A Washington, Zelensky dans les pas de Churchill ... jusqu'à un certain point

Le président américain Joe Biden et le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rencontrent dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 décembre 2022.
Le président américain Joe Biden et le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rencontrent dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 décembre 2022.
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Publié le Jeudi 22 décembre 2022

A Washington, Zelensky dans les pas de Churchill ... jusqu'à un certain point

  • Bien des élus, responsables politiques et journalistes américains avaient, tout au long de la journée, souligné le parallèle entre la venue de Volodymyr Zelensky, peu avant Noël, et la visite il y a 81 ans de Winston Churchill, à la même période
  • Comparaison n'est pas raison et le parallèle a bien sûr ses limites, sur la forme et sur le fond

WASHINGTON: Tous deux chefs de guerre d'un pays sous les bombes, tous deux en quête du soutien des Etats-Unis... La venue de Volodymyr Zelensky à Washington a fait écho au passage de Winston Churchill dans la capitale américaine en 1941.

"L'Ukraine ne se rendra jamais", a clamé mercredi le président ukrainien devant le Congrès américain qui l'a acclamé debout à plusieurs reprises.

Comment ne pas penser au "Nous ne nous rendrons jamais", ("We shall never surrender") du Premier ministre britannique, dans l'un des plus célèbres discours de l'Histoire, le 4 juin 1940?

Bien des élus, responsables politiques et journalistes américains avaient, tout au long de la journée, souligné le parallèle entre la venue de Volodymyr Zelensky, peu avant Noël, et la visite il y a 81 ans de Winston Churchill, à la même période.

Hillary Clinton a ainsi loué sur Twitter le "courage churchillien" du chef d'Etat ukrainien, ajoutant: "Notre message doit être le même qu'alors: nous sommes avec vous."

En l'accueillant au Capitole, la patronne de la Chambre des représentants Nancy Pelosi avait convoqué le souvenir du discours qu'y avait prononcé le Premier ministre britannique.

Il avait "dit à l'époque que nous faisions le plus noble travail du monde, en défendant non seulement des foyers et des maisons mais la cause de la liberté dans tous les pays. C'est exactement ce que fait le peuple ukrainien", a-t-elle affirmé.

Comparaison n'est pas raison et le parallèle a bien sûr ses limites, sur la forme et sur le fond.

Winston Churchill s'était attardé trois semaines entre fin décembre 1941 et début janvier 1942, à l'invitation de Franklin D. Roosevelt.

Les historiens relatent que ce long séjour avait porté sur les nerfs de la Première dame Eleanor Roosevelt, qui goûtait peu les longues conversations nocturnes des deux hommes, dans les volutes de cigares et les vapeurs d'alcool.

Le personnel de la Maison Blanche, un rien surpris, s'était plié aux exigences de cet hôte déambulant parfois en pyjama et peignoir en soie: sherry avant le petit-déjeuner, champagne français au déjeuner, vieux brandy au coucher.

De telles excentricités sont impensables en 2022, dans un monde où les transports sont infiniment plus rapides, tandis que les échanges diplomatiques sont beaucoup plus policés et surtout soumis à des conditions de sécurité incomparablement plus sévères.

Le président ukrainien, pour quelques heures seulement à Washington, s'est contenté d'un entretien au coin du feu dans le Bureau ovale, avant une conférence de presse conjointe avec Joe Biden.

Les limites de Biden

Winston Churchill s'est risqué à traverser l'océan malgré la menace des sous-marins allemands, tandis que le voyage du chef d'Etat ukrainien, en avion, a été préparé dans le plus grand secret, et annoncé à la dernière minute.

Au Capitole, Volodymyr Zelensky aurait sans doute pu faire sien ce constat de Winston Churchill, peu après l'attaque de la base américaine de Pearl Harbor.

"Nous faisons face à des puissances énormes. Elles sont acharnées, elles sont sans scrupules", avait dit le Premier ministre aux parlementaires américains, en référence à l'Allemagne nazie et à ses alliés, au premier rang desquels le Japon.

"Et nous voilà ensemble, à défendre tout ce qui est cher au coeur des hommes libres", avait aussi déclaré ce formidable orateur.

Mais ici aussi, la comparaison s'arrête.

En arrivant aux Etats-Unis, Winston Churchill avait trouvé un pays ébranlé par l'attaque japonaise sur son propre sol, et entraîné dans un conflit international.

Rien de tel pour Volodymyr Zelensky. Joe Biden a certes répété qu'il soutiendrait l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra". Mais le président américain n'a aucune intention d'envoyer des troupes en Ukraine, et d'engager les Etats-Unis dans une guerre mondiale.


