Grève et manifestations après le décès d'un prisonnier palestinien en Israël

Les gardes-frontières israéliens avancent avec des boucliers anti-émeute au milieu d'affrontements avec de jeunes Palestiniens à la suite d'une manifestation contre la mort du prisonnier palestinien Nasser Abu Hamed dans la prison israélienne du centre-ville de la ville brûlante d'Hébron en Cisjordanie occupée le 20 décembre 2022. (Photo, AFP)
Les gardes-frontières israéliens avancent avec des boucliers anti-émeute au milieu d'affrontements avec de jeunes Palestiniens à la suite d'une manifestation contre la mort du prisonnier palestinien Nasser Abu Hamed dans la prison israélienne du centre-ville de la ville brûlante d'Hébron en Cisjordanie occupée le 20 décembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 décembre 2022

Grève et manifestations après le décès d'un prisonnier palestinien en Israël

  • En matinée, les services carcéraux israéliens ont annoncé le décès dans un hôpital près de Tel-Aviv de Nasser Abou Hamid, âgé de 50 ans, emprisonné depuis 2002
  • A Ramallah, Naplouse, Hébron et Bethléem, des commerces ont fermé leurs portes après l'annonce du décès de cette figure du Fatah

RAMALLAH: Une grève générale a été décrétée en Cisjordanie occupée et des manifestations se sont tenues mardi dans de grandes villes palestiniennes à la suite du décès, lié à un cancer, d'un combattant palestinien emprisonné depuis 20 ans en Israël.

En matinée, les services carcéraux israéliens ont annoncé le décès dans un hôpital près de Tel-Aviv de Nasser Abou Hamid, âgé de 50 ans, emprisonné depuis 2002 et condamné à la prison à vie par la justice israélienne pour "meurtres et tentatives de meurtres" au cours de la seconde Intifada (2000-2005).

A Ramallah, Naplouse, Hébron et Bethléem, des commerces ont fermé leurs portes après l'annonce du décès de cette figure du Fatah, mouvement laïc du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Des écoliers sont rentrés chez eux dans de nombreux villages et les rassemblements se sont multipliés, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Nasser Abou Hamid avait été diagnostiqué l'an dernier d'un cancer du poumon, pour lequel il était traité par le système de santé israélien. Mais des responsables palestiniens ont accusé mardi Israël de "négligences" dans les soins.

"Je pleure en mon nom, en celui de notre gouvernement et de tout le peuple palestinien, le chef martyr Nasser Abou Hamid, décédé à la suite de la politique de négligence médicale délibérée de l'administration pénitentiaire" israélienne, a déclaré le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh.

Ce décès est un "grave crime" contre les "détenus" et le "peuple palestinien", a soutenu le Hamas, mouvement islamiste rival du Fatah et au pouvoir dans la bande de Gaza, où s'est également tenue une manifestation.

"Nous remercions Dieu car il a choisi un martyr parmi nous. Nous remercions aussi Dieu car nous avons été en mesure de le voir pour lui dire au revoir. Cela a été un moment difficile (...) je lui ai dit: fils, que Dieu te protège", a déclaré à l'AFP sa mère, Latifa Abou Hamid.

Cinq autres frères de la famille Abou Hamid ont été emprisonnés en Israël pour leur rôle dans des violences. Et un sixième avait été tué en 1994 lors de heurts avec l'armée israélienne.

Nasser Abou Hamid avait été le premier des ex-collaborateurs de Marwane Barghouthi cités à la barre lors du procès en 2003 de ce ténor du Fatah, toujours emprisonné en Israël pour son rôle dans différents attentats anti-israéliens pendant la seconde Intifada.

"Ce n'est pas un tribunal. Je ne suis pas prêt à participer à cela. Je ne parlerai que devant un tribunal international", avait-il alors déclaré, en hébreu.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.