Tunisie: Les Djerbiens veulent que leur île devienne le 25e gouvernorat

Une femme en costume traditionnel agite un drapeau national tunisien à l'extérieur du lieu accueillant le prochain 18e "Sommet de la Francophonie", sur l'île balnéaire tunisienne de Djerba, le 18 novembre 2022. (Photo de FETHI BELAID / AFP)
Une femme en costume traditionnel agite un drapeau national tunisien à l'extérieur du lieu accueillant le prochain 18e "Sommet de la Francophonie", sur l'île balnéaire tunisienne de Djerba, le 18 novembre 2022. (Photo de FETHI BELAID / AFP)
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Publié le Mardi 20 décembre 2022

Tunisie: Les Djerbiens veulent que leur île devienne le 25e gouvernorat

  • Après avoir échoué à convaincre les précédents présidents de la république et gouvernements, les Djerbiens sont actuellement engagés dans une énième tentative d’obtenir l’accord des autorités pour la concrétisation de ce rêve
  • Discret avant 2011, le lobbying des Djerbiens afin de transformer leur île en gouvernorat est devenu public après la chute du régime Ben Ali, puis plus intense et quasi permanent depuis la création de la coordination le 11 juillet 2020

TUNIS: Depuis plusieurs décennies, les habitants de Djerba demandent que leur île devienne le 25e gouvernorat du pays. Alors que les précédents pouvoirs successifs ont refusé d’accéder à leur requête, ils demandent aujourd’hui au président, Kaïs Saïed, de le faire.

Les Djerbiens demandent-ils la lune? Non, mais tout simplement une plus grande reconnaissance derrière laquelle ils courent depuis presque un demi-siècle. En l’occurrence que Djerba, leur île, une des plus importantes destinations touristiques du pays, en devienne le 25e gouvernorat.

Après avoir échoué à convaincre les précédents présidents de la république et gouvernements, les Djerbiens sont engagés actuellement dans une énième tentative d’obtenir l’accord des autorités pour la concrétisation de ce rêve.
Saisissant l’opportunité qu’offrait l’organisation à Djerba du 18e Sommet de la francophonie (19-20 novembre 2022), la coordination baptisée «Djerba gouvernorat», regroupant les principales organisations nationales et des acteurs de la société civile, a remis ce dossier sur la table.

Donner une impulsion

Dix jours avant cet événement, son coordinateur, l’avocat Mohamed Nabil Jmail, a, lors d’une conférence de presse, appelé le président, Kaïs Saïed, à «réagir positivement à la demande populaire de faire de Djerba un gouvernorat» et renouvelé sa demande pour le rencontrer «afin de discuter de ce dossier auquel les habitants de l’île sont attachés».
Pourquoi une telle demande? D’après Me Jmail, tout simplement pour «rapprocher les services du citoyen, apporter des solutions aux multiples problèmes auxquels l’île est confrontée et donner une impulsion à son développement».

Discret avant 2011, le lobbying des Djerbiens afin de transformer leur île – qui fait aujourd’hui partie du gouvernorat de Médenine – en gouvernorat est devenu public après la chute du régime Ben Ali, puis plus intense et quasi permanent depuis la création de la coordination le 11 juillet 2020.

Aussitôt opérationnelle, cette structure avait demandé à rencontrer le chef de l’État, Kaïs Saïed, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le chef du gouvernement, Hichem Mechichi.

Aussitôt opérationnelle, cette structure avait demandé à rencontrer le chef de l’État, Kaïs Saïed, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le chef du gouvernement, Hichem Mechichi. Finalement, la coordination Djerba 25e gouvernorat a pu rencontrer le chef de cabinet de M. Mechichi, Moez Lidinellah Mokkadem. Les deux parties ont même signé un procès-verbal dans lequel le gouvernement s’engage à étudier ce dossier avec les différentes structures de l’État – notamment les ministères – concernées par la création de nouveaux gouvernorats.

Concrétiser l’engagement

Comme aucune avancée n’a été enregistrée depuis, la coordination Djerba 25e gouvernorat a profité du 18e sommet de la francophonie pour revenir à la charge. Son porte-parole a pu rencontrer l’actuelle Première ministre, Najla Bouden, et lui a remis un dossier. Il lui a également demandé de concrétiser l’engagement pris par le gouvernement Mechichi.

Le président lui-même – qui, rappelle Me Jmail, n’a pas répondu à une deuxième demande d’audience que la coordination lui a adressée après qu’il a pris le contrôle du pays le 25 juillet 2021 – a été interpellé à ce sujet durant son séjour à Djerba. Sa réponse n’a pas déçu ses hôtes: «Vos demandes sont légitimes», a-t-il déclaré d’après Me Jmail, en promettant de les satisfaire.

En attendant, les Djerbiens ne restent pas les bras croisés. À l’initiative de la coordination, ils demandent avec insistance depuis plus d’un mois la création d’un tribunal de première instance pour leur éviter de devoir faire des trajets de 180 km (aller-retour) pour se rentre à Médenine, chef-lieu du gouvernorat, chaque fois qu’ils ont besoin d’effectuer une formalité judiciaire.

 


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.