allié dans la lutte contre le terrorisme.

Le 25 janvier, une attaque à la machette a été menée contre deux églises à Algésiras (sud de l'Espagne) dans laquelle un sacristain a été tué. L'auteur présumé est un jeune Marocain de 25 ans en situation irrégulière.


Un projet de stratégie antiterroriste arabe discuté à Riyad

Les représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme, élaboré par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur. (SPA)
Les représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme, élaboré par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur. (SPA)
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  • Des représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme
  • Les représentants ont passé en revue les composantes du plan directeur, ses moyens de mise en œuvre, ainsi que les programmes d'accompagnement avec les partenaires internationaux

RIYAD: Des représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme, qui a été élaboré par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur lors de la septième réunion de deux jours du Haut comité arabe, organisée par la Naif Arab University for Security Sciences (Nauss) dans son siège central à Riyad.

La réunion, organisée par le Bureau arabe de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme à Riyad et le Bureau des Nations unies contre le terrorisme, était présidée par le représentant omanais, le lieutenant-colonel Mohammed ben Salem al-Shanfari, et a réuni des délégations des pays suivants: Jordanie, Émirats arabes unis, Bahreïn, Algérie, Arabie saoudite, Soudan, Irak, Oman, Qatar, Koweït, Égypte, Maroc, Mauritanie et Yémen, ainsi qu'un représentant du Conseil de coopération du Golfe (CCG). 

La réunion a passé en revue les composantes du plan directeur, ses moyens de mise en œuvre, ainsi que les programmes d'accompagnement avec les partenaires internationaux. Les représentants ont discuté des mécanismes de mesure, de suivi et d'évaluation du plan.

Le vice-président des relations extérieures de la Nauss, Khalid Alharfash, a indiqué que le terrorisme était en tête des problèmes que l'université souhaitait aborder, compte tenu de l’impact du terrorisme sur la sécurité et la stabilité internationales.

Alharfash a ajouté que l'université, en partenariat avec l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avait dernièrement inauguré un centre spécialisé visant à lutter contre les crimes, et notamment le terrorisme.

Il a exprimé l'espoir que les recommandations et résolutions adoptées par les représentants atteindraient les buts et objectifs des ministres régionaux de l'Intérieur et stimuleraient l'action arabe dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com