La croissance du commerce d'armes ralentie par des problèmes d'approvisionnement, selon un rapport

Les 100 plus grandes entreprises d'armement ont vendu des armes et des services destinés au secteur militaire pour un total de 592 milliards de dollars en 2021 (Photo, Reuters).
Les 100 plus grandes entreprises d'armement ont vendu des armes et des services destinés au secteur militaire pour un total de 592 milliards de dollars en 2021 (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Lundi 05 décembre 2022

La croissance du commerce d'armes ralentie par des problèmes d'approvisionnement, selon un rapport

  • Les problèmes d'approvisionnement devraient s'aggraver avec la guerre en Ukraine
  • Dans le même temps, les ventes des huit plus grandes entreprises chinoises d'armement ont grimpé de 6,3% en 2021

STOCKHOLM: La vente d'armes et de services destinés au secteur militaire a augmenté en 2021, toutefois affectée par des problèmes d'approvisionnement liés à la pandémie et la guerre en Ukraine qui devrait à la fois amplifier ces difficultés et stimuler la demande, selon un nouveau rapport publié lundi.

Selon le rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), les 100 plus grandes entreprises d'armement ont vendu des armes et des services destinés au secteur militaire pour un total de 592 milliards de dollars (environ 562 milliards d'euros) en 2021, soit une augmentation de 1,9% par rapport à 2020.

Cette croissance a cependant été sévèrement affectée par des problèmes généralisés sur la chaîne d'approvisionnement.

"L'impact durable de la pandémie commence vraiment à se manifester dans les entreprises d'armement", a déclaré à l'AFP Nan Tian, chercheur au SIPRI et co-auteur du rapport.

Des problèmes en termes de pénurie de main-d'œuvre et d'approvisionnement en matières premières ont "ralenti la capacité des entreprises à produire des systèmes d'armement et de les livrer à temps".

"Ce que l'on voit réellement, c'est une croissance possiblement plus lente que ce que beaucoup avait prévu dans la vente des armes en 2021", a-t-il souligné.

Les problèmes d'approvisionnement devraient s'aggraver avec la guerre en Ukraine, notamment "parce que la Russie est un grand fournisseur de matières premières utilisées dans la production d'armes", selon les auteurs du rapport, mais aussi parce que ce conflit a entraîné une hausse de la demande.

Il reste pourtant difficile d'évaluer le niveau de cette hausse selon Nan Tian, qui dépend à la fois du besoin des pays ayant aidé l'Ukraine avec des armes de reconstituer leurs stocks et de l'aggravation de l'environnement sécuritaire, signifiant que "les pays cherchent à se procurer plus d'armes".

Bien que les entreprises américaines dominent toujours le marché mondial de la production d'armes, représentant plus de la moitié des ventes globales (soit 299 milliards de dollars), les États-Unis sont la seule région dans le monde ayant connu une baisse de ses ventes par rapport à 2020.

Parmi les cinq plus grosses entreprises du marché - Lockheed Martin, Raytheon Technologies, Boeing, Northrop Grumman et General Dynamics - seule Raytheon a vu ses ventes croître.

Dans le même temps, les ventes des huit plus grandes entreprises chinoises d'armement ont grimpé de 6,3% en 2021, à 109 milliards de dollars.

Les entreprises européennes, qui représentent maintenant 27 des 100 plus grandes entreprises, totalisent un chiffre d'affaires de 123 milliards de dollars, soit une hausse de 4,2% par rapport à 2020.

Le rapport note également une tendance chez les sociétés d'investissement privé à acheter des entreprises d'armement, une évolution que les auteurs du rapport estiment plus visible ces trois ou quatre dernières années.

Selon eux, cette tendance menace de rendre l'industrie de l'armement plus opaque et donc plus difficile à tracer.

"Car ces sociétés d'investissement privé vont acheter ces entreprises et pratiquement plus produire de données financières publiques", explique Mr Tian.


Jodi: les exportations saoudiennes de brut atteignent leur plus haut niveau en neuf mois

Le ministère de l’Énergie a indiqué que la production du Royaume sera d’environ neuf millions de b/j jusqu’à fin juin. (Shutterstock)
Le ministère de l’Énergie a indiqué que la production du Royaume sera d’environ neuf millions de b/j jusqu’à fin juin. (Shutterstock)
Short Url
  • Le ministère de l’Énergie vise à renforcer les contributions du gaz naturel et des sources renouvelables
  • L’objectif du Royaume est de parvenir à un mix énergétique optimal, hautement efficace et rentable

RIYAD: Les exportations de pétrole brut de l’Arabie saoudite ont atteint 6,41 millions de barils par jour en mars, selon une analyse de la Joint Organisations Data Initiative (Jodi).

Ce chiffre a augmenté de 96 000 b/j, soit 1,52%, par rapport au mois précédent – une envolée au sommet en neuf mois.

En outre, les données indiquent que la production de brut du Royaume est tombée à 8,97 millions de b/j, reflétant une baisse mensuelle de 0,42%.

Cela découle sans doute des réductions volontaires de la production pétrolière adoptées par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, connue sous le nom d’Opep+. L’Arabie saoudite a annoncé, en mars dernier, la prolongation de sa réduction d’un million de b/j, initialement mise en œuvre en juillet 2023, jusqu’à la fin du deuxième trimestre de 2024.

