L'Arabie saoudite et la Chine doivent privilégier leurs relations

Le roi Salmane d'Arabie saoudite avec le président chinois, Xi Jinping. (SPA)
Le roi Salmane d'Arabie saoudite avec le président chinois, Xi Jinping. (SPA)
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avec le président chinois, Xi Jinping, au palais d’Al-Yamamah, à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avec le président chinois, Xi Jinping, au palais d’Al-Yamamah, à Riyad. (SPA)
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Publié le Samedi 10 décembre 2022

L'Arabie saoudite et la Chine doivent privilégier leurs relations

  • Les deux parties ont réaffirmé qu'elles continueraient à soutenir fermement leurs intérêts fondamentaux respectifs
  • Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant aux étapes progressives des relations bilatérales au cours des trois dernières décennies

RIYAD: L'Arabie saoudite et la Chine se sont engagées à accorder la priorité aux relations dans le cadre de leur politique étrangère ainsi qu’à établir un modèle de coopération et de solidarité pour les pays en développement, selon une déclaration conjointe publiée par les deux parties à l'issue du sommet saoudo-chinois.

Les deux parties ont réaffirmé qu'elles continueraient à soutenir fermement leurs intérêts fondamentaux respectifs, à s'aider mutuellement à préserver leur souveraineté et leur intégrité territoriale et à déployer des efforts conjoints pour défendre le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, les règles du droit international et les principes fondamentaux des relations internationales. La partie saoudienne a réaffirmé son adhésion au principe d'une seule Chine, a rapporté l'agence de presse nationale SPA.

En outre, la partie chinoise a exprimé son soutien au Royaume dans le maintien de sa sécurité et de sa stabilité. Elle a par ailleurs affirmé son opposition à toute action qui interférerait dans les affaires intérieures du royaume d'Arabie saoudite et rejeté toute attaque visant les civils, les installations civiles, les territoires et les intérêts saoudiens.

Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant aux étapes progressives des relations bilatérales au cours des trois dernières décennies.

En outre, elles ont souligné l'importance de poursuivre l'action conjointe dans tous les domaines, d'approfondir les relations dans le cadre du partenariat stratégique global entre les deux pays et d'atteindre des horizons nouveaux et prometteurs.

Les deux parties ont salué les résultats positifs et fructueux de la visite dans le Royaume du président chinois, Xi Jinping, en janvier 2016, et celle du roi Salmane en Chine en mars 2017, ainsi que celle du prince héritier, Mohammed ben Salmane, en février 2019. Des visites qui ont contribué à élargir le champ de la coopération entre les deux pays dans divers domaines.

En ce qui concerne les relations bilatérales, les deux parties ont rappelé qu’il était essentiel de continuer à élargir les relations saoudo-chinoises dans leur cadre international et de donner un exemple de coopération, de solidarité et d’intérêt mutuel aux pays en développement. La partie saoudienne a félicité la Chine pour le succès du 20e Congrès national du Parti communiste chinois. En outre, la partie chinoise a félicité le Royaume pour les grandes réalisations accomplies dans le domaine du développement national dans le cadre de la Vision 2030.

Les deux parties ont dit l’importance de renforcer la coopération par le biais d'un comité mixte saoudo-chinois de haut niveau afin d'atteindre des objectifs communs, de renforcer la coopération entre les deux pays dans tous les domaines, d'intensifier la communication entre le gouvernement et le secteur privé des deux pays. L’objectif annoncé est de discuter des opportunités économiques, commerciales et d'investissement et de les traduire en partenariats tangibles, ainsi que de renforcer la coopération dans des domaines qui visent à ouvrir les horizons des relations économiques et de développement entre les deux pays.

En ce qui concerne l'énergie, les deux parties ont affirmé que le renforcement de leur coopération dans ce domaine est considéré comme un partenariat stratégique de premier ordre.

Elles ont fait l'éloge du volume de leurs échanges pétroliers et des grandes bases de la coopération en raison des abondantes ressources pétrolières du Royaume et des vastes marchés de la Chine.

Elles ont également indiqué que le développement et la consolidation de la coopération dans le domaine du pétrole sont conformes aux intérêts communs des deux parties. En outre, elles ont souligné l'importance de la stabilité des marchés pétroliers mondiaux.

La Chine a salué le rôle du Royaume en tant que défenseur de l'équilibre et de la stabilité sur les marchés pétroliers mondiaux et comme un exportateur considérable et fiable de pétrole brut vers la Chine. Les deux parties sont convenues d'explorer les opportunités d'investissement communes dans le secteur pétrochimique, de développer des projets prometteurs dans les techniques de conversion pétrochimique et de renforcer la coopération conjointe dans un certain nombre de domaines et de projets, notamment l'électricité, l'énergie photovoltaïque, l'énergie éolienne et d'autres sources d'énergies renouvelables.

Les deux parties ont également décidé de développer des projets annexes, des utilisations innovantes des ressources en hydrocarbures, l'efficacité énergétique, la localisation des composants du secteur de l'énergie et ses chaînes d'approvisionnement, en plus de coopérer au niveau des objectifs pacifiques de l'énergie nucléaire et du développement de technologies modernes telles que l'intelligence artificielle ou l'innovation dans le secteur de l'énergie.

