Arabie saoudite: nouveaux règlements relatifs à l'approvisionnement en énergie

La réunion du cabinet était présidée par le roi Salmane. (SPA)
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Publié le Mercredi 28 décembre 2022

Arabie saoudite: nouveaux règlements relatifs à l'approvisionnement en énergie

  • Les ministres ont été informés des discussions menées entre le prince héritier et le Premier ministre géorgien lors de la visite officielle de ce dernier au Royaume
  • Outre le règlement concernant l'approvisionnement en énergie, les membres du Cabinet ont adopté une série de décisions

RIYAD: Mardi, lors de sa réunion hebdomadaire, le Cabinet saoudien a approuvé un règlement portant sur l'approvisionnement en énergie ainsi que d'autres décisions importantes, a rapporté l'Agence de presse saoudienne (SPA).

Au début de la session, qui était présidée par le roi Salmane et qui s'est tenue au palais Al-Yamamah à Riyad, les ministres ont été informés des discussions menées entre le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre géorgien, Irakli Garibashvili, lors de la visite officielle de ce dernier au Royaume. En effet, les deux dirigeants se sont entretenus la semaine dernière et ont passé en revue les relations étroites et amicales qui unissent leurs pays. Ils ont également discuté des moyens de les développer dans divers domaines et ont échangé leurs points de vue sur les récents développements régionaux et internationaux.

Le Cabinet a ensuite examiné «l'ensemble des travaux de la politique étrangère du Royaume au cours de la semaine écoulée, conformément à la volonté de l'Arabie saoudite de renforcer la coopération avec les pays frères et amis et de soutenir l'action internationale de manière à contribuer au développement, à la prospérité et à la construction d'un avenir meilleur pour la région», indique la SPA.

Le ministre saoudien des Médias par intérim, le Dr Majid al-Qasabi, a déclaré que les ministres avaient réaffirmé les déclarations formulées par le Royaume lors de sa participation à la deuxième édition de la Conférence de Bagdad pour la coopération et le partenariat, qui s'est tenue la semaine dernière en Jordanie.

«L'Arabie saoudite a rappelé qu'elle soutenait l'Irak dans ses efforts pour maintenir sa stabilité, préserver sa souveraineté, encourager son développement, restaurer son statut historique et le faire progresser vers une nouvelle étape, tout en veillant à ce que l'intérêt national prévale», a précisé Al-Qasabi.

Les membres du Cabinet se sont réjouis de la récente adoption de la Convention de La Mecque lors de la première réunion ministérielle des organismes chargés de l'application des lois contre la corruption dans les États membres de l'Organisation de coopération islamique (OCI), qui était présidée par l'Arabie saoudite. La Convention vise à renforcer la coopération entre les nations dans les efforts de lutte contre la corruption, aider à prévenir les crimes liés à la corruption et empêcher les personnes coupables de tels crimes de trouver refuge.

Par ailleurs, les ministres se sont félicités du classement du Royaume en tête de la liste officielle des pays qui ont fourni une aide humanitaire et une aide au développement en 2021 – selon les données publiées par le Comité d'aide au développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques. Ce classement reflète en effet «l'approche que l'État a adoptée tout au long de son histoire en tant que pays qui fait des dons et qui soutient les populations dans le besoin, où qu'elles se trouvent».

Outre le règlement concernant l'approvisionnement en énergie, les membres du Cabinet ont adopté une série de décisions, dont l'approbation d'un protocole d'accord avec la Tunisie dans le domaine des énergies renouvelables et de leur utilisation, ainsi que de l'efficacité énergétique.

De même, le conseil des ministres a approuvé un protocole d'accord avec la Grèce pour une coopération dans le domaine de l'énergie, ainsi qu'un accord entre le ministère saoudien des Sports et le département britannique du Numérique, de la Culture, des Médias et des Sports pour une collaboration dans le secteur sportif.

Deux autres protocoles d'accord ont aussi été approuvés: l'un pour la création d'un conseil de coordination saoudo-thaïlandais, l'autre pour la coopération dans le domaine de l'information entre l'Agence de presse saoudienne et le ministère de l'Information d'Oman, représenté par l'Agence de presse d'Oman.

En outre, les membres du Cabinet ont autorisé le ministre de la Santé à signer un projet de protocole d'accord pour la coopération avec le ministère de la Santé publique de Cuba, et ont donné le feu vert à un accord de coopération avec Djibouti dans le domaine du transport maritime.

Enfin, de nouveaux accords ont été approuvés avec la République tchèque en matière de services aériens ainsi qu'entre la présidence de la Sûreté de l'État du Royaume et la Direction nationale de la documentation et de la protection de l'État des Comores pour une coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et son financement.


 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.