Le ministère de l’Énergie a indiqué que la production du Royaume sera d’environ neuf millions de b/j jusqu’à la fin du mois de juin.

Par ailleurs, la production de brut des raffineries, représentant le volume traité de pétrole brut produisant de l’essence, du diesel, du carburéacteur et du fioul, a chuté de 4% par rapport au mois précédent, atteignant 2,56 millions de b/j, selon les données de la Jodi.

La consommation directe de pétrole brut par l’Arabie saoudite, qui implique l’utilisation de pétrole sans processus de raffinage substantiel, a diminué de 53 000 b/j en mars, soit une baisse de 14,7% par rapport au mois précédent. La consommation directe totale pour le mois s’est élevée à 307 000 b/j.

Le ministère de l’Énergie a pour objectif de renforcer les contributions du gaz naturel et des sources renouvelables dans le cadre du projet du Royaume de parvenir à un mix énergétique optimal, hautement efficace et rentable.

Ce qui suppose de remplacer le combustible liquide par du gaz naturel et d’intégrer les énergies renouvelables pour constituer environ 50% du mix énergétique de production d’électricité d’ici à 2030.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bouygues va construire un hôpital universitaire à Rabat pour près de 450 M EUR

La société Bymaro, filiale marocaine de Bouygues Construction, va construire un hôpital universitaire international à Rabat, qui sera livré en septembre 2025. (AFP).
La société Bymaro, filiale marocaine de Bouygues Construction, va construire un hôpital universitaire international à Rabat, qui sera livré en septembre 2025. (AFP).
Short Url
  • Situé au cœur de la capitale marocaine, l’hôpital universitaire international Mohammed VI "sera composé de quatre bâtiments de six étages et une tour de vingt-cinq étages
  • Il regroupera des infrastructures de soins et d’enseignement de premier plan sur une superficie totale de plus 275.000 m2", est-il précisé

PARIS: La société Bymaro, filiale marocaine de Bouygues Construction, va construire un hôpital universitaire international à Rabat, qui sera livré en septembre 2025, pour un montant de près de 450 millions d'euros, selon un communiqué publié mercredi.

Situé au cœur de la capitale marocaine, l’hôpital universitaire international Mohammed VI "sera composé de quatre bâtiments de six étages et une tour de vingt-cinq étages. Il regroupera des infrastructures de soins et d’enseignement de premier plan sur une superficie totale de plus 275.000 m2", est-il précisé.

Avec 553 lits et 20 salles d'opération, l'hôpital "a pour objectif de soutenir les politiques régionale et nationale en matière de santé" et "ambitionne de devenir une référence pour les CHU marocains de demain que ce soit en termes d’architecture, de qualité de soin ou d’enseignement".

"Le projet mobilisera 3.500 compagnons (sous-traitants compris) en période de pointe", détaille le communiqué.

L'hôpital universitaire international Mohammed VI de Rabat sera le troisième projet hospitalier réalisé par Bymaro au cours des cinq dernières années, après la livraison de l'hôpital universitaire Mohammed VI à Bouskoura en 2019 et à la construction en cours de Smart Health Care City à Benguérir, rappelle Bouygues Construction, filiale du groupe Bouygues, présente dans 60 pays.

 


Ludovic Pouille: «Plus de cent soixante entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite»

L'ambassadeur de France auprès du royaume d'Arabie saoudite, Ludovic Pouille (Photo, Ludovic Pouille).
L'ambassadeur de France auprès du royaume d'Arabie saoudite, Ludovic Pouille (Photo, Ludovic Pouille).
Short Url
  • L'ambassadeur a exprimé sa confiance dans l'augmentation exponentielle des investissements entre la France et l'Arabie saoudite
  • Il a également rappelé que la France «est le deuxième plus grand investisseur étranger dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'énergie et de l'aéronautique» en Arabie saoudite

ALGER: L'ambassadeur de France auprès du royaume d'Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a récemment participé au pavillon de Business France lors du salon Saudi Food Show, un événement majeur accueillant pour la première fois plus de vingt entreprises françaises.

Dans ses déclarations, le diplomate a souligné l'engagement croissant des entreprises françaises à rejoindre la Vision 2030, une initiative ambitieuse visant à diversifier l'économie saoudienne et à stimuler la croissance dans divers secteurs.

 

L'ambassadeur a exprimé sa confiance dans l'augmentation exponentielle des investissements entre la France et l'Arabie saoudite, soulignant que la présence croissante de sociétés françaises au salon Saudi Food Show en est un indicateur clair.

Deuxième investisseur étranger

Ajoutant qu’à l'heure actuelle, «près de cent soixante entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite», témoignant de la forte présence et de l'engagement continu des entreprises françaises sur ce marché dynamique.

Il a également rappelé que la France «est le deuxième plus grand investisseur étranger dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'énergie et de l'aéronautique» en Arabie saoudite.

Le Saudi Food Show, qui se tient au Riyad Front jusqu'au 23 mai, offre une plate-forme unique pour les entreprises françaises et saoudiennes afin d'explorer de nouvelles opportunités de collaboration dans le secteur alimentaire et des boissons.