Elles ont évoqué l'importance d'approfondir la coopération conjointe dans le cadre de l'initiative intitulée «Belt and Road» («la ceinture et la route», NDLR), se félicitant de la participation des entreprises saoudiennes concernées par divers partenariats d'énergie et d'investissement dans ce cadre. Cela renforce la position du Royaume en tant que centre régional pour les entreprises chinoises dans la production et l'exportation de produits du secteur de l'énergie, mais aussi l'investissement conjoint dans des projets énergétiques des États de la région et les pays consommateurs d'énergie en Europe et en Afrique. En outre, tout cela contribuera à développer le savoir-faire saoudien et à assurer l'autosuffisance de la Chine dans le domaine de la pétrochimie grâce à ses investissements dans le Royaume.

En ce qui concerne le changement climatique, la partie chinoise a salué le lancement par le Royaume de l’Initiative saoudienne verte et de l’Initiative du Moyen-Orient vert. Elle a exprimé son soutien à tous les efforts déployés par le Royaume dans le domaine du changement climatique avec sa stratégie de l'économie circulaire du carbone approuvée par les dirigeants du G20. Les deux parties ont souligné l'importance des principes de la convention-cadre sur les changements climatiques et de l'accord de Paris et de la mise en œuvre des conventions climatiques en se concentrant sur les émissions plutôt que sur les sources. Elles sont convenues de poursuivre leur coordination sur les politiques énergétiques en utilisant l'économie circulaire du carbone comme un outil pour gérer les émissions et atteindre les objectifs climatiques.

Elles se sont également mises d’accord pour exhorter les pays développés à prendre leurs responsabilités historiques au sérieux en réduisant considérablement les émissions avant la date butoir et pour aider de manière concrète les pays en développement par un soutien financier, technique et relatif au renforcement des capacités.

Les deux parties ont salué la croissance du commerce et des investissements entre les deux pays, ce qui illustre la profondeur et la durabilité de leurs relations économiques.

Elles ont également affirmé leur volonté d'augmenter le volume des échanges non pétroliers, de faciliter les exportations non pétrolières du Royaume vers la Chine, ainsi que d'accroître les investissements conjoints de qualité entre les deux pays.

Les deux parties ont l’intention d'améliorer les travaux qui visent à tirer parti des opportunités de commerce et d'investissement disponibles, d'intensifier la capacité des porte-avions, de motiver les partenariats d'investissement du secteur privé dans les deux pays. Elles souhaitent aussi consolider les efforts qui visent à créer un environnement d'investissement attractif, favorable et incitatif dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume et de l'initiative Belt and Road en approfondissant la coopération dans un certain nombre de domaines – notamment l'industrie automobile, les chaînes d'approvisionnement, la logistique, le dessalement de l'eau, les infrastructures, la fabrication, l'exploitation minière et le secteur financier.

La partie saoudienne a exprimé son désir d'attirer l'expertise chinoise pour participer aux futurs mégaprojets du Royaume ainsi que de permettre les investissements saoudiens en Chine et de surmonter les difficultés auxquelles ces derniers peuvent être confrontés.

La partie saoudienne fait savoir qu’il était essentiel d'attirer les entreprises internationales chinoises pour qu'elles ouvrent des sièges régionaux dans le Royaume. Elle a apprécié l'intérêt, à cet égard, d'un certain nombre d'entreprises qui obtiennent des licences pour établir leurs sièges régionaux dans le Royaume afin de bénéficier des expériences et des capacités exceptionnelles de la Chine au profit des économies des deux pays.

Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la signature du «plan d'harmonisation» entre la Vision 2030 du Royaume et l'initiative Belt and Road. Les deux parties sont convenues de l'importance d'accélérer le rythme de l'harmonisation entre leurs projets dans les deux pays, d'utiliser les avantages intégrés et d'approfondir la coopération pratique entre elles afin d'obtenir des avantages mutuels et un développement commun.

Les deux parties se sont également félicitées de la signature de douze accords et protocoles d'entente gouvernementaux pour la coopération dans les domaines de l'énergie hydrogène, du domaine judiciaire, de l'enseignement du chinois, du logement, de l'investissement direct, de la radio et de la télévision, de l'économie numérique, du développement économique, de la normalisation, de la couverture médiatique, de l'administration fiscale et de la lutte contre la corruption – cela en plus de la signature de neuf accords et protocoles d'accord entre le gouvernement et le secteur privé et de la signature de vingt-cinq autres entre les entreprises des deux pays.

La partie chinoise a invité la partie saoudienne à être l'invitée d'honneur de la 6e session de l'exposition arabo-chinoise pour l'année 2023.

Elle a également exprimé sa volonté d'approfondir la coopération en matière d'investissement avec la partie saoudienne dans le domaine de l'économie numérique et du développement vert, de renforcer la coopération en matière de commerce électronique et d'explorer les moyens de coopération économique et commerciale conjointe avec l'Afrique.

