Casque bleu irlandais tué au Liban: les suspects identifiés

Les forces libanaises sécurisent la zone où un convoi de la Force de maintien de la paix de l'ONU a essuyé des tirs d'armes légères, dans le village d'al-Aqbiya au sud du Liban, le 15 décembre 2022. (Photo, AFP)
Les forces libanaises sécurisent la zone où un convoi de la Force de maintien de la paix de l'ONU a essuyé des tirs d'armes légères, dans le village d'al-Aqbiya au sud du Liban, le 15 décembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 22 décembre 2022

Casque bleu irlandais tué au Liban: les suspects identifiés

  • L'attaque contre un véhicule de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont trois autres soldats irlandais ont été blessés, s'est produite le 14 décembre dans un village du sud du Liban
  • Les premiers résultats de l'enquête « indiquent que l'incident était prémédité et que la patrouille était surveillée et poursuivie par une voiture transportant des hommes armés»

BEYROUTH: Les services de sécurité libanais ont identifié les auteurs d'une attaque contre les Casque bleus irlandais qui a fait un mort, a indiqué jeudi à l'AFP une source judiciaire, selon laquelle les soldats étaient pourchassés par des hommes armés.

L'attaque contre un véhicule de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont trois autres soldats irlandais ont été blessés, s'est produite le 14 décembre dans un village du sud du Liban où le Hezbollah pro-iranien est fortement implanté.

"L'enquête a pu identifier les suspects mais jusqu'à présent aucun d'entre eux n'a été arrêté et les services de sécurité les recherchent toujours", indique la source judiciaire.

Selon cette source, "la patrouille a été la cible de tirs d'au moins deux personnes à son arrivée" au village d'Al-Aqbiya.

Selon la même source, les premiers résultats de l'enquête "indiquent que l'incident était prémédité et que la patrouille était surveillée et poursuivie par une voiture transportant des hommes armés".

"Elle a été harcelée et interceptée à deux endroits avant d'arriver sur les lieux de l'incident", ajoute la source judiciaire.

La Finul, composée de quelque 10 000 Casques bleus, est déployée depuis 1978 pour faire tampon entre le Liban et Israël, deux pays voisins qui restent techniquement en état de guerre.

Des incidents opposent parfois ses patrouilles à des partisans du Hezbollah, qui domine la vie politique libanaise et possède un important arsenal. Selon la même source, le dernier en date remonte à trois semaines.

Les suspects ont été identifiés grâce à des entretiens avec des témoins civils, selon la source, qui a évoqué "des difficultés liées à l'enquête" sans les préciser.

La Finul avait appelé vendredi Beyrouth à rapidement faire la lumière sur l'attaque et à traduire les responsables en justice.

La Finul avait indiqué avoir lancé une enquête sur l'incident, qui s'est produit en dehors de sa zone d'opérations dans le sud du Liban.

Les forces armées irlandaises avaient affirmé que les Casques bleus se dirigeaient vers Beyrouth quand ils ont été "la cible de tirs d'armes légères".

D'après une source judiciaire libanaise, sept balles ont transpercé le véhicule, dont l'une a tué de plein fouet le conducteur, en visant l'arrière de sa tête. Trois autres soldats ont été blessés lorsque le véhicule a percuté un pylône.

Le Hezbollah s'est démarqué de l'attaque et s'est empressé de présenter ses condoléances aux forces de la Finul.

Parmi les trois blessés, le Casque bleu irlandais grièvement atteint a été rapatrié mercredi.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.