Le chef de l'ONU appelle «tous les acteurs» à respecter le cessez-le-feu au Liban

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
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  • "Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations"
  • "Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international"

NATIONS-UNIES: Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué.

"Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations", a déclaré Stéphane Dujarric dans un communiqué.

"Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international", a-t-il ajouté, une formulation qui peut viser Israël et le Liban, mais aussi le Hezbollah.

 

 

 


Trump estime les Etats-Unis et l'Iran «très proches» d'un accord

Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
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  • "Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait
  • "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté

WASHINGTON: Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

"Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait.

"Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté.

"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", a assuré Donald Trump sans plus de détail, utilisant le terme qu'il emploie pour désigner les stocks d'uranium enrichi, une des demandes américaines clés pour parvenir à un accord.

La République islamique n'a pas confirmé cet élément dans l'immédiat.

Donald Trump a en outre annoncé jeudi un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT. Cette trêve, dont sont convenus le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président du Liban Joseph Aoun, inclut le Hezbollah libanais, mouvement chiite pro-iranien, a dit le président américain.

"Pas de date"

Entre l'Iran et les Etats-Unis, les tractations se poursuivent sous l'égide du Pakistan afin d'organiser une deuxième session de négociations, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier, pour mettre durablement fin à la guerre.

L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir était en Iran jeudi pour y rencontrer le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, considéré comme le principal interlocuteur du côté de Téhéran.

Face à un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, depuis l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février, et qui secoue l'économie mondiale, le monde espère a minima une prolongation du cessez-le-feu de deux semaines, en vigueur depuis le 8 avril.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

"Si l'Iran fait le mauvais choix, alors il y aura un blocus et des bombes qui tomberont sur ses infrastructures électriques et énergétiques", a menacé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth.

L'Iran menace lui de bloquer également la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier.

L'ambassadeur iranien à l'ONU a qualifié Téhéran de "prudemment optimiste" quant à ces pourparlers et a exprimé son espoir d'un "résultat significatif".

Première historique ? 

Israël a de son côté menacé l'Iran de frappes "encore plus douloureuses" s'il refusait de se plier aux demandes des Etats-Unis, notamment sur l'armement nucléaire.

A Washington, la Chambre des représentants a rejeté à nouveau jeudi une initiative des députés démocrates qui souhaitaient forcer Donald Trump à obtenir l'aval du Congrès pour éventuellement poursuivre les hostilités contre l'Iran.

La France a annoncé jeudi soir qu'une "trentaine de participants" assisteraient vendredi à une visoconférence coprésidée par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer visant à mettre en place une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz quand les conditions le permettront.

Au Liban, "les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a commenté Donald Trump, avant d'inviter les dirigeants israélien et libanais à se rencontrer à la Maison Blanche "au cours des quatre ou cinq prochains jours" - une première à un tel niveau de représentation entre les deux pays depuis 1993.

Le Liban s'est engagé à prendre des "mesures concrètes pour empêcher" toute attaque du Hezbollah contre Israël dans le cadre de la trêve, selon la diplomatie américaine.

Le mouvement pro-iranien compte respecter le cessez-le-feu "à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous", a déclaré à l'AFP un de ses députés, Ibrahim Moussaoui.

Echange de tirs 

S'il y voit une occasion de "paix historique" avec Beyrouth, Benjamin Netanyahu a rappelé son exigence d'un désarmement du Hezbollah comme préalable et indiqué que l'armée israélienne allait maintenir sa présence "dans le sud (du Liban) dans une bande frontalière de dix kilomètres de profondeur".

Dans les heures qui ont précédé l'entrée en vigueur de la trêve, Israël et le Hezbollah ont échangé de nouveaux tirs transfrontaliers.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des lanceurs de roquettes du Hezbollah après que deux personnes ont été blessées, dont une grièvement, par des tirs vers le nord du pays,selon un bilan de l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Plus tôt dans la journée, au moins sept personnes ont été tuées et 33 blessées dans une frappe israélienne sur le village de Ghazieh, dans le sud du Liban, selon les autorités.

Depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés.

 

 


Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires

Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires
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  • Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte
  • Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé par les Etats-Unis à la République islamique.

"Dix navires ont été refoulés et AUCUN navire n'a réussi à franchir le blocus depuis son entrée en vigueur lundi", a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans une publication sur X.

Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte.

Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain, même si certains ont ensuite fait demi-tour, selon le fournisseur de données maritimes Kpler.

Le détroit d'Ormuz, stratégique pour le transport maritime, notamment d'hydrocarbures, est paralysé par l'Iran depuis le début de la guerre.

Faute d'accord avec Téhéran pour mettre fin au conflit, l'armée américaine a annoncé dimanche imposer son propre blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens" depuis lundi, à 14H00 GMT.