La coalition internationale augmente ses patrouilles dans le nord de la Syrie

Les Forces démocratiques syriennes ont prévenu depuis longtemps que la lutte contre une nouvelle incursion turque détournerait les ressources du ciblage des cellules dormantes de Daesh. (AFP)
Les Forces démocratiques syriennes ont prévenu depuis longtemps que la lutte contre une nouvelle incursion turque détournerait les ressources du ciblage des cellules dormantes de Daesh. (AFP)
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Publié le Vendredi 02 décembre 2022

La coalition internationale augmente ses patrouilles dans le nord de la Syrie

  • Deux patrouilles de la coalition sont parties vendredi matin dans deux directions différentes depuis sa base de Rmeilane, près de Hassaké
  • La coalition internationale est le principal soutien des FDS, principalement constituée de membres des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiées d'organisation «terroriste» par Ankara

RMEILANE, Syrie : La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a augmenté le nombre de ses patrouilles dans le nord-est de la Syrie après les avoir réduites en raison des bombardements turcs, ont indiqué vendredi un correspondant de l'AFP et une source militaire kurde.

La Turquie a lancé le 20 novembre une série de raids aériens dans le nord-est de la Syrie sur des positions de combattants kurdes, membres de groupes qualifiés de «terroristes» par Ankara.

Quelques centaines de soldats de la coalition internationale sont déployés dans cette région aux mains des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) chassé de ses fiefs en Syrie en 2019.

«La coalition internationale, en coordination avec les FDS, a repris ses patrouilles périodiques dans le nord-est de la Syrie, après qu'elles ont été réduites en raison des frappes turques sur la zone», a indiqué à l'AFP une source militaire kurde, sous couvert d'anonymat.

«La coordination entre les FDS et la coalition ne s'est pas arrêtée, mais elle a baissé avec la réduction des patrouilles et la nécessité pour les FDS de se concentrer sur les menaces turques», a-t-il ajouté.

Les patrouilles étaient passées de «20 par semaine à environ cinq ou six après le début des frappes turques», selon la source kurde.

Ces frappes, qui ont fait des dizaines de morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ont baissé en intensité ces derniers jours.

Deux patrouilles de la coalition sont parties vendredi matin dans deux directions différentes depuis sa base de Rmeilane, près de Hassaké, selon un correspondant de l'AFP.

Chaque patrouille comprenait quatre véhicules blindés arborant des drapeaux américains et était accompagnée d'un véhicule des FDS.

Des patrouilles de la coalition ont également eu lieu vendredi, plus au sud, dans la province de Deir Ezzor, selon l'OSDH.

La coalition internationale est le principal soutien des FDS, principalement constituée de membres des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiées d'organisation «terroriste» par Ankara.

Après que la Turquie a lancé ses frappes et menacé d'une opération terrestre, les FDS ont exhorté Washington à adopter une position plus «ferme» pour freiner Ankara.

Les FDS ont averti que l'escalade turque entraverait sa lutte contre l'EI, menée avec la coalition, alors que le groupe jihadiste continue de mener des attaques sporadiques.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com