Tunisie: la centrale syndicale prône une feuille de route pour «sauver» le pays

Les membres de la commission électorale tunisienne comptent les votes, le 18 décembre 2022. (Photo, AFP)
Les membres de la commission électorale tunisienne comptent les votes, le 18 décembre 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 21 décembre 2022

Tunisie: la centrale syndicale prône une feuille de route pour «sauver» le pays

Les membres de la commission électorale tunisienne comptent les votes, le 18 décembre 2022. (Photo, AFP)
  • «L'UGTT prend note de l'importante baisse du taux de participation aux élections, ce qui leur ôte toute crédibilité ou légitimité», a estimé le chef de la puissante centrale syndicale, Noureddine Taboubi
  • Le taux de participation de 11,22% au scrutin de samedi est le plus faible depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011

TUNIS: La centrale syndicale en Tunisie (UGTT) a appelé mercredi à l'élaboration d'une feuille de route pour "sauver" le pays de la crise, après l'abstention massive lors des législatives de samedi, y voyant un désaveu populaire pour le président Kais Saied.

"L'UGTT prend note de l'importante baisse du taux de participation aux élections, ce qui leur ôte toute crédibilité ou légitimité", a estimé le chef de la puissante centrale syndicale, Noureddine Taboubi, dans un communiqué au vitriol publié à l'issue d'une réunion de son bureau exécutif.

Le taux de participation de 11,22% au scrutin de samedi est le plus faible depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011. Selon l'autorité électorale, quelque 1,025 million de personnes seulement ont voté, sur un peu plus de 9 millions d'inscrits.

Selon l'UGTT, ce taux traduit "un refus clair" du système que M. Saied cherche à consolider depuis son coup de force de juillet 2021 et qui n'a apporté que "malheurs et crises".

Ce système hyper-présidentialiste avec un Parlement dénué de réelles prérogatives offre selon l'UGTT "un terreau fertile à la tyrannie" et consacre "le pouvoir d'un seul homme".

Qualifiant d'"explosive" la situation en Tunisie qui se débat aussi dans une grave crise économique, l'UGTT affirme vouloir "assumer sa responsabilité nationale, en contribuant, avec les forces nationales, au sauvetage du pays sur la base d'objectifs nationaux clairs et une feuille de route précise".

L'opposition a appelé le président Saied à démissionner après l'abstention record aux élections.

Acteur influent sur la scène politique en Tunisie, l'UGTT a reçu en 2015, avec trois autres organisations tunisiennes, le prix Nobel de la paix pour sa contribution à la transition démocratique en Tunisie, berceau du Printemps arabe où la démocratie semble vaciller depuis le coup de force de M. Saied.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.