Washington s'évertuera à ne pas pénaliser ses partenaires européens dans son plan climat

«Nous écoutons un large éventail de parties prenantes pour nous assurer que nous faisons bien les choses», a précisé Janet Yellen (Photo, AFP).
«Nous écoutons un large éventail de parties prenantes pour nous assurer que nous faisons bien les choses», a précisé Janet Yellen (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 09 décembre 2022

Washington s'évertuera à ne pas pénaliser ses partenaires européens dans son plan climat

  • L'Union européenne s'inquiète depuis plusieurs mois des effets de l'IRA, plan de 420 milliards de dollars du président américain Joe Biden largement consacré au climat
  • Le sujet a également été discuté par les Etats-Unis et l'Union européenne lundi, près de Washington

FORT WORTH: La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a de nouveau affirmé jeudi que l'administration Biden ne veut pas, avec son plan climat, pénaliser ses partenaires commerciaux, notamment européens, malgré les difficultés concrètes dans l'écriture de ces règles.

"L'objectif du Congrès était de s'assurer que nous ayons des chaînes d'approvisionnement sûres et d'essayer d'y inclure nos alliés. On va donc regarder ce qui peut être fait", a assuré à des journalistes la ministre de l'Economie et des Finances de Joe Biden, lors d'un déplacement à Fort Worth (Texas).

Elle a évoqué les subventions américaines accordées uniquement aux véhicules électriques construits aux Etats-Unis, et qui "suscitent également des inquiétudes".

"Nous avons la responsabilité, au Trésor, d'écrire les règles concernant les diverses incitations fiscales. Et nous écoutons un large éventail de parties prenantes pour nous assurer que nous faisons bien les choses", a précisé Mme Yellen.

Elle a ainsi souligné que l'une des problématiques est de "définir les partenaires de libre-échange", citant l'exemple "des alliances avec l'Europe au Japon, avec qui nous n'avons pas d'accord formel de libre-échange".

L'Union européenne s'inquiète depuis plusieurs mois des effets de l'IRA, plan de 420 milliards de dollars du président américain Joe Biden largement consacré au climat et adopté l'été dernier, et qui était au cœur de la visite d'Etat à Washington du président français Emmanuel Macron la semaine dernière.

Le sujet a également été discuté par les Etats-Unis et l'Union européenne lundi, près de Washington, dans le cadre de la réunion du Conseil pour le commerce et les technologies (TTC).

Mme Yellen a par ailleurs martelé que l'économie américaine peut échapper à la récession en 2023, malgré une inflation toujours très élevée (7,7% sur un an en octobre).

"Je pense que nous sommes sur la bonne voie pour faire ralentir l'inflation et que la récession peut être évitée", a ainsi déclaré la ministre.

La persistance de cette forte inflation pousse la banque centrale (Fed) à resserrer plus fortement les conditions monétaires avant de faire ralentir l'activité économique, et donc l'inflation, mais au risque de provoquer une récession.

La Fed doit se réunir mardi et mercredi, et devrait relever son taux directeur d'un demi-point de pourcentage. Il s'agit d'une hausse toujours forte, mais qui marque un ralentissement par rapport à celles adoptées lors des quatre dernières réunions, reflétant les premiers signes de ralentissement de l'inflation.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.