Casque bleu irlandais tué au Liban: la Finul réclame une enquête rapide

Un convoi de la FINUL a essuyé des tirs dans le village d'Aqibya, dans le sud du Liban, mercredi, qui ont tué un soldat irlandais et fait trois autres blessés. (AFP)
Un convoi de la FINUL a essuyé des tirs dans le village d'Aqibya, dans le sud du Liban, mercredi, qui ont tué un soldat irlandais et fait trois autres blessés. (AFP)
Sean Rooney (Photo, Fournie).
Sean Rooney (Photo, Fournie).
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Publié le Samedi 17 décembre 2022

Casque bleu irlandais tué au Liban: la Finul réclame une enquête rapide

  • Le Casque bleu a été tué mercredi soir par des tirs contre un véhicule de la Finul
  • Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, et le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, se sont rendus vendredi au quartier général de la Finul à Naqoura (sud) pour dénoncer l'attaque

NAQURA, Liban : La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a appelé vendredi Beyrouth à rapidement faire la lumière sur l'attaque qui a coûté la vie à un soldat irlandais et à traduire les responsables en justice.

Le Casque bleu a été tué mercredi soir par des tirs contre un véhicule de la Finul. Trois autres soldats ont été blessés, dont un grièvement, dans l'attaque menée dans un village du sud du Liban où le Hezbollah pro-iranien est fortement implanté.

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, et le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, se sont rendus vendredi au quartier général de la Finul à Naqoura (sud) pour dénoncer l'attaque.

«L'incident est très sérieux, et il est important pour les autorités libanaises de résoudre rapidement le problème et d'en traduire les auteurs en justice», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti.

Dénonçant un «crime contre la communauté internationale et contre les Casques bleus qui sont ici pour maintenir la stabilité (...)», il a assuré que la Finul allait «continuer ses activité et ses patrouilles» dans le sud du Liban.

La Finul, composée de quelque 10.000 Casques bleus, est déployée depuis 1978 pour faire tampon entre le Liban et Israël, qui restent techniquement en état de guerre.

Selon des témoins interrogés par l'AFP, le véhicule que conduisait le Casque bleu tué a été intercepté par des habitants. D'après une source judiciaire libanaise, sept balles ont transpercé le véhicule, dont l'une a tué de plein fouet le conducteur. Trois autres soldats ont été blessés lorsque le véhicule a percuté un pylône.

Le porte-parole a souligné que la relation de la Finul avec la population locale «a toujours été très positive» et que «le soutien des communautés (locales) est crucial pour poursuivre notre mission».

Pour sa part, le Premier ministre libanais a affirmé, après un entretien avec le commandant en chef de la Finul, le général Aroldo Lazaro, que «l'enquête se poursuivait pour déterminer les circonstances de l'incident».

«Ceux dont la culpabilité sera prouvée seront punis», a-t-il promis.

Un porte-parole des forces armées irlandaises a indiqué à l'AFP qu'une équipe comprenant des enquêteurs de la police militaire allait se rendre samedi au Liban.

Des incidents avaient opposé par le passé des partisans du Hezbollah à des patrouilles de la Finul mais la puissante formation pro-iranienne s'est démarquée de l'attaque de mercredi.


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.