La partie saoudienne a également salué les investissements des entreprises chinoises dans le Royaume, grâce aux immenses opportunités d'investissement offertes par la Vision 2030 dans plusieurs secteurs. D'autre part, la partie chinoise a loué l'augmentation des investissements des fonds souverains et des capitaux industriels saoudiens en Chine.

Les deux parties sont convenues d'encourager la création de partenariats entre les fonds d'investissement des deux pays.

En ce qui concerne le volet financier, les deux parties ont évoqué l'importance d'une coopération conjointe pour soutenir le succès du «Cadre commun pour le traitement de la dette au-delà de la portée de l'initiative de suspension du service de la dette», qui a été approuvé par les dirigeants du G20 lors de son sommet dirigé par le Royaume.

Elles ont également confirmé la nécessité de coordonner leurs positions dans les forums internationaux tels que le G20, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque asiatique afin d'investir dans les infrastructures et dans d'autres domaines de manière à renforcer les efforts qui visent à accroître l'efficacité et la gouvernance de ces groupes et institutions.

Les deux parties ont également confirmé qu’il était fondamental de renforcer la coopération dans le domaine des politiques fiscales, contribuant ainsi à renforcer la coopération financière, commerciale et d'investissement entre les deux pays.

Dans le domaine de l'eau et de l'agriculture, la partie saoudienne a salué l'établissement d'un partenariat direct entre les secteurs privés chinois et saoudien au sujet des opportunités d'investissement disponibles dans le Royaume au niveau des usines de dessalement, de l'eau potable, des lignes de transport d'eau, des usines de traitement des eaux usées, des barrages, et l'organisation d'activités commerciales entre les représentants du secteur privé des deux pays. L’objectif est de discuter des possibilités d'investissement dans les industries agricoles et alimentaires.

En ce qui concerne les communications et les technologies de l'information, les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer le partenariat dans les domaines liés aux communications, à l'économie numérique, à l'innovation et à l'espace afin d'assurer un meilleur avenir numérique aux générations futures des deux pays.

Pour ce qui est du transport et de la logistique, elles ont dit l’importance de renforcer la coopération et l'action conjointe afin de développer les secteurs du transport aérien et maritime, les modes de transport modernes et les chemins de fer et d'accélérer l'achèvement des études sur le projet de pont terrestre saoudien.

Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de renforcer et de développer la coopération dans les secteurs industriel et minier de manière à servir leurs intérêts communs.

Au chapitre de la défense et de la sécurité, les deux parties ont affirmé leur détermination à développer la coopération dans les domaines de la défense, à renforcer et à accroître le niveau d'échange d'informations et d'expertise dans la lutte contre le crime organisé, y compris les crimes terroristes. Elles se sont aussi engagées à prévenir la violence et l'extrémisme ainsi qu'à renforcer la coopération et la coordination des efforts et l'échange d'expertise dans les domaines de l'alerte précoce, du renseignement sur les risques, de l'évaluation des risques de sécurité et de la lutte contre la cybercriminalité de façon à servir et à concrétiser les intérêts communs des deux pays.

Les deux parties ont réaffirmé le rejet et la dénonciation du terrorisme et de l'extrémisme sous toutes ses formes, le refus de lier le terrorisme à une culture, à une race ou à une religion particulière, celui d’appliquer une politique de deux poids deux mesures dans la lutte contre le terrorisme, et l'importance de véhiculer la modération et la tolérance.

Elles ont également salué le niveau de coopération en matière de sécurité entre les deux pays amis dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et de son financement.

Elles sont par ailleurs convenues de renforcer la coopération internationale conjointe pour lutter contre les crimes de corruption transfrontaliers sous toutes ses formes, d'assurer la réalisation des objectifs communs liés à la consolidation des principes de transparence, d'intégrité, de communication et de coopération efficace entre les agences concernées par la lutte contre ce fléau dans les deux pays. Elles se sont également entendues sur le fait de bénéficier des principes approuvés par le G20 en matière de lutte contre la corruption, de poursuite des criminels en fuite et de recouvrement des produits du crime, s’appuyant sur l'Initiative mondiale de Riyad pour les autorités chargées de l'application des lois anticorruption dans le domaine des enquêtes sur les affaires de corruption, de la poursuite des auteurs et du recouvrement des produits du crime.

En ce qui concerne la santé, les deux parties ont dit qu’elles comptaient renforcer leur coopération dans ce domaine et élever leur niveau de coordination pour combattre les menaces sanitaires et les pandémies actuelles et futures.

Dans le domaine culturel, les deux parties ont discuté des moyens de renforcer leur coopération dans le cadre des relations historiques et culturelles qui unissent les deux pays amis. Elles ont exprimé leur soutien et leur approbation de nombreuses initiatives culturelles qui expriment la force des relations entre l'Arabie saoudite et la Chine. Elles ont également salué le lancement de la première édition du prix du prince Mohammed ben Salmane pour la coopération culturelle entre les deux pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.