«Emily in Paris», ou la revanche des comédiennes de plus de 50 ans

Philippine Leroy-Beaulieu au consulat de France le 15 décembre 2022 à New York. (Photo de Jamie McCarthy / GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD / Getty Images via AFP)
Philippine Leroy-Beaulieu au consulat de France le 15 décembre 2022 à New York. (Photo de Jamie McCarthy / GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD / Getty Images via AFP)
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Publié le Lundi 19 décembre 2022

«Emily in Paris», ou la revanche des comédiennes de plus de 50 ans

  • Dans «Emily in Paris» --dont la saison 3 est diffusée mercredi-- elle campe Sylvie Grateau, une directrice d'agence de marketing de luxe française qui accueille avec réticence Emily Cooper venue des Etats-Unis
  • Mais sous ses airs de patronne cassante et femme fatale, le personnage vient taquiner les injonctions de la société à l'égard des femmes de plus de 50 ans

PARIS: Camper une patronne française sexy et caustique dans "Emily in Paris" n'a pas seulement permis à Philippine Leroy-Beaulieu de relancer sa carrière. A 59 ans, la Franco-Italienne éclipse presque Lily Collins, la jeune star de série Netflix.

Sur la plateforme, on peut la voir à la fois dans "Dix pour cent" (pour laquelle Cédric Klapisch avait fait appel à elle alors que sa carrière était à l'arrêt), "Emily", qui la lancera à l'international, et la dernière saison de "The Crown".

Dans "Emily in Paris" --dont la saison 3 est diffusée mercredi-- elle campe Sylvie Grateau, une directrice d'agence de marketing de luxe française qui accueille avec réticence Emily Cooper venue des Etats-Unis.

Un personnage infusé de clichés américains sur la Parisienne: chic, mince, dédaigneuse, juchée sur des talons interminables, cigarette à la bouche.

Mais sous ses airs de patronne cassante et femme fatale, le personnage vient taquiner les injonctions de la société à l'égard des femmes de plus de 50 ans.

"Le message sous-jacent de la série, c'est que peu importe l'âge et l'histoire des gens, Darren (Star, créateur de la série et celle culte de "Sex and the City") prône une certaine liberté des personnages", affirme à l'AFP Philippine Leroy-Beaulieu.

"Ces personnages disent qu'il faut briser certaines étiquettes, que les gens sont multifacettes, on n'a pas à les juger", ajoute-t-elle.

Dans la saison 2, Sylvie Grateau débute une liaison amoureuse avec un photographe plus jeune qu'elle et essuie une remarque d'une serveuse qui la prend pour sa mère. "Dans la saison 3, on va voir davantage sa vulnérabilité", dit l'actrice.

La vie sexuelle de femmes autour de la cinquantaine est à l'écran actuellement avec des films où Emma Thompson ("Mes rendez-vous avec Leo") et Cécile de France ("La passagère") nouent des relations avec des hommes plus jeunes.

«Inspirante»

"Qu'on arrête de ne montrer que des femmes jeunes comme objets de désir", confiait Cécile de France récemment au magazine Elle.

Pour Philippine Leroy-Beaulieu, il ne faut toutefois pas surinterpréter la série et les personnages.

Un jour, "Darren m'a demandé si on pouvait apprendre des femmes françaises leur liberté. En comparaison avec les femmes américaines qui sont plus prisonnières de certains codes, nous avons cette réputation... qui n'est pas forcément vraie", dit-elle.

Cliché ou pas, son personnage a captivé Yvonne Hazelton, autrice américaine qui a vécu à Paris et a écrit sur la ville et sur la série.

"Le personnage de Sylvie est le plus fascinant; elle est inspirante", dit-elle à l'AFP. Outre son sens du chic, "elle est compétente et maîtrise chaque situation même face aux problèmes".

Si "les Américaines sont généralement plus conservatrices, il est correct de dire que beaucoup de femmes quinqua se comportent" comme Sylvie en termes de relations amoureuses. "Pour une femme qui comme moi a divorcé au début de sa cinquantaine, le sentiment de liberté qu'on ressent est énorme", précise encore l'autrice.

Nommée aux César en 1986 pour son rôle dans "Trois hommes et un couffin", celle qui avait commencé sa carrière avec Roger Vadim, est devenue l'incarnation de la Parisienne, alors que paradoxalement elle avait détesté Paris dans le passé.

Ayant grandi à Rome aux côtés de son père acteur et sa mère qui a travaillé pour la maison Dior, elle était rentrée à Paris après leur divorce et a souvent évoqué les humiliations de ses camarades de lycée qui se moquaient de son niveau de français.

Aujourd'hui, elle se délecte dans le rôle de la Française qui rend la vie un peu difficile à l'Américaine ingénue.

"Il y a une Amérique qui, comme Emily, veut conquérir le monde et sait faire tout mieux que le monde mais elle se heurte à quelqu'un comme moi qui lui dit: +Je suis Astérix et je ne te laisserai pas entrer sur mon territoire", sourit-elle.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.