Israël occupera une partie du sud du Liban après la guerre, déclare son ministre de la Défense

 Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
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  • "Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties"
  • "Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza"

JERUSALEM: Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz.

"A la fin de cette opération, Tsahal (l'armé israélienne, NDLR) s'installera dans une zone de sécurité à l'intérieur du Liban, sur une ligne défensive contre les missiles antichars, et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu'au Litani", fleuve qui s'écoule à une trentaine de kilomètres au nord de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, a déclaré M. Katz, dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties", a ajouté M. Katz.

"Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza, afin d'éliminer une fois pour toutes les menaces le long de la frontière qui pèsent sur les habitants du nord", a encore ajouté M. Katz en référence à deux villes de la bande de Gaza dévastées par les opérations militaires d'Israël dans sa guerre contre le Hamas après le 7 octobre 2023.

Le Liban a été entraîné dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part et l'Iran d'autre part par une attaque le 2 mars du mouvement islamiste Hezbollah contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit.

Depuis lors, les frappes israéliennes massives sur le pays du Cèdre ont tué plus de 1.200 personnes et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. L'armée israélienne affirme elle avoir éliminé "850 terroristes" au Liban.

M. Katz ne cesse de multiplier les déclarations martiales à l'encontre du Liban et des Libanais.

Dimanche, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a indiqué lui avoir écrit pour exprimer ses "vives préoccupations concernant (des propos tenus récemment par des responsables israéliens) qui sapent le respect du droit international humanitaire" et dénotent selon elle une volonté de s'y soustraire.

Dans une copie de la lettre publiée par HRW, cette dernière lui reproche nommément ses propos du 16 mars, dans lesquels il menaçait déjà d'empêcher le retour des personnes ayant fui la région au sud du Litani.

"Utiliser le refus du retour des civils comme outil de négociation constitue un déplacement forcé, ce qui est interdit par les lois de la guerre et peut constituer un crime de guerre", écrit l'ONG.

Depuis le 2 mars, le Hezbollah a tiré "entre 4.000 et 5.000 roquettes, drones et missiles, ainsi que des mortiers (...) en direction d'Israël, certains en direction de nos troupes, d'autres vers des communautés civiles", a déclaré mardi le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée israélienne.


Liban: fin de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth

Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
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  • Le juge Tarek Bitar a clôturé l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en 2020, ouvrant la voie à d’éventuels renvois devant le tribunal de dizaines de responsables politiques, militaires et fonctionnaires interrogés
  • L’explosion, provoquée par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans précaution, avait fait plus de 220 morts et est devenue un symbole de l’impunité au Liban, l’enquête ayant été bloquée par l’hostilité politique avant d’être reprise en 2025

BEYROUTH: Le juge chargé du dossier de l'explosion au port de Beyrouth en 2020 a clôturé son enquête, ouvrant la voie à de possibles renvois devant le tribunal des dizaines de personnes auditionnées au cours des investigations, a indiqué lundi une source judiciaire à l'AFP.

"Le juge d'instruction en charge de l'enquête, Tarek Bitar, a clôturé son enquête" près de six ans après l'explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts, a précisé cette source judiciaire.

Le magistrat a transmis le dossier au procureur général de la Cour de cassation pour avis, avant d'éventuels renvois devant le tribunal, a ajouté cette source.

Près de 70 personnes, dont des personnalités politiques, des responsables des services de sécurité et de l'armée ainsi que des fonctionnaires, avaient été convoquées au cours de l'enquête, a détaillé la source judiciaire. Certaines d'entre elles avaient refusé de répondre aux convocations du juge et d'être interrogées.

Le dossier judiciaire de la déflagration du port est devenu un symbole de l'impunité, le juge d'instruction ayant dû interrompre son enquête en janvier 2023 face à l'hostilité d'une grande partie de la classe politique, notamment du Hezbollah qui accusait le magistrat de partialité.

Il avait été poursuivi un temps pour insubordination, mais avait pu reprendre son enquête début 2025 après l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement et d'un nouveau président qui avaient promis de préserver l'indépendance de la justice.

Considérée comme l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'Histoire, l'explosion du port avait été provoquée par un incendie dans un entrepôt où était stocké sans précaution du nitrate d'ammonium, malgré des avertissements répétés aux plus hauts responsables.

La cargaison de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, transportée à bord d'un navire, le Rhosus, était arrivée au port de Beyrouth en novembre 2013.

Les autorités portuaires avaient stocké cette marchandise dans un entrepôt délabré, selon des responsables libanais, tandis que le Rhosus, immobilisé après le lancement de poursuites contre le propriétaire, avait coulé dans le port en 2018.

Un premier juge chargé en 2020 de l'enquête avait jeté l'éponge après avoir inculpé l'ex-Premier ministre, Hassan Diab, et trois anciens ministres.